Un road movie « En quête de sens »

Attention merveille du cinéma ! Le film « En quête de sens » de Marc de la Ménardière et Nathanaël Coste est un road movie qui s’interroge et nous interroge sur la marche du monde. Un film espoir, un film à voir. Prochaine séance ce soir à l’Ecole supérieure de commerce et de développement, 3A-PARIS. 

Tous deux sont amis d’enfance dans la vraie vie.  Ils sont partis rencontrer les acteurs du changement au niveau international. Mais pas n’importe qui : ils ont étés bien conseillés et sont revenus avec des témoignages de personnes ressources hors du commun difficile d’approcher car loin de nous géographiquement, parfois même particulièrement isolées : un biologiste cellulaire, un jardinier urbain, un chamane itinérant ou encore une cantatrice présidente d’ONG. Que pensent ces grands acteurs de la vie du développement du monde, ces personnes rares et de bon sens ? Elles nous aident à mieux réfléchir, à tracer nos chemins de vie, elles nous éclairent.

Le voyage initiatique de Marc de la Ménardière et Nathanaël Coste « sur plusieurs continents est une invitation à reconsidérer notre rapport à la nature, au bonheur et au sens de la vie », nous dit leur site que je vous conseille d’aller vite explorer, avant leur film.

Isabelle Artus

VOIR LE FILM

Jeudi 29 Octobre à 18h : projection du film « En quête de sens » suivi d’une rencontre avec Marc de la Ménardière, co-réalisateur du film

Pour réserver votre place : contact-paris@ecole3a.edu

Ecole supérieure de commerce et de développement, 3A-PARIS. 01 85 08 36

LES AUTRES PROJECTIONS

 » Winter sleep  » et  » L’urgence de ralentir  » : Inoubliable et porteur d’espoir

La première semaine de septembre s’achève avec une rentrée déjà oubliée.
Forte en émotions, en changement de rythmes, en intentions haut perchées qui tiennent bon, les projets sont lancés, action !

Partout dans la capitale, les décors d’un théâtre de la vie besogneux replantés,
les mouvements rapides, contrôlés, fusent. Il semble de nouveau que tout le monde se soit donné le mot pour se retrouver dans la rue à la même heure, tellement la cité brasse d’activité.

Winter sleep, inoubliable chef d’œuvre 

"Winter sleep". © Nuri Bilge Ceylan.
« Winter sleep ». © Nuri Bilge Ceylan.

Mon premier devoir cinématographique est d’aller voir Winter sleep, du réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan, palme d’or du dernier festival de Cannes. Trois heures seize de chef d’œuvre ! A revoir et encore revoir. Du grand cinéma, inoubliable. J’en reparlerai plus bas.

L’urgence de ralentir

Ensuite, le réflexe « toujours zaper sur Arte », m’amène à découvrir le passionnant documentaire L’urgence de ralentir , de Philippe Borrel, sur une idée du journaliste ex-élu écologiste Noël Mamère. Vous pouvez encore le visionner ici sur Arte +7.

Ce film dénonce « l’accélération financière et technologique, déconnectée du rythme de l’homme,qui mène notre système à l’épuisement et vers des catastrophes tout à la fois écologiques, économiques et sociales », écrit Arte.

Winter sleep, un décor naturel à couper le souffle

Au début, il y a cette belle mélodie au piano qui vous accompagne et reviendra plus tard dans le film. Il y a aussi cette sensation de réconfort à l’écoute de la pluie qui tombe dehors, nous sommes maintenant confortablement assis au chaud à l’intérieur de cette maison troglodyte, en plein hiver anatolien rigoureux.

Le décor naturel de cette fresque bellissime est à couper le souffle. Il n’y en a qu’un sur terre, Nuri Bilge Ceylan nous en fait profiter à travers des plans très larges.

La lumière rougeoyante sculptée rappelle les grands maîtres de la peinture flamande.

Les dialogues sont profonds et révèlent un esprit subtil. Lorsque l’acteur principal, Haluk Bilginer et sa soeur, la comédienne Demet Akbağ, échangent de longues discussions, ce sont autant de questionnements sur la vie, l’amour, le partage, la haine même, qui nous sont familiers.

Beaucoup d’humanité et de grâce se dégagent de Winter sleep. Les acteurs incarnent avec grand talent l’histoire simple de la vie de ces trois personnages isolés sous le même toit et qui peinent à s’harmoniser, cristallisés dans leur égo.

Avec un montage magistral, signé Nuri Bilge Ceylan et Bora Gökşingöl, le spectateur glisse délicatement dans l’histoire pour être rapidement pris au merveilleux piège du déroulement du film. Courrez-y vite !

De nouvelles formes d’organisations sociales plus humaines

Le monde accélère, nous l’avons tous vu, senti, reconnu, en avons plus ou moins pâti.
Le documentaire  L’urgence de ralentir  lance un énième cri d’alerte mais apporte des solutions pour un monde différent déjà en marche.

A travers de nombreuses alternatives citoyennes individuelles et collectives, il prouve l’existence de nouvelles formes de vies sociales, en France et ailleurs. Elles proposent un autre rapport à la société, basé sur le bon sens, la quête de valeurs durables, le respect du vivant.

Nourri de reportages et de témoignages d’éminents sociologues, philosophes, économistes, il va de reportage en reportage, comme « au Rajasthan, le Barefoot College fondé par Bunker Roy qui recrute des femmes de milieux ruraux pour les former à l’ingénierie solaire », énumère Arte, « les villes de Romans-sur-Isère et de Bristol qui ont mis en place une monnaie locale pour résister à la toute-puissance des banques et à Ithaca, au nord de New York, des coopératives qui font leur preuve pour re localiser l’économie… », poursuit le site de la chaine franco-allemande.

A ne pas rater et à la semaine prochaine !

Isabelle Artus