« Les bestioles du jardin partagé des Nouzeaux vues par les enfants »

Culturepositive revient sur le thème de la nature et l’éducation à l’environnement avec le projet « Les bestioles du jardin partagé des Nouzeaux ». Je l’ai conçu en tant que journaliste multimédia et adhérente du jardin partagé et il m’a beaucoup accaparée !

Ce projet s’axe sur la découverte et la photographie par les enfants de la biodiversité animale en pleine ville -mais en pleine nature !-, au jardin partagé des Nouzeaux, à Malakoff.

Les élèves de la classe de Marion Outin à la recherche de bestioles du jardin partagé des Nouzeaux.  Photo : I. Artus
Les élèves de la classe de Marion Outin, enseignante à l’école Paul Bert à Malakoff,  à la recherche de bestioles du jardin partagé des Nouzeaux. Photo : I. Artus

Une aventure naturaliste et photographique pour les enfants

En mai dernier, pendant plusieurs après-midi de jardinage aux Nouzeaux, deux maitresses et leurs classes de CP et CE1, quelques parents accompagnateurs et des adhérents du jardin partagé, ont participé à cette aventure naturaliste et photographique.

L’objectif était d’abord que les 44 élèves de sept à neuf ans observent les petites bêtes qui y avaient élu domicile, avec l’aide de loupes ou à l’oeil nu. Dans un deuxième temps, les enfants devaient les photographier avec un appareil Reflex 55 mm.

L’escargot trouvé par Meïssa au jardin partagé des Nouzeaux. Photo : Meïssa.

Un a un, ils ont reçu un apprentissage pour pouvoir réaliser de bons clichés en vue d’une exposition publique programmée tout le mois de juin sur les grilles mêmes du jardin des Nouzeaux.

L'exposition du projet "Les bestioles du jardin partagé des Nouzeaux vues par les enfants" a duré tout le mois de juin sur les grilles du jardin.  Photo : I. Artus
L’exposition du projet « Les bestioles du jardin partagé des Nouzeaux vues par les enfants » a duré tout le mois de juin sur les grilles du jardin. Photo : I. Artus

Une des deux enseignantes participantes, Marion Outin, de l’école Paul Bert, venait depuis octobre 2013 jardiner aux Nouzeaux avec sa classe. Elle explique pourquoi elle a participé au projet sur les bestioles : « Le jardinage ouvrait sur l’étude des insectes et l’approche de la biodiversité que je trouve très intéressante. Les enfants ont appris le cycle de vie des plantes mais aussi qu’on a besoin des insectes, ils ont un rôle très important ».

Les élèves ont pu faire le lien entre les insectes et le jardinage, précise t-elle : « Quand on jardine, c’est aussi important de respecter les insectes. Certains nous pose des problèmes, d’autres nous rendent service, c’est une façon de rendre les enfants conscients de tout ça, que les animaux sont liés aux végétaux et que nous, notre rôle, c’est de les protéger et de faire en sorte que toutes les espèces soient respectées », conclut-elle.

Armés de patience, les enfants étaient pris au jeu de l’observation des petites bêtes du jardin partagé. Certains connaissaient très peu la nature et son environnement. D’autres, d’habitude apeurés par les araignées, se sont petit à petit acclimatés à leur présence. On les entendait parler entre eux du respect de la nature.

Une iule photographiée par Ethan au jardin des Nouzeaux. Photo : Ethan
Une iule photographiée au jardin des Nouzeaux par Ethan, de la classe de Claudine Moissard. Photo : Ethan

L’enseignante Marion Outin confie à ce propos: « Les insectes, je trouve que c’est bien de les étudier avec les petits parce qu’ils ont souvent mauvaise réputation. Certains enfants n’avaient pas envie de les toucher. Ils sont devenus observateurs et n‘ont pas (aujourd’hui) le même regard sur les insectes, après ce projet ».

Invité à donner son avis, le père d’Alix, une petite fille de la classe de CE1 de Marion Outin, livre : « Comme je le disais à son institutrice,  je perçois les effets périphériques au niveau de l’attention de ma fille, l’attention à ce qui est vivant ; elle se montre vraiment attentive aux fleurs, elle développe quelque chose de l’ordre de l’intelligence de l’autre, la compassion, le souci du soin du vivant, c’est très très net ».

Un répertoire des bestioles du jardin partagé

Les élèves ont répertorié des bestioles étonnantes. Un papillon de nuit en habits de camouflage, tout droit sorti de l’armée, une minuscule coccinelle jaune défiant les couleurs habituelles de ses congénères, une larve de chenille stylée sport, dirait-on, une limace tigrée … Toutes ces observations sont autant de preuves d’une biodiversité diverse et bien vivante au jardin partagé des Nouzeaux.

La chenille bicolore de Teddy. Photo : Teddy
La chenille bicolore de Teddy. Photo : Teddy

Volet pédagogique en classe

Entre temps, les deux maitresses étudiaient en classe les insectes et autres petits animaux trouvés au jardin.

Claudine Moissard, enseignante de l’école Guy Môquet, a eu l’idée d’augmenter mon projet de croquis et de petits textes sur les bestioles. Celui d’Elsa est même écrit en vers : « Le gendarme. C’est un insecte qui a six pattes. Il mange des petites feuilles. Avec son masque africain, il fait peur aux oiseaux. Je l’ai trouvé dans la friche du jardin partagé des Nouzeaux ».

Certains dessins révèlent un talent digne des meilleures illustrations de livres de jeunesse, avec leur légende précise. « J’ai dessiné mon gendarme et aussi j’ai fait des flèches pour indiquer les antennes, la tête, le thorax, les pattes et l’abdomen », explique Elsa.

L'araignée. Croquis de Justine. Photo : I. Artus
L’araignée. Croquis de Justine. Photo : I. Artus

Porteuse du projet, l’idée m’est venue ensuite de photographier les enfants et d’associer leurs visages à la bestiole qu’ils avaient découvert et photographiée, pour que le public comprenne d’un seul coup d’oeil quel enfant a trouvé quelle petite bête.

Vernissage de l'exposition "Les bestioles du jardin partagés Nouzeaux vues par les enfants", le dimanche 8 juin 2014 au jardin des Nouzeaux. Photo : I. Artus
Vernissage de l’exposition « Les bestioles du jardin partagés Nouzeaux vues par les enfants », le dimanche 8 juin 2014 au jardin des Nouzeaux. Photo : I. Artus

Le jardin partagé, lieu d’apprentissage de la démocratie locale

Pour Marielle Topelet, secrétaire de l’association du jardin partagé des Nouzeaux et ex-élue à la démocratie locale et aux conseils de quartiers à Malakoff, ce jardin partagé est une « réussite dans le sens où il permet toutes sortes de réalisations au delà du jardinage de ses membres ». On peut y constater, dit-elle, un « apprentissage de la démocratie locale au quotidien » car ici « ensemble, on peut faire des choses extraordinaires comme les carrés de jardinage, les photos ».

Parents d'élèves, enfants, adhérents du jardin partagé, public curieux, lors de l'exposition sur l'observation de la biodiversité animale du jardin partagé des Nouzeaux, le 8 juin 2014. Photo : I. Artus
Parents d’élèves, enfants, adhérents, public curieux, lors de l’exposition sur l’observation de la biodiversité animale du jardin partagé des Nouzeaux, le 8 juin 2014. Photo : I. Artus

Isabelle Artus

– Bonne nouvelle ! 44 photos de lexposition seront exposées en juillet et août dans le hall d’entrée de la mairie de Malakoff.

Le jardin partagé a son blog : CLIQUEZ ICI. Attention ! il est en cours de migration sur WordPress et sera bientôt complet !

L’ancien Blog des Nouzeaux, pour voir toutes les archives

La mairie a réalisé une vidéo sur le projet de jardinage et le projet de la découverte de la biodiversité animale par les enfants. CLIQUEZ ICI

Une semaine avec « Le Monde »

Matthieu Ricard, porte-parole et traducteur du dalaï lama.
Matthieu Ricard, porte-parole et traducteur du dalaï lama. Photo : M. Ricard/Wikimedia Commons.

Matthieu Ricard, moine bouddhiste, traducteur du dalaï lama, porte haut la parole de cet enseignement. Auteur de plusieurs livres, il a récemment écrit « Plaidoyer pour l’altruisme » où il développe les bienfaits de la méditation sur la santé.

Mais Matthieu Ricard va encore plus loin. Il a accepté d’être le « cobaye » de recherches menées par l’Institut Mind and Life. Cet organisme, mis en place par son chef spirituel tibétain, est spécialisé dans les « sciences contemplatives », une récente discipline qui étudie les sciences cognitives et le bouddhisme.

Dans un entretien avec Le Monde cette semaine, le porte-parole francophone du Bouddhisme explique que « des IRM effectuées sur des sujets pratiquant la méditation sur l’amour altruiste ont objectivé une stimulation des aires cérébrales associées aux émotions positives ».

Dernier palmier Hyophorbe-amaricaulis se trouve à Curepipe, à l'Ile Maurice.
Le dernier palmier Hyophorbe-amaricaulis se trouve à Curepipe, à l’Ile Maurice. Photo : Coolth/Wikimedia Commons.

Jardin botanique du XVIIIe siècle en péril à Maurice

Horreur ! « Le déclin du jardin de Pamplemousses », joyau botanique de l’Ile Maurice, datant du XVIIIe siècle, lit-on dans Le Monde. Des espèces nuisibles ont envahi les célèbres nénuphars Victoria géants, les écriteaux nous indiquant le nom de la plante rapportée par tel navigateur de l’époque coloniale, sont détruits. Tout un pan de l’histoire botanique de cette époque est à l’abandon.

J’ai connu ce jardin, en mission à l’Ile Maurice pour une émission de RFI dans toutes les langues des îles françaises  « Nous près, nous loin ». Je me rappelle d’un havre de paix merveilleux au microclimat relaxant. Ce jardin Pamplemousse qui « abriterait 600 espèces d’arbres dont 80 palmiers, n’est plus ce qu’il était », écrit Le Monde. Il foisonnait d’espèces rares et endémiques de l’Océan Indien, il y a 15 ans. Partout, des arbres multi-centenaires se dressaient, imposant leur stature.

Malgré les recommandations renouvelées de l’ambassade de France qui a proposé un plan de restauration, « aucune décision n’a pour l’heure été prise », précise Le Monde. Quel perte ce serait pour l’humanité !

Sauvetage à Brest d’une plante mauricienne en voie d’extinction

La bonne nouvelle sur la biodiversité de cet incomparable joyau multi-ethnique posé sur l’Océan Indien, vient du conservatoire de Brest, grâce au botaniste éclairé, Jean-Yves Lesouëf. Il y avait récolté, comme dans le monde entier, des graines de plantes en voie de disparition.

En liaison avec le service de conservation de l’Ile Maurice, les chercheurs du conservatoire de Brest et de l’Institut national de recherche agronomique de Ploudaniel, en Bretagne, on ensuite réussi à faire pousser quelques plants avec des techniques de multiplication in vitro.

« Endémique mais éteinte depuis les années 90 », la Cylindrocline lorencei, « pourrait être replantée sur l’île », indique Le Monde. Reste à sauver une des plantes les plus rares de la planète : un palmier du nom de Hyophorbe amaricaulis, dont un seul pieds chétif existe au jardin botanique de Curepipe à Maurice. Espérons qu’efforts et bonnes volontés parviendront à ce but louable.

La semaine du joli mois de mai

Enfin une fin de semaine radieuse, divine, qui finit sous le signe du « joli mois de mai ». Après l’attaque des grêlons gros comme de petits petits pois, le beau temps. Le ciel affiche son bleu d’azur sans nuage sur grand écran, à peine traversé par un souffle de vent.

« La culture, c’est la vie ! »

 « Quelle meilleure région que le Nord pour parler de culture,  pour parler de l’avenir de la culture, pour parler de l’avenir de ceux qui le font vivre, les intermittents du spectacle ; et c’est avec ce gouvernement que nous sauverons ces intermittents du spectacle parce que la culture, c’est la vie et que l’Etat, le gouvernement, la majorité doivent continuer à les aider… ». Des mots forts de la part de Premier ministre français Manuel Valls, jeudi 15 mai, lors d’un meeting à Lille interrompu par les  questions d’un groupe d’intermittents du spectacle venus défendre leur statut en cause ces derniers temps.

« Il n’y a pas besoin pour cela de venir interrompre un meeting » a-t-il conclu rassurant mais ferme.

« Dans la cour » avec Catherine Deneuve

Catherine Deneuve joue maintenant des rôles différents de son répertoire et ça fait plaisir. Le film de Pierre Salvadori : « Dans la cour », nous montre une femme belle mais mûre, fragile mais touchante, décalée. Gustave Kervern, très naturel, joue un gentil bougon au chômage attachant et assez pommé.

Ces deux là n’auraient jamais dû se rencontrer et quand il deviendra concierge dans l’immeuble de Mathilde, Catherine Deneuve, s’en suivra une tranche de vie riche en rebondissements. Pourtant, pas de « happy end » ici.

La discipline positive pousse l’enfant vers le haut

Notre monde change et ses formes, les moyens de ses réalisations, aussi. C’est le cas dans l’éducation de la « discipline positive ». Cette méthode d’apprentissage vise à « valoriser l’enfant, qu’il comprenne que le succès vient de lui, qu’il a tous les moyens de réussir, qu’il peut progresser… », témoigne une maman qui l’utilise à la maison à l’heure des devoirs, rapporte France 2.  Cela met en valeur les progrès, même petits, de l’enfant, ses atouts, ses qualités, ces « plus » et les résultats sont probants.

Une méthode qui favorise l’expérience et le vécu. Les enfants, guidés par la maîtresse,  sont actifs et recherchent des solutions, sont mis en situation d’observation et formulent avec leurs propres mots ce qui se passe, pour mieux comprendre et prendre conscience. Une école privée utilise déjà en classe la discipline positive et des ateliers adressés aux adultes existent.

Vibrant Torreton en Cyrano à l’Odéon

Une salle d’hôpital froide. Un homme assis sur un fauteuil bas fait dos au public. Il a un pansement à la tête. C’est Cyrano de Bergerac magistralement interprété par Philippe Torreton, au théâtre de l’Odéon. La mise en scène, transposée de nos jours en joggings et baskets, fonctionne à merveille. Ce Cyrano aborde le thème très contemporain de la différence avec sensibilité, intelligence et panache.

Roxane, la belle amoureuse de Christian, jouée par Maud Wyler, répand son jeu raffiné et sa légèreté candide tout au long des deux heures quarante que l’on dévore d’ailleurs, tout comme le texte ciselé. La scène de la lettre, dictée par Cyrano et lue par Christian, est une merveille et l’audace d’utiliser la visioconférence, récompensée.

Les personnages secondaires, de caractères forts, vous emportent. Souvent en groupe sur scène, ils semblent former une chorégraphie où tout est réglé à la baguette. La musique est traitée en contrepoint avec humour. Elle renvoie le spectateur à des grands succès qui accentuent les propos de la pièce, sous forme de clin d’œil.

Une semaine avec Culturepositive

Un plant de maïs OGM arraché par un membre français de l'organisation "Les faucheurs volontaires" en 2004.
Un plant de maïs OGM arraché par un membre français de l’organisation « Les faucheurs volontaires » en 2004. Photo : Jean-Marc Desfilhes / Wikimedia Commons

Le Sénat a adopté la proposition de loi interdisant définitivement la mise en culture de maïs génétiquement modifié MON 810, lundi 5 mai 2014. « Le texte précise que des destructions de culture peuvent être ordonnées en cas de non-respect de l’interdiction », ajoute Le Monde. José Bové doit aujourd’hui sourire de cet heureux revirement de situation, lui qui a connu la prison pour avoir mené des actions de fauchage de maïs génétiquement modifié.

Distribution d’une charte contre l’incitation à la violence  dans les mosquées

A l’heure où des jeunes français partent « faire le jihad », l’imam Dalil Boubaker, recteur de la Mosquée de Paris et président du Conseil français du culte musulman, le CFCM, veut faire distribuer dans toutes mosquées de France une « Convention des musulmans de France pour le vivre ensemble ».

Cette charte appelle à lutter contre toutes les formes d’incitation à la violence, à travers 21 articles. « Notre obsession est d’être attentif, préventif et de multiplier des rappels à l’ordre pour ne laisser aucune place à l’influence des prêcheurs de haine », confiait l’imam Dalil Boubaker au Figaro. « Il existe hélas en France une organisation structurée d’un islam politique, avec ses recruteurs, ses armes et des objectifs guerriers. C’est contre ce type d’infiltration insupportable que nous comptons lutter.
il s’agit d’accentuer la détection dans les mosquées des premiers symptômes de radicalisation, de débusquer les changements brutaux d’attitudes des jeunes attirés par les zones de combat… », précisait Dalil Boubaker au journal.

A lire aussi : Un appel des religions contre la haine et pour la république, publié sur le site de la Grande mosquée de Paris, le 14 avril 2014

Une caravane pour défendre les alternatives aux pesticides 

Partie de Sarlat jeudi 8 mai 2014, la caravane pour les alternatives naturelles aux pesticides monte à la capitale. Soutenue par des dizaines d’associations, elle devrait « arriver lundi devant l’Assemblée nationale pour interpeller les députés », annonce France Bleu.

Le texte du plan Ecophyto 2018 du ministère de l’Agriculture vise à réduire de moitié l’utilisation des pesticides avant 2018. Il précise même que : «  la réduction du recours aux produits phytopharmaceutiques constitue le moyen le plus efficace pour réduire l’exposition de la population et de l’environnement face à ces produits dangereux ». Pourtant, pour les membres de l’association pour la reconnaissance des alternatives aux pesticides, il ne reconnaît ni n’autorise les alternatives comme le purin d’ortie ou le vinaigre, de bonnes et simples pratiques ancestrales respectueuses de l’environnement.

Pour l’Aspro PNPP, l’association pour la promotion des préparations naturelles peu préoccupantes : « De nombreux agriculteurs en production dite « conventionnelle » tout autant que biologique se tournent pourtant vers les alternatives de ce type, soit par choix de diminuer les produits toxiques pour protéger le consommateur et/ou leur propre santé, soit pour diminuer les coûts de production, soit parce que les pesticides n’ont pas réponse à tout. »

A lire aussi : l’article de l’Inserm : « Pesticides : Effets sur la santé – Une expertise collective de l’Inserm »

La fondation Abbé Pierre lance l’opération « Abbé Road »

Avec l’ambitieux projet « Abbe road », la Fondation de l’abbé Pierre choisit la musique pop pour sensibiliser et mobiliser le public et en particulier les jeunes, au problème du mal logement.

Une chanson spécialement crée pour l’opération : « Le chemin de Pierre », sera interprétée dans sa version pop-rock par  Nolwenn Leroy, marraine de la fondation Abbé Pierre, Jeanne Cherhal, Joyce Jonathan, Rose, Zaz, Thomas Dutronc, Mike Ibrahim, Renan Luce, Tété et Christophe Maé.

Du 27 juin au 15 septembre, un bus jaune aux couleurs d’Abbé road (#abbe road, pour Twitter), partira en tournée sur les routes de province, à la rencontre des festivals de musique.

Un concert aura lieu le 18 octobre 2014 à La Cigale avec les artistes de l’opération, le lendemain d’une date symbolique, la Journée mondiale du refus de la misère.

Cette année fêtera le 60e anniversaire du célèbre « appel de l’abbé Pierre » en hiver 1954 : « Il faut que ce soir même dans toutes les villes de France, des pancartes s’affichent où l’on lise ces simple mots : qui que tu sois, entre, dors, mange, reprend espoir, ici, on t’aime. »

Voir l’appel de l’abbé Pierre à travers les archives de l’INA ici

Mini maisons pour sans-abris

Un artiste californien d’Oakland, Gregory Kloehn, a inventé de petites maisons mobiles pour les sans-abri, à partir de matériaux de récupération. Son projet s’appelle « Homeless Homes Project » et fonctionne grâce à des volontaires et l’aide de donations du monde entier.

Ces mini maisons pourraient constituer une aide à la survie à ces sans-abris, si ils les acceptent. Espérons aussi que ce projet sensibilise réellement leur cause pour trouver enfin des solutions durables et dignes d’êtres humains, à leur logement.

Regarder les photos du projet ici

Conchita Wurst alias Tom Neuwirth remporte l’Eurovision

Il s’appelle Conchita Wurst à la scène, Tom Neuwirth à la ville, il est autrichien, a 25 ans, la barbe, de longs cheveux lisses châtains et de grands yeux de biche.

Cet artiste est travesti et sa balade « Rise like a phenix », « Ressusciter comme un phénix », a conquis les membres du jury de l’Eurovision et c’est une première. Une édition 2014 qui ose sortir des sentiers battus pour afficher sa maturité face à la différence.

Les bonnes nouvelles de Culturepositive

Toute l'année, l'association "A chacun son Everest" réalise l'ascension du Mont Blanc avec un groupe de femmes atteintes du cancer.
Toute l’année, l’association « A chacun son Everest » réalise l’ascension du Mont Blanc avec un groupe de femmes atteintes du cancer. Photo : Wikimedia Commons.

Le cycle Claude Sautet proposé par Arte jusqu’au 4 mai replonge ceux qui ont connu les années 70 dans son ambiance décontractée où tout semble facilement possible.

Pour la chaine franco-allemande, le réalisateur était un « portraitiste de la classe moyenne française – ses bouffes, ses divorces et ses maisons de campagne –, fresque qu’il poursuivra durant deux décennies ».

Ces acteurs fétiches, Michel Piccoli, Yves Montand, Romy Schneider, puis Sandrine Bonnaire, Emmanuelle Béart, Daniel Auteuil et les autres, sont autant d’étoiles du cinéma français.

« Un cœur en hiver » : dimanche 27 avril à 20h45 réunit le couple E. Béart et D. Auteuil, suivi à 22h25 de « Quelques jours avec moi ».Revoir pour le plaisir des extraits de : « Les choses de la vie ».

Le TER Régiolis d’Aquitaine  adapté à tous

La région Aquitaine renouvelle ses TER et se dote de 22 rames électriques, les Régiolis. Construits par Alstom, ils ont le grand avantage d’être pratiques avec leurs « plancher bas » au même niveau que le quai qui permet aux personnes à mobilité réduite d’accéder à bord. Fauteuils roulants, personnes âgées, poussettes, un train enfin pensé pour tous ! Reste aux usagers d’en témoigner.

British Pathé ouvre des trésors d’archives !

British Pathé, la fameuse entreprise anglo-saxonne de films de fictions et d’actualités, ouvre sur internet ses trésors d’archives. Pendant plus de la moitié du XXe siècle, elle a enregistré ce qui a « documenté presque tous les aspect de la vie quotidienne en Angleterre et autour du monde », précise la BBC.

« Guerre et révolution », « Religions et politiques », « divertissement et humour », dix catégories existent sur le site britishpathe.com.

Des milliers de documents d’archives du monde entier

Pour moins de cinq euros par semaine ou gratuitement sur YouTube, le public, les médias, les musées, peuvent voir ou revoir des milliers de documents, vidéos, témoignages, films d’actualité de l’époque.

Un film du Mahatma Gandhi lors d’un rassemblement en 1922 avec son titre partis-pris qui annonce « Le seul film jamais enregistré de l’agitateur notoire », une quinzaine de photos du Titanic et des témoignages de survivants, un discours du président De Gaulle… , d’innombrables merveilles de connaissances sont aujourd’hui accessibles.

Gravir le Mont-Blanc pour vaincre le cancer

Soulever une montagne, elles l’on fait en gravissant le Mont Blanc, en Haute-Savoie. Atteintes du cancer du sein, ces femmes font partie de l’association « A chacun son Everest » qui accompagne toute l’année des femmes dans cet énorme défi sportif, physique et mental.

L’association crée par le docteur Christine Janin vise, à travers ces expéditions en haute-montagne, à : « retrouver confiance en elles en se surpassant dans l’ascension du Mont Blanc. », dit le commentaire de France 3.

« Si on y arrive, on se sent invincibles. », témoigne l’une d’entre-elles, encouragée par la force de la solidarité du groupe.

Catherine Ringer dans la peau du tango

La diva rock Catherine Ringer s’attaque à présent au tango dans le projet musical Plaza Francia avec Müller et Makaroff de Gotan project.

Danse archi-sensuelle, théâtrale aussi, épousant tous les sentiments humains, le tango argentin recouvre un univers particulièrement fort en émotions et en sensations. Catherine Ringer a trouvé en lui la possibilité de déployer et de pousser loin ses talents.  « Impériale, elle fait tanguer Bourges », dit Le Monde, évoquant son concert de mercredi 23 avril au Printemps de Bourges.

Ecoutez la chanson « Secreto », issue de leur album.

Quoi de beau cette semaine ?

Le temps magnifique du Nord au Sud, estival parfois, redonne le sourire. Pourtant, quinze degrés de température d’intervalle du jour au lendemain, cela laisse pantois. Le climat se dérègle, c’est certain.

Le défi de l’avion solaire Impulse 2

Belle prouesse ! L’avion solaire Solar Impulse 2 « a été dévoilé mercredi 9 avril, sur la base militaire de Payerne, en Suisse », révèle Le Monde.fr.

Après la grande réussite du plus long trajet jamais réussi en avion sans carburant, en mai 2013 aux Etats-Unis, ce géant des airs écologique veut tenter en 2015 le tour du monde.

«Voici le seul avion au monde qui peut voler sans jamais s’arrêter, qui peut voler jour et nuit sans brûler la moindre goutte de kérosène », a présenté fièrement André Borschberg, le pilote professionnel suisse qui a fondé le défi Solar Impulse avec l’aventurier Bertrand Piccard, annonce Le Figaro.

Macbeth au théâtre du soleil  

« La littérature peut refaire de la vie avec des cendres. De la vie autre. De la vie suivie, poursuivie », c’est Hélène Cixous, auteur et dramaturge au Théâtre du soleil, qui le dit joliment, dans son texte de présentation de Macbeth.

La célèbre troupe s’apprête à présenter la tragédie de Shakespeare, à partir du 30 avril. On y court absolument !

Tous au zoo de Vincennes !

« Les stars enfin prêtes », « Bienvenue chez eux », le zoo de Vincennes ré-ouvre après une toilette certainement pas de chat. Très vétuste, il est resté fermé six ans pour totalement faire peau neuve.

Exit les éléphants par manque d’espace vital pour eux, plus d’ours ni de gros mammifères. Heureusement, les familles de singes et autres babouins aux fesses rouges s’amuseront autant que les enfants ravis. 1,5 million à 2 millions de visiteurs par an sont attendus.

Happy !

On l’entend partout « Happy« , dans le casque de nos voisins dans le métro et dans les magasins, le black américain à la dégaine cool Pharell Williams fait l’unanimité avec son tube bonne humeur. Bravo l’artiste, une recette de bonheur.

Les pesticides sur la sellette

Tracteur au labour. Photo :  Arnaudus.Photo : Arnaudus / Wikimedia Commons.

A l’heure des récents pics de pollution aux particules fines en France, principalement issues d’émissions liées à l’activité l’agricole, revenons sur les pesticides et leur utilisation. Eléments de réponses avec Jérôme Jullien, expert en surveillance biologique du territoire, Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio et une enquête de Natureparif sur le sujet.

On les appelle pesticides ou produits phytosanitaires, mais le terme exact est : produits chimiques de synthèse.  « Cela les différencient des produits d’origines végétales, minérales ou animales biologiques », explique Jérôme Jullien, expert référent national en surveillance biologique du territoire pour le ministère de l’Agriculture. « Le terme approprié pour ce qui concerne la protection des végétaux est : produit phytopharmaceutique », précise-t-il.

« Il y a aussi des produits biocides qui permettent la dératisation, la désinsectisation de bâtiments, la désinfection des outils, des serres de culture », ajoute cet expert dont le domaine d’activité recouvre l’état phytosanitaire des cultures et le suivi de l’impact des pesticides sur la biodiversité.

Utilisation des pesticides en France

« Longtemps, les produits phytosanitaires étaient utilisés en quantité importantes de substance actives par hectare », rappelle t-il. « Aujourd’hui, la tendance est d’utiliser ces produits en plus faibles quantités. On compte actuellement 60.000 tonnes de substances actives par an en France, dont 5.200 sont utilisées en zones non-agricoles, au lieu de 85.000 il y a quinze ans. »

Pour Jérôme Jullien, « les agriculteurs sont bien conscients de l’effet possible des produits phytosanitaires qu’ils utilisent », mais le feraient « par obligation la plupart du temps, pour protéger leurs cultures, assurer la qualité des récoltes et des rendements ».

« Effets pervers et chroniques des pesticides »

« Si globalement les produits aujourd’hui sont moins toxiques pour l’homme », précise-t-il, « ils peuvent avoir des effets pervers et chroniques. On parle, par exemple, de perturbateurs endocriniens qui peuvent entrainer des perturbations hormonales impactant sérieusement la santé des utilisateurs qui ne se protègent pas suffisamment. On peut citer aussi l’impact potentiel sur certaines espèces animales ou de flore sauvages », ajoute Jérôme Jullien.

Les communes d’Ile-de-France et les pesticides

L’enquête « Objectif zéro pesticides »sur l’utilisation des pesticides par les collectivités d’Ile-de-France, a été lancée en 2012 et 2014 par Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France.

Pour les deux années, sur les 1397 collectivités que compte l’Ile-de-France, 1281 avaient « renseigné » le questionnaire. Voici un résumé des résultats :

En 2012, 71 % des collectivités qui ont répondu au questionnaire n’utilisent plus de pesticides dans les espaces verts et 79 % n’en font plus usage dans le fleurissement.

Par contre, « Il reste encore majoritaire sur les terrains de sport, la voirie et les cimetières dans plus de la moitié des collectivités enquêtées », révèle Natureparif.

Les chiffres de Natureparif en mars 2014 sont en partie encourageants : 76 % des collectivités renseignées n’utilisent plus de pesticides dans les espaces verts et 81 % d’entre elles n’en font plus usage dans le fleurissement.

En revanche, l’enquête souligne que les pesticides sont « encore courants sur les terrains de sport à 38 %, majoritaires sur la voirie et les cimetières, pour lesquels plus de la moitié des collectivités déclarent utiliser des herbicides (51 %) et des insecticides ou fongicides (67 %) ».

L’alternative de l’agriculture biologique

Elisabeth Mercier est directrice de l’Agence française pour le développement de l’Agriculture biologique. Appelée aussi « Agence Bio », ce groupement d’intérêt public a pour missions de « faciliter l’émergence d’actions de coopérations, réaliser l’Observatoire national de l’Agriculture biologique, informer grand public et professionnels et soutenir le développement de la filière », explique-t-elle, installée sur le stand spacieux du Salon de l’agriculture.

L’agriculture biologique, largement minoritaire en France, représente une alternative à l’agriculture intensive. Elle se développe particulièrement bien dans la filière vin.

« L’agriculture biologique vise le respect de lenvironnement, de la qualité de leau, des sols, de l’air, de la biodiversité, des normes élevées du bien-être animal, avec un engagement de tous les acteurs de la chaine, de la ferme au distributeur », rappelle la directrice de l’Agence bio.

« Produire bio : nourrir le sol qui nourrira la plante »

« Produire Bio, cest travailler avec la nature, cest nourrir le sol de telles sortes quil nourrisse la plante, sans engrais chimique de synthèse, sans pesticide chimique de synthèse, sans utilisation dOGM », ajoute-t-elle. « Cest une démarche qui garantit la naturalité et lauthenticité des produits, préserve ce capital fondamental qui est la ressource naturelle. C’est un atout pour une alimentation durable.», conclue la directrice de l’Agence française pour le développement de l’agriculture biologique, Elisabeth Mercier.

La politique publique encourage la conversion à l’agriculture biologique « avec des aides, versées pendant cinq ans», précise t-elle. Bien que chaque paysan ait sa propre histoire, « certains sont sur le chemin de la Bio depuis longtemps car ils naiment pas les produits chimiques de synthèse et ont des fermes de type extensif. Ils choisissent daller jusquau bout de la démarche et s’engagent à ne pas en utiliser du tout », conclue Elisabeth Mercier.

Pour en savoir plus

Les particules fines surtout issues d’émissions liées à l’activité humaine dans Culturepositive

Pollution aux particules fines : Le ministère de l’Agriculture rappelle certaines recommandations (15.03.2014)

Le suivi du plan Ecophyto gouvernemental (9.12.2013)

Les positions de la Confédération paysanne

Les particules fines surtout issues d’émissions liées à l’activité humaine

La nouvelle devait « tomber » quelques jours après le pic de pollution aux particules fines du week-end dernier. Un communiqué du CNRS l’annonce ce vendredi 21 mars 2014 : « L’observatoire atmosphérique français Sirta et des chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement ont livré leur analyse de la pollution aux particules fines (PM2.5) en Ile-de-France entre le 7 et le 15 mars 2014. »

« Plusieurs millions de Franciliens sont ainsi exposés chaque année à un air qui ne respecte pas les réglementations européennes », prévient le CNRS dans ce texte.

Les particules fines observées « étaient principalement issues d’émissions liées à l’activité humaine : majoritairement l’agriculture, mais aussi le chauffage au bois et les transports », indique le CNRS.

« Les conditions météorologiques ont favorisé la pollution aux particules, l’anticyclone limitant la dispersion des polluants et l’ensoleillement favorisant la formation des polluants secondaires. », précise l’étude.

Une météo qui a aussi « favorisé l’accumulation d’aérosols au sein d’une couche de mélange mince (à 200 m d’altitude la nuit, de 600 à 1200 m le jour) conduisant à une dilution faible sur la verticale. »

Selon le CNRS, en Ile-de-France, ces particules sont « dites « secondaires », c’est-à-dire non émises directement, mais formées dans l’atmosphère, sous l’action de transformations photochimiques (ensoleillement), à partir de gaz précurseurs comme les oxydes d’azote (transport), l’ammoniac (activités agricoles) et les composés organiques volatils. »

Des particules composées à 51 % de nitrate d’ammonium

L’observation révèle que ces particules fines PM2,5 sont composées à « 51 % de nitrate d’ammonium, formé dans l’atmosphère à partir d’ammoniac et d’oxyde d’azote, sous l’action de la photochimie. L’ammoniac est principalement émis par les activités agricoles. »

Par contre, « les oxydes d’azote (NOx) sont principalement émis par les transports, et dans une moindre mesure l’industrie manufacturière et l’agriculture. » ajoute l’analyse qui poursuit le détail de la composition de ces particules fines.

« Les particules fines émises directement dans l’atmosphère par la combustion de biomasse (chauffage au bois et brûlage de déchets verts) représentent 15 %.


11 % de ces particules fines sont émises directement dans l’atmosphère par la combustion de dérivés du pétrole (dont les transports).


12 % de ces particules fines sont composées de matière organique, générées dans l’atmosphère à partir de précurseurs gazeux comme les composés organiques volatils (COV). En période hivernale (comme c’est le cas actuellement), ces COV sont émis principalement par les activités humaines. »

Enfin,  « 11 % sont dues au sulfate d’ammonium. Un autre « composé « secondaire », formé dans l’atmosphère à partir d’ammoniac et de dioxyde de soufre. Le dioxyde de soufre est émis en France par l’industrie manufacturière et la transformation d’énergie. » conclue le communiqué du CNRS.

Printemps, bonheur et grande pollution

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Tiens, le printemps est arrivé ! Hier, jeudi 20 mars 2014. Comme pour le signifier, le ciel avait revêtu son bleu immense dans lequel les yeux aiment à se plonger.

Jolie coïncidence, on fête aussi la journée mondiale du bonheur. Au réveil, l’envie me prend d’interviewer des personnes dans la rue, un micro-trottoir, en somme, qui se voudrait juste léger.

« Le bonheur, en deux mots, vous diriez-quoi ? » Mon interlocutrice sourit. Ce thème lui plait. Pourtant, l’auto censure l’emporte. Doutes, hésitations. Sa trop grande réflexion amène la lourdeur puis le blocage des réponses espérées. Le bonheur résumé en quelques perles de vie instantanées attendra.

La santé et l’amour

Plus loin, un cafetier derrière son zinc est disponible, passé le feu du service du déjeuner. Je ressors de ma besace mon bonheur en quelques mots. L’idée le ravit. « Ah, c’est la santé et l’amour ! » me répond-il aussitôt.

Puis, la vision de mon enregistreur sonore qui gravera ce beau moment de vie l’effraye : « Ah, non, je ne veux pas être filmé ! » me dit-il, d’une réaction automatique. Petite négociation de comptoir. « Il n’y a pas d’image, vous savez … ». Rien à faire, je ne trouverais pas mon bonheur ici. Mon heureuse mais pas si simple thématique en suspens, je repars, songeuse.

Au journal de 13 heures, je m’aperçois que France 2 a eu la même idée que moi. Eux, ont ciblé les petits, naturellement spontanés et insouciants. Qu’est-ce-qui rend heureux les enfants ? : « Jouer avec mon copain », dit-l’un. « Et que Pierre ne m’embête pas » rajoute t-il, avec une petite moue grinçante.

En harmonie avec soi-même

« Embrasser ma maman » répond une fillette enlacée à sa mère, « manger une glace », articule un gourmand. Il est là le bonheur, tout simplement, sorti de la bouche des plus jeunes qui disent facilement les mots essentiels, comme ils les sentent.

A mon tour de lister pêle-mêle, à la manière d’une revue de presse, mes bonheurs de la semaine.

Ouvrir les yeux le matin en musique, accompagnée d’une belle chanson du nouvel album d’Elysian fields : «For House Cats And Sea Fans», préfigure une bonne journée.

Le printemps de retour ! Une des meilleures nouvelles car il s’accompagne, espérons-le, d’une météo clémente : température idéale et hautes lumières au dessus de nous.

Pollution à grande échelle et circulation alternée

Bien-sûr, le récent épisode de grande pollution sur la France entière, ne rend pas heureux mais la mesure de circulation alternée redonne espoir. Le gouvernement a décidé de limiter les véhicules motorisés dans certaines villes, à cause d’un taux de particules fines trop élevées. Il serait dû pour beaucoup à la pollution des voitures et camions Diésel.

Lundi 17 mars dernier, jour impair, les véhicules aux plaques d’immatriculations impaires devaient conduire. Le lendemain, jour impair, aurait été le tour des voitures paires.

J’ai testé et senti la différence. Adepte du vélo, ma toux chronique samedi 15, et dimanche 16 mars s’est arrêtée le lendemain, jour de la circulation alternée. Périphérique et rues fluides, beaucoup moins de pollution sonore aussi pour le passant, moins de stress ressenti.

Regrettons-juste que cette mesure n’ait duré qu’un seul jour. Pourtant, elle a été abondamment annoncée et relayée, pour finir noyée dans sa sur-médiatisation. La météo s’étant améliorée, les conducteurs ont pu reprendre le volant comme avant.

Une étude est en cours. Attendons les résultats et espérons une décision politique forte en faveur du refus de la pollution et pour le droit de chacun à respirer un air qui ne soit pas malsain. Une évidence qu’il devient urgent de rappeler.

Isabelle Artus.

Les enjeux de la nature en ville

SONY DSC« Les villes nature : utopie ou réalité ? » était le thème de la conférence publique de Natureparif  jeudi 6 février dernier, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France, dans l’auditorium de la société nationale d’horticulture de France, rue de Grenelle, à Paris. 

En France, les villes prennent de plus en plus d’espace sur le territoire national et les trois quarts environ de la population y habitent. Selon l’Insee : « La superficie de l’espace urbain en métropole a progressé de 20 % environ en dix ans, passant de 100 000 à 119 000 km2. En 2010, les villes occupent 22 % du territoire et abritent 47,9 millions d’habitants, soit 77,5 % de la population ».

Les conditions de vie en ville sont donc fondamentales. Pendant deux heures, l’écologue Marc Barra et le chargé de mission Ecologie urbaine Jonathan Flandin, tous deux de Natureparif, ont exposé les nombreux services rendus par la nature en ville et donc aux citadins et alerté sur sa nécessaire sauvegarde par une gestion écologique.

La réduction de l’effet « ilots de chaleur urbain »

Pour Jonathan Flandin, en ville, la végétation réduit l’effet « ilots de chaleur urbain », augmente l’hygrométrie (humidité de l’air) et le stockage du dioxyde de carbone ou CO2, un des principaux gaz à effet de serre.

Elle régule aussi la qualité de l’air et les pathogènes, les agents infectieux comme par exemple l’anophèle, le moustique qui transmet le paludisme, poursuit le chargé de mission Ecologie urbaine. La nature intervient aussi dans le processus de désimperméabilisation des sols (Strasbourg), a-t-il ajouté.

Des pratiques qui tuent le vivant

L’exposé a ensuite dressé une liste de pratiques qui tuent le vivant. Insecticides, fongicides, herbicides, parasiticides, phytopharmaceutiques … De la « pollution aux pesticides », précise Jonathan Flandin. Les jardiniers amateurs seraient les premiers en cause, suivis des collectivités de la voirie et des espaces verts puis de la SNCF, la DDE.

Des impacts sur la santé

Ces produits chimiques auraient des impacts sur l’homme et sur l’environnement, développe Jonathan Flandin, qui cite une étude de l’Inserm, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale. L’usage des pesticides, par exemple, représente selon lui, 30 % des contaminations de l’eau.

Il a ensuite évoqué la règlementation avec notamment l’arrêté du 27 juin 2011 qui interdit l’usage de certains produits dans des lieux public ou sensibles comme des hôpitaux. Cependant, a-t-il dit, en Ile-de-France : « la grande majorité est engagée dans une demande de réduction ».

Comment agir pour une gestion écologique ?

Des solutions comme multiplier les habitats et micro-habitats offrent une place à la faune et la flore rendent favorable la biodiversité en milieu urbain. Les prairies, éco-pâturages (Lille, Montreuil), les haies dites « champêtres », constituent autant de corridors écologiques.

Dans les coulées vertes, routes, voies ferrées, marres, murs et murets en pierre viennent se nicher des espèces. Il est possible aussi d’aménager des abris pour la faune comme des hôtels à insectes, des tas de bois où logeront d’autres animaux.

Ne pas oublier de communiquer

Après la mise en place de ces (bonnes) actions, il est essentiel de communiquer, conclut Jonathan Flandin. Sur le terrain : « des panneaux à messages : « Ici, espace sans pesticides », peuvent être créés par les classes d’écoles » et avoir une dimension éducative.

La place de la nature dans le bâti

L’écologue Marc Barra a poursuivi la conférence publique « Les villes nature : utopie ou réalité ? » sur le thème de la place de la nature dans le bâti. L’importance de l’énergie grise, c’est-à-dire celle dépensée à la production et à la fabrication des matériaux ou des produits, l’utilisation de matériaux bio sourcés, les plantes du processus d’épuration des eaux…

Marc Barra  a clos son exposé en annonçant le thème de la prochaine conférence publique sur les pesticides, le 20 mars prochain, 84, Rue de Grenelle, 75007 Paris.

Isabelle Artus

Pour en savoir plus 

Programme 2014 des conférences Natureparif

Etat de santé de la biodiversité 2012-2013 (Natureparif)

Diagnostic de l’état de santé biodiversité francilienne (Natureparif)