Vibrante ode au Divin : « Ta présence, poème électro-rock dans la pénombre »

Nathalie Bentolila et Antonin Gouilloud, les deux artistes du spectacle "Ta présence, poème électro-rock dans la pénombre", une production A Part of the Whole.
Nathalie Bentolila et Antonin Gouilloud, les deux artistes du spectacle « Ta présence, poème électro-rock dans la pénombre », une production A Part of the Whole.

C’est un spectacle hors du commun que « Ta présence, poème électro-rock dans la pénombre », de la compagnie A Part of the Whole, au Kibélé. Pur, profond, amoureux, inattendu.

Sur la jolie scène intime, peu de lumière. Douceur, recueillement. Nathalie Bentolila, guitare basse en bandoulière et son ami Antonin Gouilloud, guitariste aussi, vont accompagner en musique le Maarif, un texte moyen-âgeux magnifique, pratiquement méconnu du public.

Ecrit par Bahauddin Valad, maître soufi persan et père de Rumi, qui deviendra lui aussi un maître soufi, le Maarif est un recueil de visions, de révélations, de conversations avec Dieu, de poèmes, de rêves, de plaisanteries, d’épisodes érotiques, d’astuces de jardinage…

Nathalie Bentolila l’a traduit en français, l’ouvrage s’intitule :   « Le livre noyé. Carnet d’extase et de vie pratique de Bahauddin, le père de Rumi ». Elle l’a ensuite adapté pour la scène, révélant au public ce document rare. Ainsi est né « Ta présence, poème électro-rock dans la pénombre ».

« Regarde cette fleur prodigieuse, qui ne peut être vue, mais dont le parfum ne peut être caché. Dieu est la fleur invisible. L’amour est la fragrance de la fleur, en tout lieu perceptible », dépose Nathalie sur les notes de son instrument.

« La saveur de l’expérience de l’amour ne peut être expliquée et aucune description n’en révèlera jamais le goût à quiconque. », confie le texte de Bahhaudin Valad, à travers la voix paisible de sa traductrice.

Isabelle Artus

 « Le livre noyé. Carnet d’extase et de vie pratique de Bahauddin, le père de Rumi » a été publié en 2013 par Artisans du Dialogue Orient-Occident, d’après la traduction anglaise de Coleman Barks et John Moyne : « The drowned book ».

Prochaines dates du spectacle :

Mardi 1er décembre 2015 puis les Mercredis 13 et 27 janvier 2016

Au Kibélé, 12 rue de l’Échiquier, Paris 10ème.

Une production A Part of the Whole

Des « Histoires pour donner du courage »

Crédits photo : Laurent Sindrès

Savez-vous qu’il existe des histoires pour donner du courage ? Elles sont très anciennes et bien vivantes. La comédienne Nathalie Bentolila en a choisi quelques perles, les a mises en scène et les incarne dans son spectacle du même nom : « Histoires pour donner du courage ». Représentations au café-théâtre Kibélé, 12, rue de l’Echiquier à Paris 10e, le  13 mai et le 10 et 24 juin prochains. Une production « A part of the whole ».

Le lieu est convivial, la production aussi. Elle nous accueille avant le spectacle en nous proposant d’écrire sur des papiers de couleurs les deux voeux qui nous tiennent le plus à coeur. Le temps est suspendu et le moment précieux.

Crédits photo : Laurent Sindrès

La cave intime d’une cinquantaine de personnes et la boîte à voeux sont maintenant remplies. Des bougies diffusent une lumière apaisante. Sur la petite scène, le spectacle se révèle derrière un grand panneau circulaire transparent qu’un faisceau de lumière éclaire.

Femme de paroles qui donnent du courage

Nathalie Bentolila emmène la salle dans un voyage d’histoires au long cours qui font écho à nos propres limitations, nos peurs, nos doutes, nos rêves… pour atteindre les territoires de l’espoir.

Elle est entourée de délicates marionnettes orientales qu’elle manie à la baguette. Ensemble, elles partagent une foule de personnages et autant de paroles et d’accents chantant.

Crédits photo : Laurent S.
Crédits photo : Laurent Sindrès.

On entend « un roi qui vociféra qu’il ne croit pas aux rêves ni aux métaphores », on croise « un aigle qui se prenait pour une poule (…) jusqu’au moment où il vole (enfin !) et se confond avec le bleu du firmament ». L’histoire d’une drôle de vache « sur une trottinette qui grossissait le jour et maigrissait la nuit » et nous fait rire. Nous avons aussi la chance à un instant précis de « passer par la porte des décisions »

On sourit beaucoup, on est ému, les enfants, complètement conquis, participent, on rentre dans cet univers des contes traditionnels à la fois merveilleux, profondément humains et porteurs de clarté. Et quand Nathalie raconte le bon Yunus Emré, grand poète du soufisme, assise sobrement sur un tabouret, on découvre la conteuse à travers une histoire de grande sagesse, en partage.

On retrouvera bientôt Nathalie Bentolila dans Culturepositive à travers son portrait, révélateur d’une artiste multi talents qui poursuit son chemin avec indépendance.

Isabelle Artus

Réservation et critiques des spectateurs