« Les bestioles du jardin partagé des Nouzeaux vues par les enfants »

Culturepositive revient sur le thème de la nature et l’éducation à l’environnement avec le projet « Les bestioles du jardin partagé des Nouzeaux ». Je l’ai conçu en tant que journaliste multimédia et adhérente du jardin partagé et il m’a beaucoup accaparée !

Ce projet s’axe sur la découverte et la photographie par les enfants de la biodiversité animale en pleine ville -mais en pleine nature !-, au jardin partagé des Nouzeaux, à Malakoff.

Les élèves de la classe de Marion Outin à la recherche de bestioles du jardin partagé des Nouzeaux.  Photo : I. Artus
Les élèves de la classe de Marion Outin, enseignante à l’école Paul Bert à Malakoff,  à la recherche de bestioles du jardin partagé des Nouzeaux. Photo : I. Artus

Une aventure naturaliste et photographique pour les enfants

En mai dernier, pendant plusieurs après-midi de jardinage aux Nouzeaux, deux maitresses et leurs classes de CP et CE1, quelques parents accompagnateurs et des adhérents du jardin partagé, ont participé à cette aventure naturaliste et photographique.

L’objectif était d’abord que les 44 élèves de sept à neuf ans observent les petites bêtes qui y avaient élu domicile, avec l’aide de loupes ou à l’oeil nu. Dans un deuxième temps, les enfants devaient les photographier avec un appareil Reflex 55 mm.

L’escargot trouvé par Meïssa au jardin partagé des Nouzeaux. Photo : Meïssa.

Un a un, ils ont reçu un apprentissage pour pouvoir réaliser de bons clichés en vue d’une exposition publique programmée tout le mois de juin sur les grilles mêmes du jardin des Nouzeaux.

L'exposition du projet "Les bestioles du jardin partagé des Nouzeaux vues par les enfants" a duré tout le mois de juin sur les grilles du jardin.  Photo : I. Artus
L’exposition du projet « Les bestioles du jardin partagé des Nouzeaux vues par les enfants » a duré tout le mois de juin sur les grilles du jardin. Photo : I. Artus

Une des deux enseignantes participantes, Marion Outin, de l’école Paul Bert, venait depuis octobre 2013 jardiner aux Nouzeaux avec sa classe. Elle explique pourquoi elle a participé au projet sur les bestioles : « Le jardinage ouvrait sur l’étude des insectes et l’approche de la biodiversité que je trouve très intéressante. Les enfants ont appris le cycle de vie des plantes mais aussi qu’on a besoin des insectes, ils ont un rôle très important ».

Les élèves ont pu faire le lien entre les insectes et le jardinage, précise t-elle : « Quand on jardine, c’est aussi important de respecter les insectes. Certains nous pose des problèmes, d’autres nous rendent service, c’est une façon de rendre les enfants conscients de tout ça, que les animaux sont liés aux végétaux et que nous, notre rôle, c’est de les protéger et de faire en sorte que toutes les espèces soient respectées », conclut-elle.

Armés de patience, les enfants étaient pris au jeu de l’observation des petites bêtes du jardin partagé. Certains connaissaient très peu la nature et son environnement. D’autres, d’habitude apeurés par les araignées, se sont petit à petit acclimatés à leur présence. On les entendait parler entre eux du respect de la nature.

Une iule photographiée par Ethan au jardin des Nouzeaux. Photo : Ethan
Une iule photographiée au jardin des Nouzeaux par Ethan, de la classe de Claudine Moissard. Photo : Ethan

L’enseignante Marion Outin confie à ce propos: « Les insectes, je trouve que c’est bien de les étudier avec les petits parce qu’ils ont souvent mauvaise réputation. Certains enfants n’avaient pas envie de les toucher. Ils sont devenus observateurs et n‘ont pas (aujourd’hui) le même regard sur les insectes, après ce projet ».

Invité à donner son avis, le père d’Alix, une petite fille de la classe de CE1 de Marion Outin, livre : « Comme je le disais à son institutrice,  je perçois les effets périphériques au niveau de l’attention de ma fille, l’attention à ce qui est vivant ; elle se montre vraiment attentive aux fleurs, elle développe quelque chose de l’ordre de l’intelligence de l’autre, la compassion, le souci du soin du vivant, c’est très très net ».

Un répertoire des bestioles du jardin partagé

Les élèves ont répertorié des bestioles étonnantes. Un papillon de nuit en habits de camouflage, tout droit sorti de l’armée, une minuscule coccinelle jaune défiant les couleurs habituelles de ses congénères, une larve de chenille stylée sport, dirait-on, une limace tigrée … Toutes ces observations sont autant de preuves d’une biodiversité diverse et bien vivante au jardin partagé des Nouzeaux.

La chenille bicolore de Teddy. Photo : Teddy
La chenille bicolore de Teddy. Photo : Teddy

Volet pédagogique en classe

Entre temps, les deux maitresses étudiaient en classe les insectes et autres petits animaux trouvés au jardin.

Claudine Moissard, enseignante de l’école Guy Môquet, a eu l’idée d’augmenter mon projet de croquis et de petits textes sur les bestioles. Celui d’Elsa est même écrit en vers : « Le gendarme. C’est un insecte qui a six pattes. Il mange des petites feuilles. Avec son masque africain, il fait peur aux oiseaux. Je l’ai trouvé dans la friche du jardin partagé des Nouzeaux ».

Certains dessins révèlent un talent digne des meilleures illustrations de livres de jeunesse, avec leur légende précise. « J’ai dessiné mon gendarme et aussi j’ai fait des flèches pour indiquer les antennes, la tête, le thorax, les pattes et l’abdomen », explique Elsa.

L'araignée. Croquis de Justine. Photo : I. Artus
L’araignée. Croquis de Justine. Photo : I. Artus

Porteuse du projet, l’idée m’est venue ensuite de photographier les enfants et d’associer leurs visages à la bestiole qu’ils avaient découvert et photographiée, pour que le public comprenne d’un seul coup d’oeil quel enfant a trouvé quelle petite bête.

Vernissage de l'exposition "Les bestioles du jardin partagés Nouzeaux vues par les enfants", le dimanche 8 juin 2014 au jardin des Nouzeaux. Photo : I. Artus
Vernissage de l’exposition « Les bestioles du jardin partagés Nouzeaux vues par les enfants », le dimanche 8 juin 2014 au jardin des Nouzeaux. Photo : I. Artus

Le jardin partagé, lieu d’apprentissage de la démocratie locale

Pour Marielle Topelet, secrétaire de l’association du jardin partagé des Nouzeaux et ex-élue à la démocratie locale et aux conseils de quartiers à Malakoff, ce jardin partagé est une « réussite dans le sens où il permet toutes sortes de réalisations au delà du jardinage de ses membres ». On peut y constater, dit-elle, un « apprentissage de la démocratie locale au quotidien » car ici « ensemble, on peut faire des choses extraordinaires comme les carrés de jardinage, les photos ».

Parents d'élèves, enfants, adhérents du jardin partagé, public curieux, lors de l'exposition sur l'observation de la biodiversité animale du jardin partagé des Nouzeaux, le 8 juin 2014. Photo : I. Artus
Parents d’élèves, enfants, adhérents, public curieux, lors de l’exposition sur l’observation de la biodiversité animale du jardin partagé des Nouzeaux, le 8 juin 2014. Photo : I. Artus

Isabelle Artus

– Bonne nouvelle ! 44 photos de lexposition seront exposées en juillet et août dans le hall d’entrée de la mairie de Malakoff.

Le jardin partagé a son blog : CLIQUEZ ICI. Attention ! il est en cours de migration sur WordPress et sera bientôt complet !

L’ancien Blog des Nouzeaux, pour voir toutes les archives

La mairie a réalisé une vidéo sur le projet de jardinage et le projet de la découverte de la biodiversité animale par les enfants. CLIQUEZ ICI

La semaine du joli mois de mai

Enfin une fin de semaine radieuse, divine, qui finit sous le signe du « joli mois de mai ». Après l’attaque des grêlons gros comme de petits petits pois, le beau temps. Le ciel affiche son bleu d’azur sans nuage sur grand écran, à peine traversé par un souffle de vent.

« La culture, c’est la vie ! »

 « Quelle meilleure région que le Nord pour parler de culture,  pour parler de l’avenir de la culture, pour parler de l’avenir de ceux qui le font vivre, les intermittents du spectacle ; et c’est avec ce gouvernement que nous sauverons ces intermittents du spectacle parce que la culture, c’est la vie et que l’Etat, le gouvernement, la majorité doivent continuer à les aider… ». Des mots forts de la part de Premier ministre français Manuel Valls, jeudi 15 mai, lors d’un meeting à Lille interrompu par les  questions d’un groupe d’intermittents du spectacle venus défendre leur statut en cause ces derniers temps.

« Il n’y a pas besoin pour cela de venir interrompre un meeting » a-t-il conclu rassurant mais ferme.

« Dans la cour » avec Catherine Deneuve

Catherine Deneuve joue maintenant des rôles différents de son répertoire et ça fait plaisir. Le film de Pierre Salvadori : « Dans la cour », nous montre une femme belle mais mûre, fragile mais touchante, décalée. Gustave Kervern, très naturel, joue un gentil bougon au chômage attachant et assez pommé.

Ces deux là n’auraient jamais dû se rencontrer et quand il deviendra concierge dans l’immeuble de Mathilde, Catherine Deneuve, s’en suivra une tranche de vie riche en rebondissements. Pourtant, pas de « happy end » ici.

La discipline positive pousse l’enfant vers le haut

Notre monde change et ses formes, les moyens de ses réalisations, aussi. C’est le cas dans l’éducation de la « discipline positive ». Cette méthode d’apprentissage vise à « valoriser l’enfant, qu’il comprenne que le succès vient de lui, qu’il a tous les moyens de réussir, qu’il peut progresser… », témoigne une maman qui l’utilise à la maison à l’heure des devoirs, rapporte France 2.  Cela met en valeur les progrès, même petits, de l’enfant, ses atouts, ses qualités, ces « plus » et les résultats sont probants.

Une méthode qui favorise l’expérience et le vécu. Les enfants, guidés par la maîtresse,  sont actifs et recherchent des solutions, sont mis en situation d’observation et formulent avec leurs propres mots ce qui se passe, pour mieux comprendre et prendre conscience. Une école privée utilise déjà en classe la discipline positive et des ateliers adressés aux adultes existent.

Vibrant Torreton en Cyrano à l’Odéon

Une salle d’hôpital froide. Un homme assis sur un fauteuil bas fait dos au public. Il a un pansement à la tête. C’est Cyrano de Bergerac magistralement interprété par Philippe Torreton, au théâtre de l’Odéon. La mise en scène, transposée de nos jours en joggings et baskets, fonctionne à merveille. Ce Cyrano aborde le thème très contemporain de la différence avec sensibilité, intelligence et panache.

Roxane, la belle amoureuse de Christian, jouée par Maud Wyler, répand son jeu raffiné et sa légèreté candide tout au long des deux heures quarante que l’on dévore d’ailleurs, tout comme le texte ciselé. La scène de la lettre, dictée par Cyrano et lue par Christian, est une merveille et l’audace d’utiliser la visioconférence, récompensée.

Les personnages secondaires, de caractères forts, vous emportent. Souvent en groupe sur scène, ils semblent former une chorégraphie où tout est réglé à la baguette. La musique est traitée en contrepoint avec humour. Elle renvoie le spectateur à des grands succès qui accentuent les propos de la pièce, sous forme de clin d’œil.