Que vive le Printemps des poètes !

"Poésie sous parapluie" par des enfants d'une école du quartier de Compans Caffarelli à l'occasion du Printemps des poètes.
« Poésie sous parapluie » par des enfants d’une école du quartier de Compans Caffarelli à l’occasion du Printemps des poètes. Photo : I.Artus

Ce matin, à la sortie du métro Compans Caffarelli à Toulouse, j’ai été agréablement assaillie par un trio de jeunes garçons souriants sous deux parapluies : « Nous sommes la poésie sous parapluie, voulez-vous en écouter une ? » 

Et les voilà partis l’un après l’autre à déclamer Jean de La Fontaine et aussi Antoine de-Saint-Exupéry et son merveilleux Petit prince avec un enthousiasme particulier.

Quel bonheur de voir les enfants heureux de manier la langue française et la rendre accessible en s’en faisant les porte-voix ! « Voilà un Printemps des poètes bien vivant », je me dis,  » grâce à un ou une idée lumineuse de professeurs des écoles voisines, chapeau bas !

La place était pleine de bambins qui allaient et venaient de personne en personne tels des abeilles en recherche de fleurs pour déclamer leurs poésies.

Cette année, le Printemps des poètes célèbre l’Afrique jusqu’au 19 mars.

Dans ce continent, ils sont nombreux à manier la langue depuis longtemps pour raconter les histoires locales qui font la grande Histoire de leurs régions, de leur pays, on les appelle les griots.

Léopold Sédar Senghor, Amadou Ampâté Ba, figurent parmi les grands noms de la poésie africaine.

Pour Toulouse et la région Occitanie, voici où profiter de cette magnifique célébration de la poésie qu’est le Printemps des poètes, suivez le guide !

 

Isabelle Artus

Que 2017 vous soit heureuse !

Voici le temps des voeux. A ceux qu’on aime, à nous mêmes et à qui il est bon d’envoyer un heureux signe d’existence, pour démarrer tous debout et pleins de vitalité la nouvelle année.

Le mien prendra la forme de ces quelques mots sur fond coloré.

Chez moi il y a une porte rose sur laquelle on peut écrire. Voici le message que ma petite nièce de 10 ans, à créé. Il y manque un « e » mais il est tellement joli ainsi que cela rend la joie encore plus forte.

 

Ode à la joie à l'orée de 2017 !

Ode à la joie à l’orée de 2017 ! Crédits photos : Isabelle Artus.          

Chez moi, il y a aussi une bibliothèque. Dernièrement, je suis tombée nez-à-nez avec Baudelaire et ses « Fleurs du mal ». J’aimerais vous partager ma re découverte, à travers de poème :

Elévation

Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées

Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,

Par delà le soleil, par delà les éthers,

Par delà les confins des sphères étoilées,

Mon esprit, tu te meus avec agilité,

Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,

Tu sillonnes gaîment l’immensité profonde

Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides

Va te purifier dans l’air supérieur,

Et bois, comme une pure et divine liqueur,

Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins,

Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,

Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse

S’élancer vers les champs lumineux et sereins !

Celui dont les pensers, comme des alouettes,

Vers les cieux le matin prennent un libre essor,

Qui plane sur la vie et comprend sans effort

Le langage des fleurs et des choses muettes !       

Charles Baudelaire                                    

Les marionnettes sages de Yase Tamam

La compagnie iranienne se produit à l'Espace Bonnefoy le 18 novembre dans le cadre de Marionnettissimo.
La compagnie iranienne se produit à l’Espace Bonnefoy le 18 novembre dans le cadre de Marionnettissimo. Crédit photo : Mani Lotfizadeh.

Avec leur spectacle « Count to one », la compagnie iranienne de théâtre de marionnettes Yase Tamam nous parle d’Amour. Celui, géant, universel, mille fois expérimenté, source de vie, d’ Omar Khayyam, grand poète soufi du Moyen-Age.

Dans ce spectacle qui met en scène trois soldats déposant les armes, Yase Tamam a choisi de s’appuyer sur « Les quatrains » de cet auteur qui en Iran, un des berceaux de l’humanité, est considéré comme une figure majeure de la littérature du pays.

Mais plus encore, il s’agit d’un enchanteur, d’un bienfaiteur, d’un faiseur d’étoiles…

Il est rare de pouvoir écouter, voir, s’imprégner de l’art de troupes aux cultures si différentes et de voyager, grâce à elle, bien loin, alors, honneur à vous les artistes, nous serons des vôtres, ce soir là, au centre culturel Espace Bonnefoy.

« La caravane de la vie passe dans l’étrangeté.

Viens, saisis le moment qui passe dans la joie.

Pourquoi pleurer les amis et leurs lendemains, Saki ?

Verse encore du vin, la nuit passe elle aussi ».

 Extrait des « Quatrains » d’Omar Kayyam, préfacés et traduits du persan par le Sayed Omar Ali-Shah. Editions Albin Michel.

« Papier, ciseaux, forêt, oiseaux »

Les comédiennes Nathalie Vinot et Nathalie Hauwelle menant joyeusement leur pièce "Papier ciseaux forêt oiseaux" au théâtre du Grand Rond. Crédit photos : Jean-François Daviaud.

Les comédiennes Nathalie Vinot et Nathalie Hauwelle menant joyeusement leur pièce « Papier ciseaux forêt oiseaux » au théâtre du Grand Rond. Crédit photos : Jean-François Daviaud.

Il était une fois sur scène deux Nathalie à l’imagination créative.

Devant elles, une grande table où elles inventent les décors, découpent sous nos yeux des rondes de personnages en papier, en carton, créent un nuage en laine et aussi des licornes, et tout ça en trois coups de cuillères à pot et de ciseaux.

Puis, une drôle de reine ou plutôt une reine drôle au chapeau pointu arrive. Elle s’ennuie mais son amoureux le roi rentrera dans l’histoire …

Un spectacle rocambolesque mené tambour battant par des comédiennes inspirées.

Une pièce qui émerveillera les enfants et réjouira les grands. Crédits photo : Jean-François Daviaud
Une pièce qui émerveillera les petits et réjouira l’âme d’enfant des grands. Crédits photo : Jean-François Daviaud                                     

Spectacle jusqu’à samedi 12 novembre au  théâtre du Grand Rond

Isabelle Artus

Au fil de Culturepositive

Couleurs automnales en Méditerranée languedocienne. Crédits : Isabelle Artus
Couleurs automnales en Méditerranée languedocienne. Crédits : Isabelle Artus

La corneille m’a réveillée ce matin.

L’automne est bien là.

Il fait frais dehors.

Bien le bonjour ! A  la manière des haïkus japonais. Ces très courtes pièces de poésie, instantanés simples et profonds ayants trait à la saison en cours, en trois lignes.

Bonnes nouvelles d’une auteure chère à nôtre cœur, Anne Le Maître, avec la publication de son dernier ouvrage « Fenêtres », dans cette très jolie édition de La renarde rouge.

Cette fois-ci, nous nous retrouvons à sa fenêtre, confortablement assis à côté d’elle–est-elle ouverte par instants, on croirait sentir les odeurs ? – à observer, ressentir le village, les états et subtilités de la nature puissante, doucement captivés par des mots si choisis.

« Tôt le matin, pousser les volets, guetter l’aube qui pointe à travers les rideaux. Jour après jour, de saison en saison, accueillir les premiers flocons et l’arrivée des hirondelles, la montée du brouillard, l’éclosion des lilas… C’est la ronde des saisons qui passe sur la ville. C’est la danse lente du temps à la fenêtre. », décrit l’écrivaine de sa belle plume.

L’urgence de préserver la biodiversité

On parle beaucoup du climat et c’est primordial mais pas assez de la protection des espèces. Quand je dis cela, je parle aussi de l’homme, j’entends : du règne du Vivant. Son sort est très lié à celui de la nature, des espèces, de la biodiversité.

Actuellement, les espèces animales payent gravement et de plus en plus vite les conséquences des inconséquences de l’Homme destructeur.

Une centaine de spécialistes français de la biodiversité se réunissait début octobre à Ramonville, près de Toulouse, pour statuer de la disparition de certaines espèces, à l’initiative de la société Collecte localisation satellite, CLS, une filiale du CNES, Centre national d’études spatiales.

La CLSC a développé un fameux système permettant de suivre depuis l’espace les parcours migratoires de certains animaux, via des balises Argos, afin de les protéger. « Ces trente dernières années, plus de 100 000 animaux ont étés suivis », indiquait La Dépêche, dans son édition du 6 octobre dernier.

Le rapport « Planète vivante »  sur la terre et sa biodiversité

Fin octobre, le WWF publiait son dernier et édifiant rapport « Planète vivante ». L’Organisation mondiale de protection de la nature y lançait encore une fois un message d’urgence :

« Alarmant par son rythme, le déclin de la biodiversité du globe menace la survie des autres espèces et de notre propre avenir, lance t’elle, rappelant « à la fois la gravité de la situation et les solutions à portée de main pour commencer à y remédier. »

Le rapport du WWF poursuit : « L’Indice Planète vivante* révèle que les populations mondiales de poissons, d’oiseaux, de mammifères, d’amphibiens et de reptiles ont régressé de 58 % entre 1970 et 2012 et analyse « Or, à moins d’entamer dès maintenant la réforme de nos systèmes alimentaire et énergétique et d’accomplir les engagements globaux pris pour lutter contre le changement climatique, protéger la biodiversité et soutenir le développement durable, ce pourcentage aura franchi le seuil des deux tiers rien qu’en l’espace du demi-siècle 1970-2020 ».

* L’Indice Planète Vivante, IPV, mesure la biodiversité en collectant les données recueillies sur les populations de différentes espèces de vertébrés et en calculant la variation moyenne de l’abondance au fil du temps.

 Essayons de penser « tâche d’huile », chacun apporte sa pierre à l’édifice d’un monde meilleur, respectueux de la nature et de l’être humain, cela prend peu à peu de l’ampleur, et notre société change vraiment.

Isabelle Artus

 Pour en savoir plus

Le site d’Anne Le Maître

Le site de La renarde rouge

Le site du WWF et rapport Planète vivante

Au fil de Culturepositive

CULTURE LOGO

Avant tout, merci sincèrement de rester fidèles à ce blog.
Culturepositive était ces temps-ci à la fois au charbon et sur les routes, en quête d’idées régénérantes à transmettre. Et puis : avons nous besoin de quantité ? Bien sûr que non.

Au fil du blog, vous lirez bientôt : l’expérience du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle en Occitanie, entre Moissac et Condom. Elle s’est révélée totalement ressourçante, nous en reparlerons prochainement, photos à l’appui.

La « Nouvelle petite forme » de Culturepositive a trouvé un nom : « Les bonnes nouvelles ». Inaugurée récemment, cette courte forme éditoriale se veut à l’affut des trouvailles, bonnes idées et bonnes pratiques du moment, ici, pas loin. Son esprit est celui de l’écosystème de Culturepositive : se faire l’écho d’un mieux vivre respectueux de la nature et de l’humain. Elle reviendra régulièrement.

Un nouveau magazine a vu le jour récemment en Occitanie : Sans Transition ! Engagé, citoyen, territorial, participatif, ce bimensuel très étayé se veut « porteur d’espoir et de changement grâce à la mise en lumière d’exemples concrets pour participer à la transition sur les territoires ». Prochain numéro en octobre. Culturepositive s’en fait l’écho tout de suite dans un article.

Bonnes lectures et à bientôt !

Isabelle Artus

La nouvelle petite forme de Culturepositive

CULTURE LOGO

Culturepositive lance une nouvelle petite forme éditoriale à l’affut des trouvailles, bonnes idées et bonnes pratiques du moment, ici, pas loin. Son esprit est celui de son écosystème : se faire l’écho d’un mieux vivre respecteux de la nature et de l’humain. Elle reviendra régulièrement. Bonne lecture !

Vif, sympa, sportif, réactif, il file où vous êtes sur son triporteur-atelier jaune : qui est-ce ? C’est Camille, un des premiers réparateurs de vélo à domicile à Toulouse. « Le premier à lancer ce service était à Marseille mais là-bas, ça monte et ça descend, c’est pas comme ici », m’explique t-il, tout en dépliant sa grande caisse à l’avant pour en sortir ses outils. A bord de son engin à mobilité douce, il sillonne Toulouse assurant dépannage, entretiens et diagnostic chez vous. En deux minutes, le voici qui déplie ce qui ressemble à un énorme pieds de caméra ou de lumière pour le cinéma : il y fixe votre vélo et travaille ensuite aisément dessus. « Au début, c’était difficile mais maintenant ça marche à fond », confie Camille.
Son entreprise, MécaniCycle, est un modèle de bonnes pratiques environnementales et de proximité. Allez Camille !

Il est toujours agréable de découvrir un musicien qui invente des mélodies apaisantes. Elles vous accompagnent en voiture sur des kilomètres et l’on se prend même à rêver rouler sur des highway interminables de Californie. Je suis tombée dessus un beau jour, non pas par hasard car je n’y crois pas, mais par bonheur. J’ai envie de vous faire profiter de son inspiration : il s’appelle J.D Sage, il est canadien et fabrique une subtile diffusion de notes !
Ecoutez : What about me
Ecoutez : Sound and images

Christophe Bernard, lui, est un herboriste passionné, enseignant et auteur. Il vit dans le Lubéron, non loin de là où je suis née, une part de paradis sur terre. Son blog « Althéa Provence » est une mine d’informations sur les plantes. Récemment, il a mis en ligne un podcast : « Pourquoi s’intéresser aux plantes » où il pointe l’utilité de ranimer ce savoir perdu. « On a pas su garder intacts et vivants les deux savoirs de la science et des plantes, comme l’on fait les Chinois, par exemple, regrette t-il. On a perdu le savoir-faire au profit du savoir livresque, celui de bouche à oreille, de maître à élève, de mère en fille, quand votre quelqu’un chez vous se foule la cheville et qu’on lui fait un cataplasme de consoude. C’est un savoir de toucher, d’observation, de ressenti… » Ecoutez son Podcast en entier ici 

Ainsi s’achève pour aujourd’hui cette nouvelle petite forme éditoriale à retrouver régulièrement.

Notez déjà que Culturepositive vous propose bientôt un zoom sur l’arthérapeute et artiste ariégeoise Monika Walter qui a fait de l’art de vivre et du droit au bonheur sa marque de fabrique, par la danse libre, la peinture en mouvements et l’art culinaire.

Isabelle Artus

Culturepositive, écosystème témoin d’un mieux vivre respectueux de la nature et de l’humain.

*Culturepositive remercie Sacha Hartgers pour son joli logo

Pleins feux sur la « Nuit de la lumière »

La troupe de la compagnie Karnavires, à Toulouse, le 1er juillet 2016. Photo : Isabelle Artus

La compagnie Karnavires, à Toulouse, le 1er juillet 2016. Photo : Isabelle Artus

Belle soirée festive pour la « Nuit de la lumière » ce vendredi 1er juillet, organisée par le centre culturel Bonnefoy dans l’agréable parc Michelet.  

Bien-être au vert, convivialité sous les arbres au son de chansons françaises reprises en chœur par le public, duo de comédiens talentueux, production pyrotechnique spectaculaire, il faisait bon être là hier.

Tandis que les deux complices à l’humour décalé de la compagnie 24 carats déambulaient entre le public sur la pelouse et près de la buvette, les enfants s’amusaient sous les arbres aux jeux d’extérieur.

Moments de poésie entre jeux de lumières et reflets sur l'eau. Photo : Isabelle Artus
Moments de poésie entre jeux de lumières et reflets sur l’eau. Photo : Isabelle Artus

La nuit venue, la troupe Karnavires a déployé son spectacle pyrotechnique grand format devant le bassin. Une performance poétique où des personnages venus d’un pays aux longs chapeaux et aux tuniques colorées ont fait jaillir et virevolter mille feux.

Un spectacle créatif mais aussi très technique ce vendredi 1er juillet à Toulouse pour la Nuit de la lumière. Photo : Isabelle Artus
Un spectacle créatif mais aussi très technique ce vendredi 1er juillet à Toulouse pour la Nuit de la lumière. Photo : Isabelle Artus

Isabelle Artus

POUR  EN  SAVOIR  PLUS

Site du duo clownesque de la compagnie 24 carats 

Vidéo de la compagnie Karnavires 

Culturepositive se fixe à Toulouse

Culturepositive prend la couleur de la brique rose. Le blog quitte Paris pour le Sud. Pour de bon. Le Sud-Ouest plus exactement et Toulouse précisément.

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La majestueuse Place du Capitole. Crédits Photo : Isabelle Artus.            

Un peu plus d’un mois déjà à Toulouse et une envie de raconter cette ville haute en couleurs, rurale et européenne, entre champs, montagne et mer.

Mais par quels mots en parler alors que je la découvre encore ? Et puis, Nougaro l’a tellement bien décrite que la barre est hors d’atteinte.

J’ai donc décidé de rendre l’exercice léger, partir l’appareil photo 55 mm en bandoulière et raconter de façon impressionniste mes premiers pas sur son sol.

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Avec les premiers beaux jours, les Toulousains profitent des rives de la Garonne. Crédits photo : Isabelle Artus 
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Crédits photo : Isabelle Artus 

Vous savez, ici les vieux ont des cannes.

Ici, on dit « au revoir et merci !  » au chauffeur en descendant du bus. Ici, la parole est large et facile, et d’ailleurs, c’est déjà beaucoup l’Espagne.

Ici, dans le métro, une voix vous annonce les stations en français et en occitan, cela chante d’une manière unique et puis la programmation musicale vibre plaisamment relax.

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Rue vers la place Saint Sernin. Crédits photo : Isabelle Artus

Hier, aux Minimes, un poivrot dans la rue m’a réclamé un peu d’argent « pour acheter de l’eau », l’air tout naturel. Ils n’ont pas froid aux yeux ici.

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L’hôtel renaissance d’Assézat, abrite depuis 1995 la fondation Bemberg, créée par le collectionneur humaniste George Bemberg. Crédits photos : Isabelle Artus   

A la fondation Bemberg, dans le joli hôtel d’Assézat, on peut voir les œuvres de très près sur deux étages. Quel plaisir et quel luxe ! En plus, il n’y a pas foule aujourd’hui dans les petites pièces en enfilade décorées de peinture renaissance à vénitienne du XVIIIe siècle, de Bonnard aux Fauves ; on se sent vraiment comme chez soi.

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Place dans l’hyper centre. Crédits photo : Isabelle Artus
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Rue médiévale avec des maisons à colombages. Crédits photo : Isabelle Artus         

Sur la magistrale place du Capitole, devant l’Hôtel de ville, les jeunes de #NuitDebout tiennent le pavé. Sur leur pancartes, on peut lire : « On capitule pas, on Capitole ».

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Les jeunes de #Nuitdebout en fin d’après-midi au Capitole. crédits photo : Isabelle Artus 
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Signalétique de récupération : le débat, c’est par là. Crédit photo : Isabelle Artus

Cela fait plusieurs nuits qu’ils ne dorment pas, discutent, votent, échangent. Ils veulent réinventer un monde meilleur et distillent leur courage et leur envie de faire bouger les lignes d’une société qui ne leur parle plus et qui peine à changer de forme. On se croirait en mai 68 en plus calme.

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Le vieux pont neuf sur la Garonne. Crédits photo : Isabelle Artus

Toulouse, « c’est encore plus beau la nuit », m’a t’on dit hier soir. Les voutes du Pont neuf, le plus vieux de la cité, comme il se doit, étaient éclairées de rouge flamboyant. Le voici de jour, magnifique aussi.

Sur la Garonne, les ponts dessinent de leurs grands bras des perspectives prolongeant le regard aux quartiers de chaque extrémité. Saint Cyprien a pour l’instant ma préférence avec ses ruelles et ses petites places charmantes.

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Rue à Saint-Cyprien, un joli quartier de Toulouse sur l’autre rive de la Garonne. Crédits photos : Isabelle Artus

En suivant les quais vers la place de la Daurade, la promenade devient bucolique. D’un côté la Garonne, l’eau et le beau pont neuf, de l’autre de belles façades d’appartements prisés.

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Façades romantiques sur les quais. Crésits photo : Isabelle Artus
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Les appartements, tous différents, donnent sur les platanes et la Garonne. Crédits photo : Isabelle Artus
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Crédits photo : Isabelle Artus

Une belle illustre sculptée dominant un portail par ici, une petite rue plus loin par là…

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En ville, de nombreuses figures ornent les portes et entrées d’anciennes demeures. Crédits photo : Isabelle Artus
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Un des charmes de Toulouse réside dans ses innombrables petites rues où on aperçoit parfois des jardins très secrets. Crédits photo : Isabelle Artus

Vers Saint Sernin, le cinéma d’art et d’essai ABC, rue Saint Bernard, affiche la présence de Raymond Depardon et sa femme productrice. Ils viennent présenter à la salle comble leur dernier film « Les habitants », « un film sur la parole », précisera le réalisateur qui signe à son habitude un film hors norme, à la manière du photographe sociologue mais muni de caméra.

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Cinéma d’auteur, débats avec les équipes des films, l’ABC est un repère du 7e art hors des sentiers battus. Crédits photos : Isabelle Artus

Ici , tout a été simple, facile de réserver les places, pas de cohue, une attente non contraignante : de nouveau cette sensation d’être privilégiée, mais non, en réalité, il s’agit simplement de juste mesure, une situation à taille humaine. Enjoy.

A deux pas de là, l’incontournable basilique romane Saint Sernin, est belle de l’extérieur comme de l’intérieur, avec ses volumes conçus pour accueillir les pèlerins en chemin vers Compostelle.

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La basilique Saint Sernin abrite les reliques de Saint Saturnin, saint patron de la ville de Toulouse, évêque et martyr, chef de file de la plus ancienne communauté chrétienne locale. Crédits photos : Isabelle Artus 
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Des concerts classiques ont régulièrement lieu à Saint Sernin. Crédits photos : Isabelle Artus
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La basilique Saint Sernin : « une fleur de corail que le soleil arrose » a écrit Claude Nougaro. Crédits photo : Isabelle Artus        

Dans le beau quartier des Chalets aux maisons bourgeoises, je croise en vélo la place de la Concorde, discrète celle-là, il faut connaître l’endroit pour ne pas le rater.

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Pas loin, le célèbre Café de la Concorde coule une belle existence depuis le 17ème siècle, paraît-il et quelques concerts par semaine.

La première balade toulousaine ne peut s’achever sans un hommage au grand Claude Nougaro qui mieux que personne a su trouver les mots pour dire Toulouse.

Isabelle Artus

Vidéo de Claude Nougaro chantant « Toulouse ».

« Extension » du handicap et acrobaties à haut risque

Solene Mossard
Le cirque Inextrémiste dans « Extension » au théâtre Monfort. Crédits Photo : Solène Mossard.

Le théâtre Monfort présente jusqu’au 3 janvier « Extension », un spectacle hors normes à sensations fortes.

Il était une fois trois circassiens au bord du risque dont un handicapé et une pelleteuse.
Au début, ils sont deux, gonflés à bloc, défiant les lois de la gravité avec planches et bidons. Ils les assemblent les unes aux autres, crescendo, escaladant ces échafaudages précaires, tâtonnant ici un pieds, engageant là le corps tout entier, en quête du point d’équilibre et toujours plus haut. Le spectateur retient son souffle.

Tout à coup, un vrombissement annonce l’entrée en scène du troisième luron, aux commandes d’une pelleteuse. Le circassien handicapé va alors effectuer toute une chorégraphie avec sa machine. Elle entre en rotations, se penche de tous côtés, et son long bras articulé peut attraper et élever les planches sur lesquelles les deux autres acrobates de haut vol vont évoluer.

Ce spectacle, qui n’oublie pas d’être ponctué d’humour et de poésie, repousse les limites du handicap et de la perception que nous en avons. Il traite d’humanité mais aussi de pouvoir, de solidarité et d’inter dépendances, en fait d’unité.

Allez-y, vous serez étonnés et n’oublierez-pas « Extension »!

Isabelle Artus

« Extension » au théâtre Monfort