Les particules fines surtout issues d’émissions liées à l’activité humaine

La nouvelle devait « tomber » quelques jours après le pic de pollution aux particules fines du week-end dernier. Un communiqué du CNRS l’annonce ce vendredi 21 mars 2014 : « L’observatoire atmosphérique français Sirta et des chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement ont livré leur analyse de la pollution aux particules fines (PM2.5) en Ile-de-France entre le 7 et le 15 mars 2014. »

« Plusieurs millions de Franciliens sont ainsi exposés chaque année à un air qui ne respecte pas les réglementations européennes », prévient le CNRS dans ce texte.

Les particules fines observées « étaient principalement issues d’émissions liées à l’activité humaine : majoritairement l’agriculture, mais aussi le chauffage au bois et les transports », indique le CNRS.

« Les conditions météorologiques ont favorisé la pollution aux particules, l’anticyclone limitant la dispersion des polluants et l’ensoleillement favorisant la formation des polluants secondaires. », précise l’étude.

Une météo qui a aussi « favorisé l’accumulation d’aérosols au sein d’une couche de mélange mince (à 200 m d’altitude la nuit, de 600 à 1200 m le jour) conduisant à une dilution faible sur la verticale. »

Selon le CNRS, en Ile-de-France, ces particules sont « dites « secondaires », c’est-à-dire non émises directement, mais formées dans l’atmosphère, sous l’action de transformations photochimiques (ensoleillement), à partir de gaz précurseurs comme les oxydes d’azote (transport), l’ammoniac (activités agricoles) et les composés organiques volatils. »

Des particules composées à 51 % de nitrate d’ammonium

L’observation révèle que ces particules fines PM2,5 sont composées à « 51 % de nitrate d’ammonium, formé dans l’atmosphère à partir d’ammoniac et d’oxyde d’azote, sous l’action de la photochimie. L’ammoniac est principalement émis par les activités agricoles. »

Par contre, « les oxydes d’azote (NOx) sont principalement émis par les transports, et dans une moindre mesure l’industrie manufacturière et l’agriculture. » ajoute l’analyse qui poursuit le détail de la composition de ces particules fines.

« Les particules fines émises directement dans l’atmosphère par la combustion de biomasse (chauffage au bois et brûlage de déchets verts) représentent 15 %.


11 % de ces particules fines sont émises directement dans l’atmosphère par la combustion de dérivés du pétrole (dont les transports).


12 % de ces particules fines sont composées de matière organique, générées dans l’atmosphère à partir de précurseurs gazeux comme les composés organiques volatils (COV). En période hivernale (comme c’est le cas actuellement), ces COV sont émis principalement par les activités humaines. »

Enfin,  « 11 % sont dues au sulfate d’ammonium. Un autre « composé « secondaire », formé dans l’atmosphère à partir d’ammoniac et de dioxyde de soufre. Le dioxyde de soufre est émis en France par l’industrie manufacturière et la transformation d’énergie. » conclue le communiqué du CNRS.

Printemps, bonheur et grande pollution

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Tiens, le printemps est arrivé ! Hier, jeudi 20 mars 2014. Comme pour le signifier, le ciel avait revêtu son bleu immense dans lequel les yeux aiment à se plonger.

Jolie coïncidence, on fête aussi la journée mondiale du bonheur. Au réveil, l’envie me prend d’interviewer des personnes dans la rue, un micro-trottoir, en somme, qui se voudrait juste léger.

« Le bonheur, en deux mots, vous diriez-quoi ? » Mon interlocutrice sourit. Ce thème lui plait. Pourtant, l’auto censure l’emporte. Doutes, hésitations. Sa trop grande réflexion amène la lourdeur puis le blocage des réponses espérées. Le bonheur résumé en quelques perles de vie instantanées attendra.

La santé et l’amour

Plus loin, un cafetier derrière son zinc est disponible, passé le feu du service du déjeuner. Je ressors de ma besace mon bonheur en quelques mots. L’idée le ravit. « Ah, c’est la santé et l’amour ! » me répond-il aussitôt.

Puis, la vision de mon enregistreur sonore qui gravera ce beau moment de vie l’effraye : « Ah, non, je ne veux pas être filmé ! » me dit-il, d’une réaction automatique. Petite négociation de comptoir. « Il n’y a pas d’image, vous savez … ». Rien à faire, je ne trouverais pas mon bonheur ici. Mon heureuse mais pas si simple thématique en suspens, je repars, songeuse.

Au journal de 13 heures, je m’aperçois que France 2 a eu la même idée que moi. Eux, ont ciblé les petits, naturellement spontanés et insouciants. Qu’est-ce-qui rend heureux les enfants ? : « Jouer avec mon copain », dit-l’un. « Et que Pierre ne m’embête pas » rajoute t-il, avec une petite moue grinçante.

En harmonie avec soi-même

« Embrasser ma maman » répond une fillette enlacée à sa mère, « manger une glace », articule un gourmand. Il est là le bonheur, tout simplement, sorti de la bouche des plus jeunes qui disent facilement les mots essentiels, comme ils les sentent.

A mon tour de lister pêle-mêle, à la manière d’une revue de presse, mes bonheurs de la semaine.

Ouvrir les yeux le matin en musique, accompagnée d’une belle chanson du nouvel album d’Elysian fields : «For House Cats And Sea Fans», préfigure une bonne journée.

Le printemps de retour ! Une des meilleures nouvelles car il s’accompagne, espérons-le, d’une météo clémente : température idéale et hautes lumières au dessus de nous.

Pollution à grande échelle et circulation alternée

Bien-sûr, le récent épisode de grande pollution sur la France entière, ne rend pas heureux mais la mesure de circulation alternée redonne espoir. Le gouvernement a décidé de limiter les véhicules motorisés dans certaines villes, à cause d’un taux de particules fines trop élevées. Il serait dû pour beaucoup à la pollution des voitures et camions Diésel.

Lundi 17 mars dernier, jour impair, les véhicules aux plaques d’immatriculations impaires devaient conduire. Le lendemain, jour impair, aurait été le tour des voitures paires.

J’ai testé et senti la différence. Adepte du vélo, ma toux chronique samedi 15, et dimanche 16 mars s’est arrêtée le lendemain, jour de la circulation alternée. Périphérique et rues fluides, beaucoup moins de pollution sonore aussi pour le passant, moins de stress ressenti.

Regrettons-juste que cette mesure n’ait duré qu’un seul jour. Pourtant, elle a été abondamment annoncée et relayée, pour finir noyée dans sa sur-médiatisation. La météo s’étant améliorée, les conducteurs ont pu reprendre le volant comme avant.

Une étude est en cours. Attendons les résultats et espérons une décision politique forte en faveur du refus de la pollution et pour le droit de chacun à respirer un air qui ne soit pas malsain. Une évidence qu’il devient urgent de rappeler.

Isabelle Artus.