Au supermarché coopératif La Chouette Coop

Logo de la coopérative toulousaine La Chouette Coop.
La Chouette Coop, la première coopérative collaborative à voir le jour à Toulouse.

Avec une 20e de projets actuellement en France, les supermarchés coopératifs et participatifs représentent une alternative écologique à la consommation de la grande distribution. Je vous propose de m’accompagner dans  » La Chouette Coop » à Toulouse dont je suis membre depuis peu.

C’est dans une réunion Colibri l’année dernière à Toulouse où je vis que j’ai pris connaissance du projet d’ouvrir « La Chouette Coop » en ville, la première à voir le jour ici.

Située 12, avenue de Lyon, au centre, elle propose des produits frais et conditionnés de circuit court pour la plupart « à 80 % bio et le reste en conventionnel, pour que tout le monde puisse acheter à petit prix », m’explique Jérôme lors de la réunion d’accueil des futurs membres.

Le magasin est appelé « Le Lab » à titre expérimental. L’objectif est « d’ouvrir un espace beaucoup plus grand, de 1000, 1500 M2. Pour cela, il faut atteindre 1500 consommateurs membres », nous précise Jérôme.

Sur de belles grandes étagères en bois fabriquées par un ébéniste membre de la coopérative, sont disposés la plupart des produits dont on a besoin à la maison. Une ambiance décontractée règne ici.

Le principe est simple : les « Chouettos » donnent trois heures de travail d’affilée à « La Chouette Coop » toutes les quatre semaines et achètent dans la coopérative de 20 à 30 % moins cher.

Réceptionner les produits, fruits et légumes, fromages, viandes, mettre en rayon, tenir la caisse, chacun choisit son poste et peut aussi rejoindre les différents groupes de travail : « approvisionnement », « animation »…

Je m’inscris à la formation caisse et note les dates des prochaines réunions d’information des groupes de travail.

Je vous raconterais plus tard « La Chouette Coop » vue de dedans à travers mes impressions de membre active. A bientôt !

Isabelle Artus

PLUS D’INFOS

Heures d’ouverture de « La Chouette Coop » : le vendredi de 17 heures à 20 heures et le samedi matin de 10 heures à 13 heures, sauf les jours fériés.

 Les précurseurs :

Le « Park Slope Food » à New-York, il y a 40 ans.

« La Louve » à Paris, en automne 2016.

– Le film « Food Coop », réalisé par Tom Boothe cofondateur de la coopérative Louve.

Carte d’une 20 aine de projets de coopérative en France

Votez pour le café culturel des Mazades !

La Fabrique Aviva est une plateforme accueillant des projets soumis aux votes des internautes.

Le projet : aménager un café culturel aux Mazades au sein de l’association « La Fabrique Solidaire des Minimes », au nord de Toulouse. Il est porté par le site La Fabrique Aviva et pour qu’il se concrétise, vous devez voter pour lui ! Fin des votes dans 22 jours.

Cette structure est l’une des quatre « Maisons des Chômeurs et des Citoyens Solidaires » de la ville rose.  » Ouverte à tout public, c’est un lieu convivial d’accueil, d’information, d’orientation et d’accompagnement dans les domaines de l’accès aux droits, du soutien psychologique et de l’insertion sociale et professionnelle. C’est aussi un lieu d’engagement citoyen, d’élaboration de projets personnels, collectifs et de territoire avec les habitant-es.  »                                                                                               

Le projet consiste à y aménager deux espaces ressource : une zone de coworking solidaire, à la fois pour les démarches concernant la recherche d’emploi et les démarches administratives mais aussi pour les personnes souhaitant un espace de travail et un espace café-restauration pour la détente et le lien social.

Cela permettrait de dynamiser la vie de quartier en favorisant « les échanges et la mixité sociale entre les demandeurs d’emploi et les personnes salariées, la mixité culturelle et la mixité inter générationnelle », dans un lieu approprié et convivial.

De plus, par cette action, La Fabrique solidaire des Minimes soutient « le développement d’un projet d’une de nos adhérentes qui proposera au sein du café, une restauration 1 à 2 jours par semaine en impliquant les adhérents et habitants du quartier. »

Isabelle Artus

Pour en savoir plus sur le projet « Café associatif et culturel La Fabrique solidaire des Minimes », cliquez ici

Pour voter pour ce projet, cliquez ici

Bannière de vote La Fabrique Aviva pour élire le projet de votre choix.

Que vive le Printemps des poètes !

"Poésie sous parapluie" par des enfants d'une école du quartier de Compans Caffarelli à l'occasion du Printemps des poètes.
« Poésie sous parapluie » par des enfants d’une école du quartier de Compans Caffarelli à l’occasion du Printemps des poètes. Photo : I.Artus

Ce matin, à la sortie du métro Compans Caffarelli à Toulouse, j’ai été agréablement assaillie par un trio de jeunes garçons souriants sous deux parapluies : « Nous sommes la poésie sous parapluie, voulez-vous en écouter une ? » 

Et les voilà partis l’un après l’autre à déclamer Jean de La Fontaine et aussi Antoine de-Saint-Exupéry et son merveilleux Petit prince avec un enthousiasme particulier.

Quel bonheur de voir les enfants heureux de manier la langue française et la rendre accessible en s’en faisant les porte-voix ! « Voilà un Printemps des poètes bien vivant », je me dis,  » grâce à un ou une idée lumineuse de professeurs des écoles voisines, chapeau bas !

La place était pleine de bambins qui allaient et venaient de personne en personne tels des abeilles en recherche de fleurs pour déclamer leurs poésies.

Cette année, le Printemps des poètes célèbre l’Afrique jusqu’au 19 mars.

Dans ce continent, ils sont nombreux à manier la langue depuis longtemps pour raconter les histoires locales qui font la grande Histoire de leurs régions, de leur pays, on les appelle les griots.

Léopold Sédar Senghor, Amadou Ampâté Ba, figurent parmi les grands noms de la poésie africaine.

Pour Toulouse et la région Occitanie, voici où profiter de cette magnifique célébration de la poésie qu’est le Printemps des poètes, suivez le guide !

 

Isabelle Artus

Soirée Colibris pour un monde meilleur

Pour rien au monde je ne raterais une soirée Colibris. Je m’y ressource, je m’y nourris, j’y retrouve les valeurs qui de plus en plus fondent ma vie.
Cet écosystème humain a été créé en 2007 par l’homme de paix Pierre Rabhi, agriculteur bio et pionnier de l’agroécologie, mais aussi philosophe, essayiste, romancier et poète français.

Il « a pour mission d’inspirer, relier et soutenir tous ceux qui participent à construire un nouveau projet de société, indique le flyer des soirées du mouvement dans la ville rose. Ici, on « s’engage en conscience à remettre la terre et les hommes au centre des préoccupations et incarner ces valeurs au quotidien, faire sa part pour un monde meilleur. »

A Toulouse, les soirées Colibris ont lieu une fois par mois, comme vendredi dernier. Une centaine de personnes environ sont là. Quelques « anciens » comme Eric, mènent la soirée, micro en main. Il s’attache d’abord à relier et faire communiquer les uns avec les autres à travers un petit jeu « Un, deux, trois, soleil», cher à notre enfance. Ca fait du bien de revenir à des plaisirs simples et joueurs.

« Combien de nouveaux sont là ce soir ? » Beaucoup lèvent la main, c’est rassurant, Colibris s’agrandit. Eric présente le mouvement Colibris, ses valeurs, ses objectifs et la soirée. « Qui a des projets ? », sous-entendu « des projets Colibris», une dizaine de personnes cette fois-ci.

Une jeune-femme pétillante propose Solidees, un réseau d’entraide créative aux projets à l’heure de l’apéro au bar L’Etincelle.

Une autre monte une pâtisserie utilisant des blés anciens en circuit court.

Jean-Charles Amalric, ancien pompier, est en train d’écrire « Le livre raid planète secours», où il racontera son voyage à vélo de 18000 km autour du monde à initier les populations aux premiers secours. Il cherche à le financer sur la plateforme Ulule.

Avec sa ferme agro-écologique au Rwanda, un homme veut « faire de cette culture un bonheur contagieux ».

Et puis une jardinerie auto gérée et alternative est en gestation où « tout sera produit par nous  mêmes et de façon vraiment écologique. Jardiner en faisant plus de bien que de mal à la terre», souligne le porteur de projet.

Un site style « Le bon coin » mais payable en Sol violette est aussi en route.

D’autres propositions sont annoncées à l’assistance et à l’heure de l’auberge espagnole, chacun peut aller à la rencontre de la personne et de son projet pour échanger.

Une activité pour tous occupe la deuxième partie de la soirée, modelage ce soir-là et rires en pagaille.

Au chapitre des « Actualités du jour », un stage de permaculture est organisé les 11 et 12 février, où « on peut habiter sur place pour 15 € » et une soirée projection débat autour de la transition en France jeudi 26 janvier.

La soirée se termine et j’observe un sourire accroché aux lèvres des participants. C’est ça, le mouvement Colibris, de l’énergie en partage pour le nouveau monde en marche, porteur de projets respecteux de la nature et de l’être humain et de bonnes nouvelles qui rendent tout simplement heureux.

Isabelle Artus

Pour en savoir plus

Les actus de Colibris

Au fil de Culturepositive

Couleurs automnales en Méditerranée languedocienne. Crédits : Isabelle Artus
Couleurs automnales en Méditerranée languedocienne. Crédits : Isabelle Artus

La corneille m’a réveillée ce matin.

L’automne est bien là.

Il fait frais dehors.

Bien le bonjour ! A  la manière des haïkus japonais. Ces très courtes pièces de poésie, instantanés simples et profonds ayants trait à la saison en cours, en trois lignes.

Bonnes nouvelles d’une auteure chère à nôtre cœur, Anne Le Maître, avec la publication de son dernier ouvrage « Fenêtres », dans cette très jolie édition de La renarde rouge.

Cette fois-ci, nous nous retrouvons à sa fenêtre, confortablement assis à côté d’elle–est-elle ouverte par instants, on croirait sentir les odeurs ? – à observer, ressentir le village, les états et subtilités de la nature puissante, doucement captivés par des mots si choisis.

« Tôt le matin, pousser les volets, guetter l’aube qui pointe à travers les rideaux. Jour après jour, de saison en saison, accueillir les premiers flocons et l’arrivée des hirondelles, la montée du brouillard, l’éclosion des lilas… C’est la ronde des saisons qui passe sur la ville. C’est la danse lente du temps à la fenêtre. », décrit l’écrivaine de sa belle plume.

L’urgence de préserver la biodiversité

On parle beaucoup du climat et c’est primordial mais pas assez de la protection des espèces. Quand je dis cela, je parle aussi de l’homme, j’entends : du règne du Vivant. Son sort est très lié à celui de la nature, des espèces, de la biodiversité.

Actuellement, les espèces animales payent gravement et de plus en plus vite les conséquences des inconséquences de l’Homme destructeur.

Une centaine de spécialistes français de la biodiversité se réunissait début octobre à Ramonville, près de Toulouse, pour statuer de la disparition de certaines espèces, à l’initiative de la société Collecte localisation satellite, CLS, une filiale du CNES, Centre national d’études spatiales.

La CLSC a développé un fameux système permettant de suivre depuis l’espace les parcours migratoires de certains animaux, via des balises Argos, afin de les protéger. « Ces trente dernières années, plus de 100 000 animaux ont étés suivis », indiquait La Dépêche, dans son édition du 6 octobre dernier.

Le rapport « Planète vivante »  sur la terre et sa biodiversité

Fin octobre, le WWF publiait son dernier et édifiant rapport « Planète vivante ». L’Organisation mondiale de protection de la nature y lançait encore une fois un message d’urgence :

« Alarmant par son rythme, le déclin de la biodiversité du globe menace la survie des autres espèces et de notre propre avenir, lance t’elle, rappelant « à la fois la gravité de la situation et les solutions à portée de main pour commencer à y remédier. »

Le rapport du WWF poursuit : « L’Indice Planète vivante* révèle que les populations mondiales de poissons, d’oiseaux, de mammifères, d’amphibiens et de reptiles ont régressé de 58 % entre 1970 et 2012 et analyse « Or, à moins d’entamer dès maintenant la réforme de nos systèmes alimentaire et énergétique et d’accomplir les engagements globaux pris pour lutter contre le changement climatique, protéger la biodiversité et soutenir le développement durable, ce pourcentage aura franchi le seuil des deux tiers rien qu’en l’espace du demi-siècle 1970-2020 ».

* L’Indice Planète Vivante, IPV, mesure la biodiversité en collectant les données recueillies sur les populations de différentes espèces de vertébrés et en calculant la variation moyenne de l’abondance au fil du temps.

 Essayons de penser « tâche d’huile », chacun apporte sa pierre à l’édifice d’un monde meilleur, respectueux de la nature et de l’être humain, cela prend peu à peu de l’ampleur, et notre société change vraiment.

Isabelle Artus

 Pour en savoir plus

Le site d’Anne Le Maître

Le site de La renarde rouge

Le site du WWF et rapport Planète vivante

Une revue « Sans transition » pour l’Occitanie

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La revue Sans Transition ! rejoint la famille du changement de société pour un monde éthique en région Occitanie. 

L’équipe de Sans Transition ! défend une démarche cohérente : locale, constituée en Scop, société coopérative et participative, elle « travaille selon les valeurs de l’économie sociale et solidaire, l’ESS », et ne « répond à aucun autre courant que celui de l’indépendance de la presse et de la liberté de penser », indique l’encadré de l’édito.

Petit dernier des numéros Bretagne et PACA, le magazine bimestriel propose « la moitié de contenus locaux et l’autre nationaux » et s’inspire de la devise de l’agronome écologue René Dubos « Penser global, agir local ».

Un cahier spécial Occitanie

Au sommaire de ce magazine bimensuel au sous-titre de « Revue des citoyens engagés », un important « cahier spécial Occitanie » avec deux reportages : « Du bio pour tous ! » qui pour le directeur de la publication Julien Dezécot, représente « l’incarnation d’une transition pour l’agriculture » et « Reprendre en coopérative, une vraie bonne idée ? ».

On notera des informations régionales coup de gueule dans les feuillets de « Paroles citoyennes ».

Des dossiers étayés

A lire aussi, des dossiers sur la longueur très intéressants et bien étayés dont un particulièrement édifiant sur les abattoirs, un autre sur les aéroports et le troisième sur les mouvements citoyens.

Un magazine d’informations utiles réjouissantes mais aussi critiques, aux publicités éthiques et éco responsables, ce qui en soi relève encore de la vraie rareté.

Le numéro 2 paraîtra en octobre en kiosques, magasins bio, librairies, avec un gros dossier « Start-up et éthique ».

Isabelle Artus

POUR ALLER PLUS LOIN

  La version en ligne de Sans Transition ! Occitanie se veut complémentaire et poursuit les débats soulevés dans la revue.

Journée de la Transition citoyenne

Les Scop

Au fil de Culturepositive

CULTURE LOGO

Avant tout, merci sincèrement de rester fidèles à ce blog.
Culturepositive était ces temps-ci à la fois au charbon et sur les routes, en quête d’idées régénérantes à transmettre. Et puis : avons nous besoin de quantité ? Bien sûr que non.

Au fil du blog, vous lirez bientôt : l’expérience du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle en Occitanie, entre Moissac et Condom. Elle s’est révélée totalement ressourçante, nous en reparlerons prochainement, photos à l’appui.

La « Nouvelle petite forme » de Culturepositive a trouvé un nom : « Les bonnes nouvelles ». Inaugurée récemment, cette courte forme éditoriale se veut à l’affut des trouvailles, bonnes idées et bonnes pratiques du moment, ici, pas loin. Son esprit est celui de l’écosystème de Culturepositive : se faire l’écho d’un mieux vivre respectueux de la nature et de l’humain. Elle reviendra régulièrement.

Un nouveau magazine a vu le jour récemment en Occitanie : Sans Transition ! Engagé, citoyen, territorial, participatif, ce bimensuel très étayé se veut « porteur d’espoir et de changement grâce à la mise en lumière d’exemples concrets pour participer à la transition sur les territoires ». Prochain numéro en octobre. Culturepositive s’en fait l’écho tout de suite dans un article.

Bonnes lectures et à bientôt !

Isabelle Artus

La nouvelle petite forme de Culturepositive

CULTURE LOGO

Culturepositive lance une nouvelle petite forme éditoriale à l’affut des trouvailles, bonnes idées et bonnes pratiques du moment, ici, pas loin. Son esprit est celui de son écosystème : se faire l’écho d’un mieux vivre respecteux de la nature et de l’humain. Elle reviendra régulièrement. Bonne lecture !

Vif, sympa, sportif, réactif, il file où vous êtes sur son triporteur-atelier jaune : qui est-ce ? C’est Camille, un des premiers réparateurs de vélo à domicile à Toulouse. « Le premier à lancer ce service était à Marseille mais là-bas, ça monte et ça descend, c’est pas comme ici », m’explique t-il, tout en dépliant sa grande caisse à l’avant pour en sortir ses outils. A bord de son engin à mobilité douce, il sillonne Toulouse assurant dépannage, entretiens et diagnostic chez vous. En deux minutes, le voici qui déplie ce qui ressemble à un énorme pieds de caméra ou de lumière pour le cinéma : il y fixe votre vélo et travaille ensuite aisément dessus. « Au début, c’était difficile mais maintenant ça marche à fond », confie Camille.
Son entreprise, MécaniCycle, est un modèle de bonnes pratiques environnementales et de proximité. Allez Camille !

Il est toujours agréable de découvrir un musicien qui invente des mélodies apaisantes. Elles vous accompagnent en voiture sur des kilomètres et l’on se prend même à rêver rouler sur des highway interminables de Californie. Je suis tombée dessus un beau jour, non pas par hasard car je n’y crois pas, mais par bonheur. J’ai envie de vous faire profiter de son inspiration : il s’appelle J.D Sage, il est canadien et fabrique une subtile diffusion de notes !
Ecoutez : What about me
Ecoutez : Sound and images

Christophe Bernard, lui, est un herboriste passionné, enseignant et auteur. Il vit dans le Lubéron, non loin de là où je suis née, une part de paradis sur terre. Son blog « Althéa Provence » est une mine d’informations sur les plantes. Récemment, il a mis en ligne un podcast : « Pourquoi s’intéresser aux plantes » où il pointe l’utilité de ranimer ce savoir perdu. « On a pas su garder intacts et vivants les deux savoirs de la science et des plantes, comme l’on fait les Chinois, par exemple, regrette t-il. On a perdu le savoir-faire au profit du savoir livresque, celui de bouche à oreille, de maître à élève, de mère en fille, quand votre quelqu’un chez vous se foule la cheville et qu’on lui fait un cataplasme de consoude. C’est un savoir de toucher, d’observation, de ressenti… » Ecoutez son Podcast en entier ici 

Ainsi s’achève pour aujourd’hui cette nouvelle petite forme éditoriale à retrouver régulièrement.

Notez déjà que Culturepositive vous propose bientôt un zoom sur l’arthérapeute et artiste ariégeoise Monika Walter qui a fait de l’art de vivre et du droit au bonheur sa marque de fabrique, par la danse libre, la peinture en mouvements et l’art culinaire.

Isabelle Artus

Culturepositive, écosystème témoin d’un mieux vivre respectueux de la nature et de l’humain.

*Culturepositive remercie Sacha Hartgers pour son joli logo

Pleins feux sur la « Nuit de la lumière »

La troupe de la compagnie Karnavires, à Toulouse, le 1er juillet 2016. Photo : Isabelle Artus

La compagnie Karnavires, à Toulouse, le 1er juillet 2016. Photo : Isabelle Artus

Belle soirée festive pour la « Nuit de la lumière » ce vendredi 1er juillet, organisée par le centre culturel Bonnefoy dans l’agréable parc Michelet.  

Bien-être au vert, convivialité sous les arbres au son de chansons françaises reprises en chœur par le public, duo de comédiens talentueux, production pyrotechnique spectaculaire, il faisait bon être là hier.

Tandis que les deux complices à l’humour décalé de la compagnie 24 carats déambulaient entre le public sur la pelouse et près de la buvette, les enfants s’amusaient sous les arbres aux jeux d’extérieur.

Moments de poésie entre jeux de lumières et reflets sur l'eau. Photo : Isabelle Artus
Moments de poésie entre jeux de lumières et reflets sur l’eau. Photo : Isabelle Artus

La nuit venue, la troupe Karnavires a déployé son spectacle pyrotechnique grand format devant le bassin. Une performance poétique où des personnages venus d’un pays aux longs chapeaux et aux tuniques colorées ont fait jaillir et virevolter mille feux.

Un spectacle créatif mais aussi très technique ce vendredi 1er juillet à Toulouse pour la Nuit de la lumière. Photo : Isabelle Artus
Un spectacle créatif mais aussi très technique ce vendredi 1er juillet à Toulouse pour la Nuit de la lumière. Photo : Isabelle Artus

Isabelle Artus

POUR  EN  SAVOIR  PLUS

Site du duo clownesque de la compagnie 24 carats 

Vidéo de la compagnie Karnavires 

L’ oasis de Maxime

 

Une oasis de verdure rafraîchissant en pleine ville. Crédits Photo : Isabelle Artus
Une oasis de verdure rafraîchissante en pleine ville. Crédits Photo : Isabelle Artus

Je rentrais chez moi en vélo par un bel après-midi de printemps, enfin ensoleillé.

En passant devant la vieille maison toulousaine, la seule du quartier des Mazades à garder son caractère intact, avec son grand jardin naturel aux  arbres centenaires sans doute, je vis un homme près du grillage. « Il y a quand même quelqu’un ici », pensais-je.

Souvent, je me suis arrêtée devant, véritable oasis en pleine ville, la végétation cachant ce carré de verdure tout en longueur et, au fond, la bâtisse se devinant entre les branchages.

D’une stature d’environ 1m80, élancé et costaud, l’homme était vêtu d’un jean usé, d’une chemise blanche légèrement ouverte et parlait avec un jeune homme noir, de l’autre côté du grillage. En me voyant arriver, il se tourna aussitôt pour rentrer chez lui et le jeune homme s’effaça, plus rapide que l’éclair, pour disparaitre. Je pris sa place derrière le grillage.

« Monsieur ! », « Monsieur ! » appelais-je d’une voix assez forte pour qu’il m’entende. Il se retourna et vint vers moi.

Comme il me fixait étrangement, je lui expliquais que j’étais nouvelle résidente du voisinage et que sa maison m’inspirais. « J’en vois beaucoup, des promoteurs immobiliers, vous savez ! », me lança t-il en grimaçant, jetant un œil observateur sur mon deux roues.

Puis, il me raconta sa vie dans un flot continu de paroles car il avait envie de discuter. Sa compagne était très avare, il connaissait bien le Jura et avait beaucoup randonné, surtout vers Nice. D’ailleurs, il connaissait bien la ville pour y avoir vécu jeune-homme. Il habitait alors dans une caravane, « vous savez, je travaillais toute la journée, c’était pratique ». Et beaucoup plus de souvenirs encore…

Aujourd’hui, le vieux voisin coupe du bois dehors et donne à manger à ses lapins angora. « Les gens font des trous dans le grillage pour les nourrir mais ils peuvent s’échapper, je leur ai déjà dit mille fois… »

 Alors que je lui faisais remarquer la beauté sauvage de sa propriété, l’unique véritable ilot de biodiversité restant du quartier, il reprit : « Ils veulent faire des lots. Quand je serais mort, on ne pourra plus rien, tous mes frères et sœurs ont déjà une maison, alors… ».

Mon voisin à 82 ans et nous l’appellerons Maxime.

Il connaît la valeur d’un arbre, le temps qu’il met à devenir adulte, l’ombre fraîche qu’il procure en été, les fleurs où les abeilles peuvent butiner, les papillons qui aiment à s’y attarder et les milliers d’insectes et petites bêtes qui le peuplent et l’enrichissent. Maxime vit en harmonie avec son environnement, sans le détruire, et il y vit heureux. Longue vie Maxime car nous aussi nous profitons de votre jardin !

Isabelle Artus