Quoi de beau cette semaine ?

Le temps magnifique du Nord au Sud, estival parfois, redonne le sourire. Pourtant, quinze degrés de température d’intervalle du jour au lendemain, cela laisse pantois. Le climat se dérègle, c’est certain.

Le défi de l’avion solaire Impulse 2

Belle prouesse ! L’avion solaire Solar Impulse 2 « a été dévoilé mercredi 9 avril, sur la base militaire de Payerne, en Suisse », révèle Le Monde.fr.

Après la grande réussite du plus long trajet jamais réussi en avion sans carburant, en mai 2013 aux Etats-Unis, ce géant des airs écologique veut tenter en 2015 le tour du monde.

«Voici le seul avion au monde qui peut voler sans jamais s’arrêter, qui peut voler jour et nuit sans brûler la moindre goutte de kérosène », a présenté fièrement André Borschberg, le pilote professionnel suisse qui a fondé le défi Solar Impulse avec l’aventurier Bertrand Piccard, annonce Le Figaro.

Macbeth au théâtre du soleil  

« La littérature peut refaire de la vie avec des cendres. De la vie autre. De la vie suivie, poursuivie », c’est Hélène Cixous, auteur et dramaturge au Théâtre du soleil, qui le dit joliment, dans son texte de présentation de Macbeth.

La célèbre troupe s’apprête à présenter la tragédie de Shakespeare, à partir du 30 avril. On y court absolument !

Tous au zoo de Vincennes !

« Les stars enfin prêtes », « Bienvenue chez eux », le zoo de Vincennes ré-ouvre après une toilette certainement pas de chat. Très vétuste, il est resté fermé six ans pour totalement faire peau neuve.

Exit les éléphants par manque d’espace vital pour eux, plus d’ours ni de gros mammifères. Heureusement, les familles de singes et autres babouins aux fesses rouges s’amuseront autant que les enfants ravis. 1,5 million à 2 millions de visiteurs par an sont attendus.

Happy !

On l’entend partout « Happy« , dans le casque de nos voisins dans le métro et dans les magasins, le black américain à la dégaine cool Pharell Williams fait l’unanimité avec son tube bonne humeur. Bravo l’artiste, une recette de bonheur.

Printemps, bonheur et grande pollution

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Tiens, le printemps est arrivé ! Hier, jeudi 20 mars 2014. Comme pour le signifier, le ciel avait revêtu son bleu immense dans lequel les yeux aiment à se plonger.

Jolie coïncidence, on fête aussi la journée mondiale du bonheur. Au réveil, l’envie me prend d’interviewer des personnes dans la rue, un micro-trottoir, en somme, qui se voudrait juste léger.

« Le bonheur, en deux mots, vous diriez-quoi ? » Mon interlocutrice sourit. Ce thème lui plait. Pourtant, l’auto censure l’emporte. Doutes, hésitations. Sa trop grande réflexion amène la lourdeur puis le blocage des réponses espérées. Le bonheur résumé en quelques perles de vie instantanées attendra.

La santé et l’amour

Plus loin, un cafetier derrière son zinc est disponible, passé le feu du service du déjeuner. Je ressors de ma besace mon bonheur en quelques mots. L’idée le ravit. « Ah, c’est la santé et l’amour ! » me répond-il aussitôt.

Puis, la vision de mon enregistreur sonore qui gravera ce beau moment de vie l’effraye : « Ah, non, je ne veux pas être filmé ! » me dit-il, d’une réaction automatique. Petite négociation de comptoir. « Il n’y a pas d’image, vous savez … ». Rien à faire, je ne trouverais pas mon bonheur ici. Mon heureuse mais pas si simple thématique en suspens, je repars, songeuse.

Au journal de 13 heures, je m’aperçois que France 2 a eu la même idée que moi. Eux, ont ciblé les petits, naturellement spontanés et insouciants. Qu’est-ce-qui rend heureux les enfants ? : « Jouer avec mon copain », dit-l’un. « Et que Pierre ne m’embête pas » rajoute t-il, avec une petite moue grinçante.

En harmonie avec soi-même

« Embrasser ma maman » répond une fillette enlacée à sa mère, « manger une glace », articule un gourmand. Il est là le bonheur, tout simplement, sorti de la bouche des plus jeunes qui disent facilement les mots essentiels, comme ils les sentent.

A mon tour de lister pêle-mêle, à la manière d’une revue de presse, mes bonheurs de la semaine.

Ouvrir les yeux le matin en musique, accompagnée d’une belle chanson du nouvel album d’Elysian fields : «For House Cats And Sea Fans», préfigure une bonne journée.

Le printemps de retour ! Une des meilleures nouvelles car il s’accompagne, espérons-le, d’une météo clémente : température idéale et hautes lumières au dessus de nous.

Pollution à grande échelle et circulation alternée

Bien-sûr, le récent épisode de grande pollution sur la France entière, ne rend pas heureux mais la mesure de circulation alternée redonne espoir. Le gouvernement a décidé de limiter les véhicules motorisés dans certaines villes, à cause d’un taux de particules fines trop élevées. Il serait dû pour beaucoup à la pollution des voitures et camions Diésel.

Lundi 17 mars dernier, jour impair, les véhicules aux plaques d’immatriculations impaires devaient conduire. Le lendemain, jour impair, aurait été le tour des voitures paires.

J’ai testé et senti la différence. Adepte du vélo, ma toux chronique samedi 15, et dimanche 16 mars s’est arrêtée le lendemain, jour de la circulation alternée. Périphérique et rues fluides, beaucoup moins de pollution sonore aussi pour le passant, moins de stress ressenti.

Regrettons-juste que cette mesure n’ait duré qu’un seul jour. Pourtant, elle a été abondamment annoncée et relayée, pour finir noyée dans sa sur-médiatisation. La météo s’étant améliorée, les conducteurs ont pu reprendre le volant comme avant.

Une étude est en cours. Attendons les résultats et espérons une décision politique forte en faveur du refus de la pollution et pour le droit de chacun à respirer un air qui ne soit pas malsain. Une évidence qu’il devient urgent de rappeler.

Isabelle Artus.

Intermittence du spectacle : entretien avec Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT-Spectacle.

Les intermittents du spectacle sont toujours en colère, en cette fin de premier trimestre 2014, à l’heure des négociations de révision de l’assurance-chômage. Qu’est-ce qui caractérise cette catégorie professionnelle ? Culturepositive se penche sur leurs profils, avec leurs témoignages et ceux de différents acteurs de leur vie professionnelle. Entretien avec Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT Spectacle.

En France, « les intermittents du spectacle représentent 3,5 % des demandeurs d’emplois indemnisés », selon Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT Spectacle. « Sur 3,2 millions d’indemnisés en tout, les intermittents sont 112.000. Pôle Emploi dépense environ 1, 3 milliard pour eux sur les 37 milliards de dépenses d’indemnités par an, tous métiers confondus », ajoute-t-il.

Discontinuité des contrats et crise

L’intermittence du spectacle est touchée par deux facteurs principaux, explique Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT-Spectacle. D’abord : « le côté structurel, dû à la discontinuité des contrats à durée déterminée et des CDD à usage. Les embauches se font au projet et les ils sont courts », témoigne t-il. « Un musicien, par exemple, travaillera par période d’une journée à quelques semaines d’affilée et aura environ 10 à 20 employeurs dans l’année ».

Ensuite : « le côté conjoncturel, avec la crise qui ralentit les projets culturels. Dans le privé comme dans le public, les financements ont baissé et le volume d’emplois avec », explique Denis Gravouil.

En plus, « le turn over est énorme dans ces professions », confie le secrétaire général de la CGT spectacle.

Les femmes intermittentes : grandes perdantes

Les femmes intermittentes, techniciennes et artistes (Annexe 8 et 10 de l’assurance chômage) sont les grandes perdantes, confie t-il, car « elles représentent un tiers seulement des allocataires. Il y a là un gros problème de société », pointe-t-il.

Manifestation des intermittents du spectacle le 27 février 2014 à Paris.
Manifestation des intermittents du spectacle le 27 février 2014 à Paris.

« Pour les comédiennes, par exemple, passé trente ans, le nombre de rôles féminins diminue » ajoute Denis Gravouil. D’autre part, les femmes artistes et techniciennes ont beaucoup de difficultés à concilier congés maternité et carrière.

Culturepositive aura l’occasion de connaître de plus près la vie des artistes à travers leurs témoignages. Ils et elles confieront leurs difficultés et aussi à quel point leurs métiers les passionnent.              Isabelle Artus

Pour en savoir plus :

Rue 89 / Le Nouvel Observateur 

 

Les intermittents du spectacle dans la rue pour défendre leurs droits

Malgré une pluie battante, entre 10.000 personnes selon la CGT-spectacle, 8.000 selon le SNJ-CGT et 3.000 selon la police, manifestaient à Paris pour la sauvegarde du régime spécial de chômage des intermittents du spectacle, jeudi 27 février.

Artistes et techniciens intermittents du spectacle refusent la suppression des annexes 8 et 10 du régime spécial de chômage, demandée par le Médef. Ce dernier, principal syndicat patronal français, veut faire basculer cette catégorie professionnelle au régime général de chômage. Elle serait trop favorisée à ses yeux et trop coûteuse.

Manifestation des intermittents du spectacle, le 27 février 2014 à Paris. Crédits photos : Isabelle Artus.
Manifestation des intermittents du spectacle, le 27 février 2014 à Paris.
Crédits photos : Isabelle Artus.

Dans le calme, le long cortège parti de la Place du Palais-Royal, proche du ministère de la Culture, traverse le Louvre et sa pyramide majestueuse. Rue des Saints pères, la pluie redouble et les parapluies s’ouvrent. Passé l’hôtel Lutetia, la colonne de marcheurs s’allonge pour aboutir aux portes de l’organisation patronale du Médef située à l’Ecole militaire, dans le très chic 7e arrondissement.

Fin de la manifestation des intermittents du spectacle devant les portes du Médef à Paris.  Crédits photo : Isabelle Artus.
Fin de la manifestation des intermittents du spectacle devant les portes du Médef à Paris.
Crédits photo : Isabelle Artus.

Quand on questionne les artistes sur leur vie professionnelle, rares sont ceux qui vivent bien de leur art. Un comédien bilingue de naissance qui joue en anglais comme en français, m’avoue qu’il travaille souvent pour Disneyland à Marne-La-Vallée, faute de cachets. Un petit boulot d’animation bien loin du théâtre, soupire-t-il. Chaque année, il se lance dans une chasse effrénée aux cachets. Ses contrats restent très discontinus.

Un autre comédien confie ne pas être payé lorsqu’il apprend son rôle chez lui. Cela peut lui prendre des semaines de travail. Son salaire démarre seulement au moment où il rejoint la troupe en répétition.

Spectacle éphémère dû au vent en bord de route de la manifestation des intermittents. Crédits photo : Isabelle Artus.
Spectacle éphémère dû au vent en bord de route de la manifestation des intermittents.
Crédits photo : Isabelle Artus.

En quoi le régime des intermittents du spectacle pourrait-il être aligné à celui de n’importe quel employé du régime général alors que leurs rythmes de travail, la rareté de celui-ci, la nature même des métiers, sont incomparables ?

Pourquoi défendre l’exception culturelle de la France, qui dope cette industrie de grande renommée internationale, et en même temps restreindre les conditions de vie des artistes ?

Isabelle Artus

Pour en savoir plus :

Le Monde du 27.2.2014

France 2 du 27.2.2014

Rue du conservatoire.fr du 19.2.2014

Les intermittents du spectacle dans la rue pour défendre leurs droits

Malgré une pluie battante, entre 10.000 personnes selon la CGT-spectacle, 8.000 selon le SNJ-CGT et 3.000 selon la police, manifestaient à Paris pour la sauvegarde du régime spécial de chômage des intermittents du spectacle, jeudi 27 février.

Artistes et techniciens intermittents du spectacle refusent la suppression des annexes 8 et 10 du régime spécial de chômage, demandée par le Médef. Ce dernier, principal syndicat patronal français, veut faire basculer cette catégorie professionnelle au régime général de chômage. Elle serait trop favorisée à ses yeux et trop coûteuse.

Manifestation des intermittents du spectacle, le 27 février 2014 à Paris. Crédits photos : Isabelle Artus.
Manifestation des intermittents du spectacle, le 27 février 2014 à Paris.
Crédits photos : Isabelle Artus.

Dans le calme, le long cortège parti de la Place du Palais-Royal, proche du ministère de la Culture, traverse le Louvre et sa pyramide majestueuse. Rue des Saints pères, la pluie redouble et les parapluies s’ouvrent. Passé l’hôtel Lutetia, la colonne de marcheurs s’allonge pour aboutir aux portes de l’organisation patronale du Médef située à l’Ecole militaire, dans le très chic 7e arrondissement.

Fin de la manifestation des intermittents du spectacle devant les portes du Médef à Paris.  Crédits photo : Isabelle Artus.
Fin de la manifestation des intermittents du spectacle devant les portes du Médef à Paris.
Crédits photo : Isabelle Artus.

Quand on questionne les artistes sur leur vie professionnelle, rares sont ceux qui vivent bien de leur art. Un comédien bilingue de naissance qui joue en anglais comme en français, m’avoue qu’il travaille souvent pour Disneyland à Marne-La-Vallée, faute de cachets. Un petit boulot d’animation bien loin du théâtre, soupire-t-il. Chaque année, il se lance dans une chasse effrénée aux cachets. Ses contrats restent très discontinus.

Un autre comédien confie ne pas être payé lorsqu’il apprend son rôle chez lui. Cela peut lui prendre des semaines de travail. Son salaire démarre seulement au moment où il rejoint la troupe en répétition.

Spectacle éphémère dû au vent en bord de route de la manifestation des intermittents. Crédits photo : Isabelle Artus.
Spectacle éphémère dû au vent en bord de route de la manifestation des intermittents.
Crédits photo : Isabelle Artus.

En quoi le régime des intermittents du spectacle pourrait-il être aligné à celui de n’importe quel employé du régime général alors que leurs rythmes de travail, la rareté de celui-ci, la nature même des métiers, sont incomparables ?

Pourquoi défendre l’exception culturelle de la France, qui dope cette industrie de grande renommée internationale, et en même temps restreindre les conditions de vie des artistes ?

Isabelle Artus

Pour en savoir plus :

Le Monde du 27.2.2014

France 2 du 27.2.2014

Rue du conservatoire.fr du 19.2.2014