Une semaine avec « Le Monde »

Matthieu Ricard, porte-parole et traducteur du dalaï lama.
Matthieu Ricard, porte-parole et traducteur du dalaï lama. Photo : M. Ricard/Wikimedia Commons.

Matthieu Ricard, moine bouddhiste, traducteur du dalaï lama, porte haut la parole de cet enseignement. Auteur de plusieurs livres, il a récemment écrit « Plaidoyer pour l’altruisme » où il développe les bienfaits de la méditation sur la santé.

Mais Matthieu Ricard va encore plus loin. Il a accepté d’être le « cobaye » de recherches menées par l’Institut Mind and Life. Cet organisme, mis en place par son chef spirituel tibétain, est spécialisé dans les « sciences contemplatives », une récente discipline qui étudie les sciences cognitives et le bouddhisme.

Dans un entretien avec Le Monde cette semaine, le porte-parole francophone du Bouddhisme explique que « des IRM effectuées sur des sujets pratiquant la méditation sur l’amour altruiste ont objectivé une stimulation des aires cérébrales associées aux émotions positives ».

Dernier palmier Hyophorbe-amaricaulis se trouve à Curepipe, à l'Ile Maurice.
Le dernier palmier Hyophorbe-amaricaulis se trouve à Curepipe, à l’Ile Maurice. Photo : Coolth/Wikimedia Commons.

Jardin botanique du XVIIIe siècle en péril à Maurice

Horreur ! « Le déclin du jardin de Pamplemousses », joyau botanique de l’Ile Maurice, datant du XVIIIe siècle, lit-on dans Le Monde. Des espèces nuisibles ont envahi les célèbres nénuphars Victoria géants, les écriteaux nous indiquant le nom de la plante rapportée par tel navigateur de l’époque coloniale, sont détruits. Tout un pan de l’histoire botanique de cette époque est à l’abandon.

J’ai connu ce jardin, en mission à l’Ile Maurice pour une émission de RFI dans toutes les langues des îles françaises  « Nous près, nous loin ». Je me rappelle d’un havre de paix merveilleux au microclimat relaxant. Ce jardin Pamplemousse qui « abriterait 600 espèces d’arbres dont 80 palmiers, n’est plus ce qu’il était », écrit Le Monde. Il foisonnait d’espèces rares et endémiques de l’Océan Indien, il y a 15 ans. Partout, des arbres multi-centenaires se dressaient, imposant leur stature.

Malgré les recommandations renouvelées de l’ambassade de France qui a proposé un plan de restauration, « aucune décision n’a pour l’heure été prise », précise Le Monde. Quel perte ce serait pour l’humanité !

Sauvetage à Brest d’une plante mauricienne en voie d’extinction

La bonne nouvelle sur la biodiversité de cet incomparable joyau multi-ethnique posé sur l’Océan Indien, vient du conservatoire de Brest, grâce au botaniste éclairé, Jean-Yves Lesouëf. Il y avait récolté, comme dans le monde entier, des graines de plantes en voie de disparition.

En liaison avec le service de conservation de l’Ile Maurice, les chercheurs du conservatoire de Brest et de l’Institut national de recherche agronomique de Ploudaniel, en Bretagne, on ensuite réussi à faire pousser quelques plants avec des techniques de multiplication in vitro.

« Endémique mais éteinte depuis les années 90 », la Cylindrocline lorencei, « pourrait être replantée sur l’île », indique Le Monde. Reste à sauver une des plantes les plus rares de la planète : un palmier du nom de Hyophorbe amaricaulis, dont un seul pieds chétif existe au jardin botanique de Curepipe à Maurice. Espérons qu’efforts et bonnes volontés parviendront à ce but louable.

Semaine culture pour Culturepositive

« Le promeneur d’oiseau », du réalisateur français Philippe Muyl est un film qui ne manque pas de superlatifs. A la fois le premier film chinois réalisé par un Français et la première coproduction franco-chinoise. Sensible, poétique, magnifiquement joué, il vous emporte dans cette Chine des villes et des champs encore méconnue visuellement, en abordant des thématiques de société contemporaine en changement profond.

Il était une fois un couple aisé de mégapole chinoise, toujours entre deux avions. Leur enfant unique, une fillette très gâtée, part cinq jours avec son grand-père découvrir où a vécu feu sa grand-mère, en pleine campagne. Une sorte de road-movie initiatique.

A travers le vieil homme, l’histoire pose la thématique de la transmission générationnelle, des valeurs de la tradition culturelle locale, de la vie effrénée des grandes villes, de la difficulté de communication, du choc de société entre les citadins et les campagnards.

« Avec grand-père, j’ai dormi dans une grotte parce qu’on s’était perdus ! J’ai grimpé dans un arbre vieux de 1000 ans ! J’ai fait un feu de camp ! J’ai aidé aux champs ! J’ai écouté les oiseaux de la forêt !…», racontera la petite citadine chinoise à son père. Grâce à ce périple, le grand-père aura transformé sa petite fille, réuni le couple et toute la famille.

Les couleurs nous influencent

« Si la matière grise était plus rose, le monde aurait moins les idées noires  », lance Jean-Gabriel Causse sur le plateau des cinq dernières minutes de France2, citant Pierre Dac. Il est « color designer », spécialiste des couleurs et travaille pour des marques. Son livre « L’étonnant pouvoir des Couleurs », aux éditions du Palio, raconte l’influence des couleurs, sur nous-même, sur les murs des chambres et des écoles des enfants…

Pour cela, il s’est notamment appuyé sur des études scientifiques « passionnantes », dit-il. Les progrès actuels des neurosciences ont montré par IRM que « quand on regarde du bleu, les zones de la créativité, dans l’hémisphère droit, sont activées. Quand vous regardez du orange, les zones de la communication sont activées ».

Et l’on apprend, selon Jean-Gabriel Causse, que pour étudier, il est conseillé d’être en contact avec des couleurs chaudes, du orange, du rouge.

Il poursuit, citant une étude anglo-saxonne, en indiquant que le mauve augmenterait la fréquence sexuelle des couples. Cela donne envie de se pencher sur la question des couleurs et d’expérimenter notre ressenti pour les utiliser plus subtilement !

L’hymne à la vie de Charles Aznavour

Charles Aznavour a fêté ses 90 ans ce mois-ci. Défiant les lois de l’âge, le chanteur franco-arménien, ambassadeur de la chanson française, poursuit sa carrière sur scène ! Il se produira pour un concert exceptionnel le 10 octobre 2014 à l’Arena de Genève.

Regardez le chanter « La bohème » en concert, en 2011.

La semaine du joli mois de mai

Enfin une fin de semaine radieuse, divine, qui finit sous le signe du « joli mois de mai ». Après l’attaque des grêlons gros comme de petits petits pois, le beau temps. Le ciel affiche son bleu d’azur sans nuage sur grand écran, à peine traversé par un souffle de vent.

« La culture, c’est la vie ! »

 « Quelle meilleure région que le Nord pour parler de culture,  pour parler de l’avenir de la culture, pour parler de l’avenir de ceux qui le font vivre, les intermittents du spectacle ; et c’est avec ce gouvernement que nous sauverons ces intermittents du spectacle parce que la culture, c’est la vie et que l’Etat, le gouvernement, la majorité doivent continuer à les aider… ». Des mots forts de la part de Premier ministre français Manuel Valls, jeudi 15 mai, lors d’un meeting à Lille interrompu par les  questions d’un groupe d’intermittents du spectacle venus défendre leur statut en cause ces derniers temps.

« Il n’y a pas besoin pour cela de venir interrompre un meeting » a-t-il conclu rassurant mais ferme.

« Dans la cour » avec Catherine Deneuve

Catherine Deneuve joue maintenant des rôles différents de son répertoire et ça fait plaisir. Le film de Pierre Salvadori : « Dans la cour », nous montre une femme belle mais mûre, fragile mais touchante, décalée. Gustave Kervern, très naturel, joue un gentil bougon au chômage attachant et assez pommé.

Ces deux là n’auraient jamais dû se rencontrer et quand il deviendra concierge dans l’immeuble de Mathilde, Catherine Deneuve, s’en suivra une tranche de vie riche en rebondissements. Pourtant, pas de « happy end » ici.

La discipline positive pousse l’enfant vers le haut

Notre monde change et ses formes, les moyens de ses réalisations, aussi. C’est le cas dans l’éducation de la « discipline positive ». Cette méthode d’apprentissage vise à « valoriser l’enfant, qu’il comprenne que le succès vient de lui, qu’il a tous les moyens de réussir, qu’il peut progresser… », témoigne une maman qui l’utilise à la maison à l’heure des devoirs, rapporte France 2.  Cela met en valeur les progrès, même petits, de l’enfant, ses atouts, ses qualités, ces « plus » et les résultats sont probants.

Une méthode qui favorise l’expérience et le vécu. Les enfants, guidés par la maîtresse,  sont actifs et recherchent des solutions, sont mis en situation d’observation et formulent avec leurs propres mots ce qui se passe, pour mieux comprendre et prendre conscience. Une école privée utilise déjà en classe la discipline positive et des ateliers adressés aux adultes existent.

Vibrant Torreton en Cyrano à l’Odéon

Une salle d’hôpital froide. Un homme assis sur un fauteuil bas fait dos au public. Il a un pansement à la tête. C’est Cyrano de Bergerac magistralement interprété par Philippe Torreton, au théâtre de l’Odéon. La mise en scène, transposée de nos jours en joggings et baskets, fonctionne à merveille. Ce Cyrano aborde le thème très contemporain de la différence avec sensibilité, intelligence et panache.

Roxane, la belle amoureuse de Christian, jouée par Maud Wyler, répand son jeu raffiné et sa légèreté candide tout au long des deux heures quarante que l’on dévore d’ailleurs, tout comme le texte ciselé. La scène de la lettre, dictée par Cyrano et lue par Christian, est une merveille et l’audace d’utiliser la visioconférence, récompensée.

Les personnages secondaires, de caractères forts, vous emportent. Souvent en groupe sur scène, ils semblent former une chorégraphie où tout est réglé à la baguette. La musique est traitée en contrepoint avec humour. Elle renvoie le spectateur à des grands succès qui accentuent les propos de la pièce, sous forme de clin d’œil.

Une semaine avec Culturepositive

Un plant de maïs OGM arraché par un membre français de l'organisation "Les faucheurs volontaires" en 2004.
Un plant de maïs OGM arraché par un membre français de l’organisation « Les faucheurs volontaires » en 2004. Photo : Jean-Marc Desfilhes / Wikimedia Commons

Le Sénat a adopté la proposition de loi interdisant définitivement la mise en culture de maïs génétiquement modifié MON 810, lundi 5 mai 2014. « Le texte précise que des destructions de culture peuvent être ordonnées en cas de non-respect de l’interdiction », ajoute Le Monde. José Bové doit aujourd’hui sourire de cet heureux revirement de situation, lui qui a connu la prison pour avoir mené des actions de fauchage de maïs génétiquement modifié.

Distribution d’une charte contre l’incitation à la violence  dans les mosquées

A l’heure où des jeunes français partent « faire le jihad », l’imam Dalil Boubaker, recteur de la Mosquée de Paris et président du Conseil français du culte musulman, le CFCM, veut faire distribuer dans toutes mosquées de France une « Convention des musulmans de France pour le vivre ensemble ».

Cette charte appelle à lutter contre toutes les formes d’incitation à la violence, à travers 21 articles. « Notre obsession est d’être attentif, préventif et de multiplier des rappels à l’ordre pour ne laisser aucune place à l’influence des prêcheurs de haine », confiait l’imam Dalil Boubaker au Figaro. « Il existe hélas en France une organisation structurée d’un islam politique, avec ses recruteurs, ses armes et des objectifs guerriers. C’est contre ce type d’infiltration insupportable que nous comptons lutter.
il s’agit d’accentuer la détection dans les mosquées des premiers symptômes de radicalisation, de débusquer les changements brutaux d’attitudes des jeunes attirés par les zones de combat… », précisait Dalil Boubaker au journal.

A lire aussi : Un appel des religions contre la haine et pour la république, publié sur le site de la Grande mosquée de Paris, le 14 avril 2014

Une caravane pour défendre les alternatives aux pesticides 

Partie de Sarlat jeudi 8 mai 2014, la caravane pour les alternatives naturelles aux pesticides monte à la capitale. Soutenue par des dizaines d’associations, elle devrait « arriver lundi devant l’Assemblée nationale pour interpeller les députés », annonce France Bleu.

Le texte du plan Ecophyto 2018 du ministère de l’Agriculture vise à réduire de moitié l’utilisation des pesticides avant 2018. Il précise même que : «  la réduction du recours aux produits phytopharmaceutiques constitue le moyen le plus efficace pour réduire l’exposition de la population et de l’environnement face à ces produits dangereux ». Pourtant, pour les membres de l’association pour la reconnaissance des alternatives aux pesticides, il ne reconnaît ni n’autorise les alternatives comme le purin d’ortie ou le vinaigre, de bonnes et simples pratiques ancestrales respectueuses de l’environnement.

Pour l’Aspro PNPP, l’association pour la promotion des préparations naturelles peu préoccupantes : « De nombreux agriculteurs en production dite « conventionnelle » tout autant que biologique se tournent pourtant vers les alternatives de ce type, soit par choix de diminuer les produits toxiques pour protéger le consommateur et/ou leur propre santé, soit pour diminuer les coûts de production, soit parce que les pesticides n’ont pas réponse à tout. »

A lire aussi : l’article de l’Inserm : « Pesticides : Effets sur la santé – Une expertise collective de l’Inserm »

La fondation Abbé Pierre lance l’opération « Abbé Road »

Avec l’ambitieux projet « Abbe road », la Fondation de l’abbé Pierre choisit la musique pop pour sensibiliser et mobiliser le public et en particulier les jeunes, au problème du mal logement.

Une chanson spécialement crée pour l’opération : « Le chemin de Pierre », sera interprétée dans sa version pop-rock par  Nolwenn Leroy, marraine de la fondation Abbé Pierre, Jeanne Cherhal, Joyce Jonathan, Rose, Zaz, Thomas Dutronc, Mike Ibrahim, Renan Luce, Tété et Christophe Maé.

Du 27 juin au 15 septembre, un bus jaune aux couleurs d’Abbé road (#abbe road, pour Twitter), partira en tournée sur les routes de province, à la rencontre des festivals de musique.

Un concert aura lieu le 18 octobre 2014 à La Cigale avec les artistes de l’opération, le lendemain d’une date symbolique, la Journée mondiale du refus de la misère.

Cette année fêtera le 60e anniversaire du célèbre « appel de l’abbé Pierre » en hiver 1954 : « Il faut que ce soir même dans toutes les villes de France, des pancartes s’affichent où l’on lise ces simple mots : qui que tu sois, entre, dors, mange, reprend espoir, ici, on t’aime. »

Voir l’appel de l’abbé Pierre à travers les archives de l’INA ici

Mini maisons pour sans-abris

Un artiste californien d’Oakland, Gregory Kloehn, a inventé de petites maisons mobiles pour les sans-abri, à partir de matériaux de récupération. Son projet s’appelle « Homeless Homes Project » et fonctionne grâce à des volontaires et l’aide de donations du monde entier.

Ces mini maisons pourraient constituer une aide à la survie à ces sans-abris, si ils les acceptent. Espérons aussi que ce projet sensibilise réellement leur cause pour trouver enfin des solutions durables et dignes d’êtres humains, à leur logement.

Regarder les photos du projet ici

Conchita Wurst alias Tom Neuwirth remporte l’Eurovision

Il s’appelle Conchita Wurst à la scène, Tom Neuwirth à la ville, il est autrichien, a 25 ans, la barbe, de longs cheveux lisses châtains et de grands yeux de biche.

Cet artiste est travesti et sa balade « Rise like a phenix », « Ressusciter comme un phénix », a conquis les membres du jury de l’Eurovision et c’est une première. Une édition 2014 qui ose sortir des sentiers battus pour afficher sa maturité face à la différence.

La belle semaine de Culturepositive

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« L’histoire du Jazz raconte le pouvoir de la musique à rassembler des artistes de cultures et d’horizons différents, comme levier d’intégration et de respect mutuel. […] C’est à travers le jazz que des millions de gens ont chanté et chantent encore aujourd’hui leur envie de liberté, de tolérance et de dignité humaine ». Le message d’Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco, lançait la troisième Journée internationale du Jazz à Osaka, au Japon, le 30 avril 2014, en partenariat avec le Thelonious Monk Institute of Jazz.

Une édition qui a rendu hommage à l’Afrique, terre mère du jazz, représentée par les meilleurs musiciens de notre temps : Herbie Hancock, pianiste et compositeur américain de renommée mondiale et initiateur de la Journée internationale du jazz, Marcus Miller, pionnier de la guitare basse électrique, le saxophoniste Wayne Shorter, la diva et chanteuse Dee Dee Bridgewater, T.S. Monk, le fils du pianiste-compositeurThelonious Monk, pour n’en citer que quelques uns. Regardez la vidéo du concert ici. 

Le Carreau du Temple, à Paris.
Le Carreau du Temple, à Paris.

Un nouveau temple culturel au cœur de Paris

Le Carreau du Temple, nouveau lieu culturel pluridisciplinaire a ouvert vendredi 25 avril 2014 au cœur de Paris. Haut lieu du commerce des tissus et du cuir en 1810 puis des vêtements, un siècle après, ce majestueux espace de 6500 M2 axe sa programmation sur le corps, à travers le sport, le spectacle vivant et le bien-être. Il ambitionne de brasser des tendances et des esthétiques contemporaines. Visitez le par ici !

L’opéra dansé de Pina Bausch Orphée et Eurydice

Ils étaient nombreux à avoir fait la queue pendant quatre heures à Garnier pour voir l’opéra dansé Orphée et Eurydice, « l’un des deux chefs-d’œuvre » de la grande chorégraphe contemporaine Pina Bausch, selon France 2.

Sur une musique de C. W. Gluck, le spectateur suit Orphée aux enfers chercher son amour Eurydice, à travers quatre tableaux, le deuil, la violence, la paix et finalement la mort. Orphée échouera, Eurydice mourra et disparaîtra à jamais.

Dans une mise en scène sobre, les étoiles, les premiers danseurs et le corps de ballet interprètent avec une grande grâce cette œuvre solennelle. Certains moments resteront gravés en mémoire pour toujours comme ces danseurs et danseuses projetés ensemble en avant et tirant des fils, formant une vague ininterrompue qui va et vient.

Un spectacle à voir jusqu’au 21 mai.

Le Carreau du Temple fait peau neuve

© Fernando Javier Urquijo / studio Milou architecture. Vue depuis l'angle de la rue Perré.
© Fernando Javier Urquijo / studio Milou architecture.
Vue depuis l’angle de la rue Perré.

Le Carreau du Temple, nouveau lieu culturel pluridisciplinaire a ouvert vendredi 25 avril 2014 au cœur de Paris. Haut lieu du commerce des tissus et du cuir en 1810 puis des vêtements un siècle après, ce majestueux espace de 6500 M2 axe sa programmation sur le corps, à travers le sport, le spectacle vivant et le bien-être. Il ambitionne de brasser des tendances et des esthétiques contemporaines. Moments de ce week-end découverte.

Vue de l’extérieur, l’architecture industrielle, contemporaine de Baltard, de fer, de verre et de bois, impose son élégance monumentale. Planté près de l’entrée, un food-truck. Idée pratique en prévision du week-end d’exploration du lieu éclectique. Un homme d’âge mûr propose des flyers. Il fait partie de l’Atelier Local d’Urbanisme. L’ALU est une association du quartier, coordinatrice du projet participatif des habitants à la réhabilitation du Carreau du Temple. Résultat : 4080 votants ont choisi d’y réaliser : « Un espace pour tous ».

© Fernando Javier Urquijo / studio Milou architecture. Mars 2014.
© Fernando Javier Urquijo / studio Milou architecture.
Mars 2014.

« Le Corps sous toutes ses coutures »

Un public de tous âges s’achemine vers la magnifique halle de 1800 M2 du rez-de-chaussée. Dedans, la lumière est partout, côtoie le bois blond et disperse une chaude douceur.
Une gigantesque scène de la largeur du bâtiment a été installée pour les concerts du soir, le griot malien Salif Keita et l’ONJ. Un cercle se forme autour d’un jongleur. Tout le monde s’assied. Les enfants sont captivés. Plus tard, tous se lèveront pour regarder grimper au mât chinois un artiste de la compagnie du Chaos.

La programmation annuelle du Carreau du Temple s’axe sur « Le Corps sous toutes ses coutures ». Elle s’ouvre aux artistes « émergents » dans les domaines des arts de la scène : le théâtre, la danse, les arts du cirque, la musique, les marionnettes. Des résidences donneront un temps de recherche aux créateurs et occasionneront des rencontres avec le public. Le théâtre de la Ville, le théâtre du Rond-Point, Paris Quartiers d’Eté, sont partenaires.

L’infrastructure comprend un auditorium de 250 places, deux studios dojo et danse de 330 M2, un gymnase de 415 M2, un studio d’enregistrement, un bar-restaurant.

© Jeff Rabillon. Toi et moi", compagnie Chatha.
© Jeff Rabillon.
Toi et moi », compagnie Chatha.

Toi et moi, compagnie Chatha

Des bombardements. Deux danseurs posés sur la scène de l’auditorium et éloignés l’un de l’autre. Elle, recroquevillée de dos et lui, de face, médite, assis en tailleur.
Tout doucement, leurs corps engourdis parviennent à bouger, se lever, esquisser des figures, à marcher, à avancer en dansant. Ils se frôlent sans se regarder, trop affairés à la tension de leurs propres corps. A un seul moment ils seront face-à-face, le temps s’arrêtera alors. Mais la promesse d’un échange dure peu dans cette quête virevoltante qui reprend. Un témoignage vibrant de la difficulté à évoluer en souplesse et à communiquer dans notre société.

© Denis Rouvre.
L’ONJ. © Denis Rouvre.

Le soir descend. Quelques notes d’instruments annoncent l’arrivée sur scène de l’ONJ, l’Orchestre National de Jazz dirigé par Olivier Benoit. Le public se rassied par terre. Des enfants courent devant la scène. La formation géniale inaugurera ce soir-là son partenariat avec le Carreau du Temple et jouera deux sets, en alternance avec la compagnie HVDZ de Guy Alloucherie.

Travail de mémoire du quartier de la compagnie HVDZ

« Portrait Carreau du Temple », de la compagnie HVDZ, Hendricks Van Der Zee, a été réalisé en résidence artistique. Il questionne la mémoire du Carreau du temple et du quartier, à travers ses habitants, immigrés pour la plupart. Sous forme, notamment, de portraits vidéo projetés sur deux grands écrans, chacun raconte ses souvenirs ou ceux des anciens de sa famille.

Compagnie Hendrick Van Der Zee - HVDZ  © Guy Alloucherie
Compagnie Hendrick Van Der Zee – HVDZ
© Guy Alloucherie

Le public sourit, s’intéresse, apprend de l’histoire du lieu grâce aux images d’archives. Devant moi, passe une femme souriante aux longs cheveux blonds décolorés. Elle traine un sac à dos vert à roulettes. Une habitante du quartier, c’est sûr. On vient même de la voir interrogée, à l’écran.

Espérons alors que ce nouvel espace soit « un espace pour tous », comme l’ont désiré, par leur vote, les habitants. Que les tarifs des prestations payantes n’écartent pas les habitants aux revenus modestes. Que des réductions pour les séniors et pour les habitants de l’arrondissement soient prévues et que la halle soit ouverte à la libre promenade », souhaite sur son flyer l’association du quartier, ALU.

Isabelle Artus.

Agenda

Infos pratiques

L’action culturelle

Les bonnes nouvelles de Culturepositive

Toute l'année, l'association "A chacun son Everest" réalise l'ascension du Mont Blanc avec un groupe de femmes atteintes du cancer.
Toute l’année, l’association « A chacun son Everest » réalise l’ascension du Mont Blanc avec un groupe de femmes atteintes du cancer. Photo : Wikimedia Commons.

Le cycle Claude Sautet proposé par Arte jusqu’au 4 mai replonge ceux qui ont connu les années 70 dans son ambiance décontractée où tout semble facilement possible.

Pour la chaine franco-allemande, le réalisateur était un « portraitiste de la classe moyenne française – ses bouffes, ses divorces et ses maisons de campagne –, fresque qu’il poursuivra durant deux décennies ».

Ces acteurs fétiches, Michel Piccoli, Yves Montand, Romy Schneider, puis Sandrine Bonnaire, Emmanuelle Béart, Daniel Auteuil et les autres, sont autant d’étoiles du cinéma français.

« Un cœur en hiver » : dimanche 27 avril à 20h45 réunit le couple E. Béart et D. Auteuil, suivi à 22h25 de « Quelques jours avec moi ».Revoir pour le plaisir des extraits de : « Les choses de la vie ».

Le TER Régiolis d’Aquitaine  adapté à tous

La région Aquitaine renouvelle ses TER et se dote de 22 rames électriques, les Régiolis. Construits par Alstom, ils ont le grand avantage d’être pratiques avec leurs « plancher bas » au même niveau que le quai qui permet aux personnes à mobilité réduite d’accéder à bord. Fauteuils roulants, personnes âgées, poussettes, un train enfin pensé pour tous ! Reste aux usagers d’en témoigner.

British Pathé ouvre des trésors d’archives !

British Pathé, la fameuse entreprise anglo-saxonne de films de fictions et d’actualités, ouvre sur internet ses trésors d’archives. Pendant plus de la moitié du XXe siècle, elle a enregistré ce qui a « documenté presque tous les aspect de la vie quotidienne en Angleterre et autour du monde », précise la BBC.

« Guerre et révolution », « Religions et politiques », « divertissement et humour », dix catégories existent sur le site britishpathe.com.

Des milliers de documents d’archives du monde entier

Pour moins de cinq euros par semaine ou gratuitement sur YouTube, le public, les médias, les musées, peuvent voir ou revoir des milliers de documents, vidéos, témoignages, films d’actualité de l’époque.

Un film du Mahatma Gandhi lors d’un rassemblement en 1922 avec son titre partis-pris qui annonce « Le seul film jamais enregistré de l’agitateur notoire », une quinzaine de photos du Titanic et des témoignages de survivants, un discours du président De Gaulle… , d’innombrables merveilles de connaissances sont aujourd’hui accessibles.

Gravir le Mont-Blanc pour vaincre le cancer

Soulever une montagne, elles l’on fait en gravissant le Mont Blanc, en Haute-Savoie. Atteintes du cancer du sein, ces femmes font partie de l’association « A chacun son Everest » qui accompagne toute l’année des femmes dans cet énorme défi sportif, physique et mental.

L’association crée par le docteur Christine Janin vise, à travers ces expéditions en haute-montagne, à : « retrouver confiance en elles en se surpassant dans l’ascension du Mont Blanc. », dit le commentaire de France 3.

« Si on y arrive, on se sent invincibles. », témoigne l’une d’entre-elles, encouragée par la force de la solidarité du groupe.

Catherine Ringer dans la peau du tango

La diva rock Catherine Ringer s’attaque à présent au tango dans le projet musical Plaza Francia avec Müller et Makaroff de Gotan project.

Danse archi-sensuelle, théâtrale aussi, épousant tous les sentiments humains, le tango argentin recouvre un univers particulièrement fort en émotions et en sensations. Catherine Ringer a trouvé en lui la possibilité de déployer et de pousser loin ses talents.  « Impériale, elle fait tanguer Bourges », dit Le Monde, évoquant son concert de mercredi 23 avril au Printemps de Bourges.

Ecoutez la chanson « Secreto », issue de leur album.

La semaine de Culturepositive

Sous terre, des « enfants de la lune » heureux 

S’exclamer devant les chauves-souris en vol et admirer les stalactites et stalagmites, c’est la belle aventure qu’on vécu récemment des enfants atteints de la maladie génétique « de la lune » dans la grotte des Moidons, dans le Jura.

Invités par un groupe de spéléologues, ces enfants dont la peau ne supporte pas les rayons ultra violets du soleil, ont pu troquer le temps d’un après-midi leur casque de protection, semblable à celui des astronautes, contre celui de spéléologue.

Les « enfants de la lune » sont environ 5000 dans le monde, selon France 2.

Des instruments de musique datant du Néolithique

En manipulant des pilons de pierre du Néolithique et en les disposant en suspension sur un appui, Eric Gonthier, ethno-minéralogiste au Musée de l’homme, à Paris, a découvert dernièrement à quoi ils servaient réellement.

Ainsi positionnés, les longs cylindres ont pu délivrer des sons cristallins et amples. Ces derniers ont ensuite été étudiés. Leurs spectres sonores correspondent à ceux des cloches. Pour le chercheur et son équipe : « nous avons affaire à des pierres sonores qui datent d’au moins 45.000 ans ».

« Ces pierres provenant du Sahara ont dormi plusieurs décennies dans les réserves du Musée de l’homme à Paris, au milieu des pilons préhistoriques », révèle un reportage-vidéo du CNRS.

Les musiciens de l’orchestre national de France ont ensuite eu le privilège de donner le premier concert contemporain d’instruments néolithiques.

Aubert chante magnifiquement Houellebecq

« Etes-vous mon ami ? Inventez le soleil et l’aurore apaisée. Etes-vous mon ami ? Répondez, répondez… » raconte la chanson « Isolement » du dernier album poétique et profond de Jean-Louis Aubert. La star pop-rock unit son talent -une fois n’est pas coutume- aux mots de l’écrivain Michel Houellebecq et signe « Les parages du vide ». Magnifique.

On sent beaucoup d’inspiration dans cet album dont chaque chanson vous emporte dans son monde. La musique et les arrangements sont ciselés. Ici, une batterie attaque le morceau en frappant ses coups comme des pulsations de cœur, d’une présence efficace et nous saisit d’emblée. Là, une mélodie épurée d’une grande douceur acoustique nous enveloppe. Plus loin, une guitare seule puise à des racines folk.

Jean-Louis Aubert est rare en général et aussi depuis son dernier album, en 2010. Sa voix écorchée et vive, amie, âme-sœur, sonne juste, crie presque parfois, comme ceux aigus d’un cœur souffrant.

Quoi de beau cette semaine ?

Le temps magnifique du Nord au Sud, estival parfois, redonne le sourire. Pourtant, quinze degrés de température d’intervalle du jour au lendemain, cela laisse pantois. Le climat se dérègle, c’est certain.

Le défi de l’avion solaire Impulse 2

Belle prouesse ! L’avion solaire Solar Impulse 2 « a été dévoilé mercredi 9 avril, sur la base militaire de Payerne, en Suisse », révèle Le Monde.fr.

Après la grande réussite du plus long trajet jamais réussi en avion sans carburant, en mai 2013 aux Etats-Unis, ce géant des airs écologique veut tenter en 2015 le tour du monde.

«Voici le seul avion au monde qui peut voler sans jamais s’arrêter, qui peut voler jour et nuit sans brûler la moindre goutte de kérosène », a présenté fièrement André Borschberg, le pilote professionnel suisse qui a fondé le défi Solar Impulse avec l’aventurier Bertrand Piccard, annonce Le Figaro.

Macbeth au théâtre du soleil  

« La littérature peut refaire de la vie avec des cendres. De la vie autre. De la vie suivie, poursuivie », c’est Hélène Cixous, auteur et dramaturge au Théâtre du soleil, qui le dit joliment, dans son texte de présentation de Macbeth.

La célèbre troupe s’apprête à présenter la tragédie de Shakespeare, à partir du 30 avril. On y court absolument !

Tous au zoo de Vincennes !

« Les stars enfin prêtes », « Bienvenue chez eux », le zoo de Vincennes ré-ouvre après une toilette certainement pas de chat. Très vétuste, il est resté fermé six ans pour totalement faire peau neuve.

Exit les éléphants par manque d’espace vital pour eux, plus d’ours ni de gros mammifères. Heureusement, les familles de singes et autres babouins aux fesses rouges s’amuseront autant que les enfants ravis. 1,5 million à 2 millions de visiteurs par an sont attendus.

Happy !

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Les pesticides sur la sellette

Tracteur au labour. Photo :  Arnaudus.Photo : Arnaudus / Wikimedia Commons.

A l’heure des récents pics de pollution aux particules fines en France, principalement issues d’émissions liées à l’activité l’agricole, revenons sur les pesticides et leur utilisation. Eléments de réponses avec Jérôme Jullien, expert en surveillance biologique du territoire, Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio et une enquête de Natureparif sur le sujet.

On les appelle pesticides ou produits phytosanitaires, mais le terme exact est : produits chimiques de synthèse.  « Cela les différencient des produits d’origines végétales, minérales ou animales biologiques », explique Jérôme Jullien, expert référent national en surveillance biologique du territoire pour le ministère de l’Agriculture. « Le terme approprié pour ce qui concerne la protection des végétaux est : produit phytopharmaceutique », précise-t-il.

« Il y a aussi des produits biocides qui permettent la dératisation, la désinsectisation de bâtiments, la désinfection des outils, des serres de culture », ajoute cet expert dont le domaine d’activité recouvre l’état phytosanitaire des cultures et le suivi de l’impact des pesticides sur la biodiversité.

Utilisation des pesticides en France

« Longtemps, les produits phytosanitaires étaient utilisés en quantité importantes de substance actives par hectare », rappelle t-il. « Aujourd’hui, la tendance est d’utiliser ces produits en plus faibles quantités. On compte actuellement 60.000 tonnes de substances actives par an en France, dont 5.200 sont utilisées en zones non-agricoles, au lieu de 85.000 il y a quinze ans. »

Pour Jérôme Jullien, « les agriculteurs sont bien conscients de l’effet possible des produits phytosanitaires qu’ils utilisent », mais le feraient « par obligation la plupart du temps, pour protéger leurs cultures, assurer la qualité des récoltes et des rendements ».

« Effets pervers et chroniques des pesticides »

« Si globalement les produits aujourd’hui sont moins toxiques pour l’homme », précise-t-il, « ils peuvent avoir des effets pervers et chroniques. On parle, par exemple, de perturbateurs endocriniens qui peuvent entrainer des perturbations hormonales impactant sérieusement la santé des utilisateurs qui ne se protègent pas suffisamment. On peut citer aussi l’impact potentiel sur certaines espèces animales ou de flore sauvages », ajoute Jérôme Jullien.

Les communes d’Ile-de-France et les pesticides

L’enquête « Objectif zéro pesticides »sur l’utilisation des pesticides par les collectivités d’Ile-de-France, a été lancée en 2012 et 2014 par Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France.

Pour les deux années, sur les 1397 collectivités que compte l’Ile-de-France, 1281 avaient « renseigné » le questionnaire. Voici un résumé des résultats :

En 2012, 71 % des collectivités qui ont répondu au questionnaire n’utilisent plus de pesticides dans les espaces verts et 79 % n’en font plus usage dans le fleurissement.

Par contre, « Il reste encore majoritaire sur les terrains de sport, la voirie et les cimetières dans plus de la moitié des collectivités enquêtées », révèle Natureparif.

Les chiffres de Natureparif en mars 2014 sont en partie encourageants : 76 % des collectivités renseignées n’utilisent plus de pesticides dans les espaces verts et 81 % d’entre elles n’en font plus usage dans le fleurissement.

En revanche, l’enquête souligne que les pesticides sont « encore courants sur les terrains de sport à 38 %, majoritaires sur la voirie et les cimetières, pour lesquels plus de la moitié des collectivités déclarent utiliser des herbicides (51 %) et des insecticides ou fongicides (67 %) ».

L’alternative de l’agriculture biologique

Elisabeth Mercier est directrice de l’Agence française pour le développement de l’Agriculture biologique. Appelée aussi « Agence Bio », ce groupement d’intérêt public a pour missions de « faciliter l’émergence d’actions de coopérations, réaliser l’Observatoire national de l’Agriculture biologique, informer grand public et professionnels et soutenir le développement de la filière », explique-t-elle, installée sur le stand spacieux du Salon de l’agriculture.

L’agriculture biologique, largement minoritaire en France, représente une alternative à l’agriculture intensive. Elle se développe particulièrement bien dans la filière vin.

« L’agriculture biologique vise le respect de lenvironnement, de la qualité de leau, des sols, de l’air, de la biodiversité, des normes élevées du bien-être animal, avec un engagement de tous les acteurs de la chaine, de la ferme au distributeur », rappelle la directrice de l’Agence bio.

« Produire bio : nourrir le sol qui nourrira la plante »

« Produire Bio, cest travailler avec la nature, cest nourrir le sol de telles sortes quil nourrisse la plante, sans engrais chimique de synthèse, sans pesticide chimique de synthèse, sans utilisation dOGM », ajoute-t-elle. « Cest une démarche qui garantit la naturalité et lauthenticité des produits, préserve ce capital fondamental qui est la ressource naturelle. C’est un atout pour une alimentation durable.», conclue la directrice de l’Agence française pour le développement de l’agriculture biologique, Elisabeth Mercier.

La politique publique encourage la conversion à l’agriculture biologique « avec des aides, versées pendant cinq ans», précise t-elle. Bien que chaque paysan ait sa propre histoire, « certains sont sur le chemin de la Bio depuis longtemps car ils naiment pas les produits chimiques de synthèse et ont des fermes de type extensif. Ils choisissent daller jusquau bout de la démarche et s’engagent à ne pas en utiliser du tout », conclue Elisabeth Mercier.

Pour en savoir plus

Les particules fines surtout issues d’émissions liées à l’activité humaine dans Culturepositive

Pollution aux particules fines : Le ministère de l’Agriculture rappelle certaines recommandations (15.03.2014)

Le suivi du plan Ecophyto gouvernemental (9.12.2013)

Les positions de la Confédération paysanne