La nouvelle petite forme de Culturepositive

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Culturepositive lance une nouvelle petite forme éditoriale à l’affut des trouvailles, bonnes idées et bonnes pratiques du moment, ici, pas loin. Son esprit est celui de son écosystème : se faire l’écho d’un mieux vivre respecteux de la nature et de l’humain. Elle reviendra régulièrement. Bonne lecture !

Vif, sympa, sportif, réactif, il file où vous êtes sur son triporteur-atelier jaune : qui est-ce ? C’est Camille, un des premiers réparateurs de vélo à domicile à Toulouse. « Le premier à lancer ce service était à Marseille mais là-bas, ça monte et ça descend, c’est pas comme ici », m’explique t-il, tout en dépliant sa grande caisse à l’avant pour en sortir ses outils. A bord de son engin à mobilité douce, il sillonne Toulouse assurant dépannage, entretiens et diagnostic chez vous. En deux minutes, le voici qui déplie ce qui ressemble à un énorme pieds de caméra ou de lumière pour le cinéma : il y fixe votre vélo et travaille ensuite aisément dessus. « Au début, c’était difficile mais maintenant ça marche à fond », confie Camille.
Son entreprise, MécaniCycle, est un modèle de bonnes pratiques environnementales et de proximité. Allez Camille !

Il est toujours agréable de découvrir un musicien qui invente des mélodies apaisantes. Elles vous accompagnent en voiture sur des kilomètres et l’on se prend même à rêver rouler sur des highway interminables de Californie. Je suis tombée dessus un beau jour, non pas par hasard car je n’y crois pas, mais par bonheur. J’ai envie de vous faire profiter de son inspiration : il s’appelle J.D Sage, il est canadien et fabrique une subtile diffusion de notes !
Ecoutez : What about me
Ecoutez : Sound and images

Christophe Bernard, lui, est un herboriste passionné, enseignant et auteur. Il vit dans le Lubéron, non loin de là où je suis née, une part de paradis sur terre. Son blog « Althéa Provence » est une mine d’informations sur les plantes. Récemment, il a mis en ligne un podcast : « Pourquoi s’intéresser aux plantes » où il pointe l’utilité de ranimer ce savoir perdu. « On a pas su garder intacts et vivants les deux savoirs de la science et des plantes, comme l’on fait les Chinois, par exemple, regrette t-il. On a perdu le savoir-faire au profit du savoir livresque, celui de bouche à oreille, de maître à élève, de mère en fille, quand votre quelqu’un chez vous se foule la cheville et qu’on lui fait un cataplasme de consoude. C’est un savoir de toucher, d’observation, de ressenti… » Ecoutez son Podcast en entier ici 

Ainsi s’achève pour aujourd’hui cette nouvelle petite forme éditoriale à retrouver régulièrement.

Notez déjà que Culturepositive vous propose bientôt un zoom sur l’arthérapeute et artiste ariégeoise Monika Walter qui a fait de l’art de vivre et du droit au bonheur sa marque de fabrique, par la danse libre, la peinture en mouvements et l’art culinaire.

Isabelle Artus

Culturepositive, écosystème témoin d’un mieux vivre respectueux de la nature et de l’humain.

*Culturepositive remercie Sacha Hartgers pour son joli logo

Pleins feux sur la « Nuit de la lumière »

La troupe de la compagnie Karnavires, à Toulouse, le 1er juillet 2016. Photo : Isabelle Artus

La compagnie Karnavires, à Toulouse, le 1er juillet 2016. Photo : Isabelle Artus

Belle soirée festive pour la « Nuit de la lumière » ce vendredi 1er juillet, organisée par le centre culturel Bonnefoy dans l’agréable parc Michelet.  

Bien-être au vert, convivialité sous les arbres au son de chansons françaises reprises en chœur par le public, duo de comédiens talentueux, production pyrotechnique spectaculaire, il faisait bon être là hier.

Tandis que les deux complices à l’humour décalé de la compagnie 24 carats déambulaient entre le public sur la pelouse et près de la buvette, les enfants s’amusaient sous les arbres aux jeux d’extérieur.

Moments de poésie entre jeux de lumières et reflets sur l'eau. Photo : Isabelle Artus
Moments de poésie entre jeux de lumières et reflets sur l’eau. Photo : Isabelle Artus

La nuit venue, la troupe Karnavires a déployé son spectacle pyrotechnique grand format devant le bassin. Une performance poétique où des personnages venus d’un pays aux longs chapeaux et aux tuniques colorées ont fait jaillir et virevolter mille feux.

Un spectacle créatif mais aussi très technique ce vendredi 1er juillet à Toulouse pour la Nuit de la lumière. Photo : Isabelle Artus
Un spectacle créatif mais aussi très technique ce vendredi 1er juillet à Toulouse pour la Nuit de la lumière. Photo : Isabelle Artus

Isabelle Artus

POUR  EN  SAVOIR  PLUS

Site du duo clownesque de la compagnie 24 carats 

Vidéo de la compagnie Karnavires 

L’ oasis de Maxime

 

Une oasis de verdure rafraîchissant en pleine ville. Crédits Photo : Isabelle Artus
Une oasis de verdure rafraîchissante en pleine ville. Crédits Photo : Isabelle Artus

Je rentrais chez moi en vélo par un bel après-midi de printemps, enfin ensoleillé.

En passant devant la vieille maison toulousaine, la seule du quartier des Mazades à garder son caractère intact, avec son grand jardin naturel aux  arbres centenaires sans doute, je vis un homme près du grillage. « Il y a quand même quelqu’un ici », pensais-je.

Souvent, je me suis arrêtée devant, véritable oasis en pleine ville, la végétation cachant ce carré de verdure tout en longueur et, au fond, la bâtisse se devinant entre les branchages.

D’une stature d’environ 1m80, élancé et costaud, l’homme était vêtu d’un jean usé, d’une chemise blanche légèrement ouverte et parlait avec un jeune homme noir, de l’autre côté du grillage. En me voyant arriver, il se tourna aussitôt pour rentrer chez lui et le jeune homme s’effaça, plus rapide que l’éclair, pour disparaitre. Je pris sa place derrière le grillage.

« Monsieur ! », « Monsieur ! » appelais-je d’une voix assez forte pour qu’il m’entende. Il se retourna et vint vers moi.

Comme il me fixait étrangement, je lui expliquais que j’étais nouvelle résidente du voisinage et que sa maison m’inspirais. « J’en vois beaucoup, des promoteurs immobiliers, vous savez ! », me lança t-il en grimaçant, jetant un œil observateur sur mon deux roues.

Puis, il me raconta sa vie dans un flot continu de paroles car il avait envie de discuter. Sa compagne était très avare, il connaissait bien le Jura et avait beaucoup randonné, surtout vers Nice. D’ailleurs, il connaissait bien la ville pour y avoir vécu jeune-homme. Il habitait alors dans une caravane, « vous savez, je travaillais toute la journée, c’était pratique ». Et beaucoup plus de souvenirs encore…

Aujourd’hui, le vieux voisin coupe du bois dehors et donne à manger à ses lapins angora. « Les gens font des trous dans le grillage pour les nourrir mais ils peuvent s’échapper, je leur ai déjà dit mille fois… »

 Alors que je lui faisais remarquer la beauté sauvage de sa propriété, l’unique véritable ilot de biodiversité restant du quartier, il reprit : « Ils veulent faire des lots. Quand je serais mort, on ne pourra plus rien, tous mes frères et sœurs ont déjà une maison, alors… ».

Mon voisin à 82 ans et nous l’appellerons Maxime.

Il connaît la valeur d’un arbre, le temps qu’il met à devenir adulte, l’ombre fraîche qu’il procure en été, les fleurs où les abeilles peuvent butiner, les papillons qui aiment à s’y attarder et les milliers d’insectes et petites bêtes qui le peuplent et l’enrichissent. Maxime vit en harmonie avec son environnement, sans le détruire, et il y vit heureux. Longue vie Maxime car nous aussi nous profitons de votre jardin !

Isabelle Artus

Culturepositive se fixe à Toulouse

Culturepositive prend la couleur de la brique rose. Le blog quitte Paris pour le Sud. Pour de bon. Le Sud-Ouest plus exactement et Toulouse précisément.

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La majestueuse Place du Capitole. Crédits Photo : Isabelle Artus.            

Un peu plus d’un mois déjà à Toulouse et une envie de raconter cette ville haute en couleurs, rurale et européenne, entre champs, montagne et mer.

Mais par quels mots en parler alors que je la découvre encore ? Et puis, Nougaro l’a tellement bien décrite que la barre est hors d’atteinte.

J’ai donc décidé de rendre l’exercice léger, partir l’appareil photo 55 mm en bandoulière et raconter de façon impressionniste mes premiers pas sur son sol.

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Avec les premiers beaux jours, les Toulousains profitent des rives de la Garonne. Crédits photo : Isabelle Artus 
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Crédits photo : Isabelle Artus 

Vous savez, ici les vieux ont des cannes.

Ici, on dit « au revoir et merci !  » au chauffeur en descendant du bus. Ici, la parole est large et facile, et d’ailleurs, c’est déjà beaucoup l’Espagne.

Ici, dans le métro, une voix vous annonce les stations en français et en occitan, cela chante d’une manière unique et puis la programmation musicale vibre plaisamment relax.

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Rue vers la place Saint Sernin. Crédits photo : Isabelle Artus

Hier, aux Minimes, un poivrot dans la rue m’a réclamé un peu d’argent « pour acheter de l’eau », l’air tout naturel. Ils n’ont pas froid aux yeux ici.

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L’hôtel renaissance d’Assézat, abrite depuis 1995 la fondation Bemberg, créée par le collectionneur humaniste George Bemberg. Crédits photos : Isabelle Artus   

A la fondation Bemberg, dans le joli hôtel d’Assézat, on peut voir les œuvres de très près sur deux étages. Quel plaisir et quel luxe ! En plus, il n’y a pas foule aujourd’hui dans les petites pièces en enfilade décorées de peinture renaissance à vénitienne du XVIIIe siècle, de Bonnard aux Fauves ; on se sent vraiment comme chez soi.

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Place dans l’hyper centre. Crédits photo : Isabelle Artus
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Rue médiévale avec des maisons à colombages. Crédits photo : Isabelle Artus         

Sur la magistrale place du Capitole, devant l’Hôtel de ville, les jeunes de #NuitDebout tiennent le pavé. Sur leur pancartes, on peut lire : « On capitule pas, on Capitole ».

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Les jeunes de #Nuitdebout en fin d’après-midi au Capitole. crédits photo : Isabelle Artus 
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Signalétique de récupération : le débat, c’est par là. Crédit photo : Isabelle Artus

Cela fait plusieurs nuits qu’ils ne dorment pas, discutent, votent, échangent. Ils veulent réinventer un monde meilleur et distillent leur courage et leur envie de faire bouger les lignes d’une société qui ne leur parle plus et qui peine à changer de forme. On se croirait en mai 68 en plus calme.

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Le vieux pont neuf sur la Garonne. Crédits photo : Isabelle Artus

Toulouse, « c’est encore plus beau la nuit », m’a t’on dit hier soir. Les voutes du Pont neuf, le plus vieux de la cité, comme il se doit, étaient éclairées de rouge flamboyant. Le voici de jour, magnifique aussi.

Sur la Garonne, les ponts dessinent de leurs grands bras des perspectives prolongeant le regard aux quartiers de chaque extrémité. Saint Cyprien a pour l’instant ma préférence avec ses ruelles et ses petites places charmantes.

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Rue à Saint-Cyprien, un joli quartier de Toulouse sur l’autre rive de la Garonne. Crédits photos : Isabelle Artus

En suivant les quais vers la place de la Daurade, la promenade devient bucolique. D’un côté la Garonne, l’eau et le beau pont neuf, de l’autre de belles façades d’appartements prisés.

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Façades romantiques sur les quais. Crésits photo : Isabelle Artus
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Les appartements, tous différents, donnent sur les platanes et la Garonne. Crédits photo : Isabelle Artus
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Crédits photo : Isabelle Artus

Une belle illustre sculptée dominant un portail par ici, une petite rue plus loin par là…

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En ville, de nombreuses figures ornent les portes et entrées d’anciennes demeures. Crédits photo : Isabelle Artus
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Un des charmes de Toulouse réside dans ses innombrables petites rues où on aperçoit parfois des jardins très secrets. Crédits photo : Isabelle Artus

Vers Saint Sernin, le cinéma d’art et d’essai ABC, rue Saint Bernard, affiche la présence de Raymond Depardon et sa femme productrice. Ils viennent présenter à la salle comble leur dernier film « Les habitants », « un film sur la parole », précisera le réalisateur qui signe à son habitude un film hors norme, à la manière du photographe sociologue mais muni de caméra.

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Cinéma d’auteur, débats avec les équipes des films, l’ABC est un repère du 7e art hors des sentiers battus. Crédits photos : Isabelle Artus

Ici , tout a été simple, facile de réserver les places, pas de cohue, une attente non contraignante : de nouveau cette sensation d’être privilégiée, mais non, en réalité, il s’agit simplement de juste mesure, une situation à taille humaine. Enjoy.

A deux pas de là, l’incontournable basilique romane Saint Sernin, est belle de l’extérieur comme de l’intérieur, avec ses volumes conçus pour accueillir les pèlerins en chemin vers Compostelle.

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La basilique Saint Sernin abrite les reliques de Saint Saturnin, saint patron de la ville de Toulouse, évêque et martyr, chef de file de la plus ancienne communauté chrétienne locale. Crédits photos : Isabelle Artus 
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Des concerts classiques ont régulièrement lieu à Saint Sernin. Crédits photos : Isabelle Artus
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La basilique Saint Sernin : « une fleur de corail que le soleil arrose » a écrit Claude Nougaro. Crédits photo : Isabelle Artus        

Dans le beau quartier des Chalets aux maisons bourgeoises, je croise en vélo la place de la Concorde, discrète celle-là, il faut connaître l’endroit pour ne pas le rater.

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Pas loin, le célèbre Café de la Concorde coule une belle existence depuis le 17ème siècle, paraît-il et quelques concerts par semaine.

La première balade toulousaine ne peut s’achever sans un hommage au grand Claude Nougaro qui mieux que personne a su trouver les mots pour dire Toulouse.

Isabelle Artus

Vidéo de Claude Nougaro chantant « Toulouse ».

Dernières nouvelles de la survie des abeilles 

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Alors que le combat pour la défense des abeilles continue à travers l’interdiction de l’utilisation de néonicotinoïdes, celui sur la préservation des abeilles noires locales progresse ! 

Il y a déjà bientôt un an,  » l’Assemblée nationale avait voté en faveur d’un amendement déposé par Gérard Bapt (Haute Garonne) et Delphine Batho (Deux-Sèvres), pour l’interdiction pure et simple des néonicotinoïdes à compter du 1er janvier 2016″, rappelle Pollinis, l’association indépendante et sans but lucratif qui milite pour accélérer la transition en agriculture durable en Europe, respectueuse de l’environnement et des pollinisateurs dont elle dépend. 

Cette grande avancée a été remise en cause ensuite par le vote du Sénat. Néanmoins, « le combat contre les Néonics se poursuit à l’Assemblée », relève Pollinis qui appelle à la mobilisation pour faire inscrire dans la loi une nouvelle interdiction des néonicotinoïdes en France dès la fin du mois de février. Lire leur article ICI 

Fortes avancées pour sauver l’abeille noire

Bonnes nouvelles du côté de l’abeille noire. Dans une publication récente, Pollinis rapporte leur réussite à « fédérer une dizaine de Conservatoires de l’abeille noire, notre abeille locale, aujourd’hui menacée ». L’association, spécialisée dans la défense de l’environnement et des pollinisateurs, précise que « l’abeille noire, abeille ouest-européenne, maillon essentiel de la biodiversité de cette zone, est confrontée à une course à la rentabilité à court terme qui privilégie l’importation d’abeilles souvent inadaptées à nos territoires et plus fragiles. »

Ces conservatoires « élèvent les abeilles noires au sein de ruchers préservés de toute hybridation génétique avec d’autres sous-espèces d’abeilles, ils défendent des pratiques apicoles respectueuses de l’abeille et de ses cycles de vie (pas de transhumance, pas de sur-nourrissement avec du sirop de sucre, etc.), et sensibilisent le public à la préservation de cette butineuse locale », explique Pollinis.

La fête de l’abeille noire

Cette fameuse abeille est aussi la star de la « Fête de l’abeille noire et des gastronomies traditionnelles et innovantes » à Pont-de-Montvert en Lozère. La deuxième édition a eu lieu les 7 et 8 novembre derniers. Regardez la vidéo ci-dessous.

Plus d’informations

Pour plus de détails sur les effets négatifs des néonicotinoïdes, voir l’article de Culturepositive sur le forum « Pour l’interdiction des néonicotinoïdes » du 24 juin 2015 à l’Assemblée nationale :

Isabelle Artus

Merveilleuse année 2016 !

Nous n'avons qu'une terre, prenons-en soin ! Crédits photo : Sosoa.
En 2016, nous n’aurons qu’une terre, prenons-en soin !
Crédits photo : Sosoa.

De tout coeur : merveilleuse année 2016 à vous qui soutenez  par vôtre intérêt ce blog Culturepositive !

En 2016, Culturepositive et son écosystème entre culture et environnement, vous surprendra !

A travers des spectacles, conférences, présentations, … ce blog débusquera les valeurs de bien-être, de qualité de vie et d’être, d’équilibre, de bonheur de vivre, d’espoir, sous différentes formes artistiques et environnementales.

Culturepositive est heureuse et fière de vous avoir comme lecteur(ice) !

« Extension » du handicap et acrobaties à haut risque

Solene Mossard
Le cirque Inextrémiste dans « Extension » au théâtre Monfort. Crédits Photo : Solène Mossard.

Le théâtre Monfort présente jusqu’au 3 janvier « Extension », un spectacle hors normes à sensations fortes.

Il était une fois trois circassiens au bord du risque dont un handicapé et une pelleteuse.
Au début, ils sont deux, gonflés à bloc, défiant les lois de la gravité avec planches et bidons. Ils les assemblent les unes aux autres, crescendo, escaladant ces échafaudages précaires, tâtonnant ici un pieds, engageant là le corps tout entier, en quête du point d’équilibre et toujours plus haut. Le spectateur retient son souffle.

Tout à coup, un vrombissement annonce l’entrée en scène du troisième luron, aux commandes d’une pelleteuse. Le circassien handicapé va alors effectuer toute une chorégraphie avec sa machine. Elle entre en rotations, se penche de tous côtés, et son long bras articulé peut attraper et élever les planches sur lesquelles les deux autres acrobates de haut vol vont évoluer.

Ce spectacle, qui n’oublie pas d’être ponctué d’humour et de poésie, repousse les limites du handicap et de la perception que nous en avons. Il traite d’humanité mais aussi de pouvoir, de solidarité et d’inter dépendances, en fait d’unité.

Allez-y, vous serez étonnés et n’oublierez-pas « Extension »!

Isabelle Artus

« Extension » au théâtre Monfort

 

« KYOTO Forever 2 » une COP21 plus vraie que nature ?

Crédits photo : Samuel Serandour
Les représentants des nations à la table de négociation sur le climat, qui penche dangereusement. Crédits photo : Samuel Serandour

Avec « Kyoto Forever 2 », à la Maison des métallos à Paris, Frédéric Ferrer propose au public d’assister à une réunion internationale de négociation sur le climat qui s’avère à la fois comique et tragique. Nous sommes à la COP21, qui se déroule dans la vraie vie en ce moment même à Paris et « Ils ont deux heures pour sauver le monde », nous dit l’auteur metteur en scène.

« Ils », ce sont les huit acteurs qui tour à tour prennent place autour de la grande table avec micros qui penche dangereusement. Ils campent huit représentants d’états et d’organisations, chacun ayant pour tâche de défendre ses chers intérêts : la Chine, les Etats-Unis, la Communauté européenne, l’Iran, l’Angleterre, le Brésil, l’Afrique, l’ONU qui mène le débat.

Un casting sur mesure rassemble ces comédiens qui s’expriment dans leur langue d’origine, traduite, ce qui apporte beaucoup de crédibilité à la situation. Soulignons aussi le joli travail sur les expressions propres à chaque langue et qui apporte du cocasse aux interventions.

Une pièce plus vraie que nature ?

L’auteur a voulu écrire un texte qui se veut l’écho de la réalité ; Argumenté de nombreux chiffres sur la problématique mondiale du réchauffement climatique. « Comment travaille t-on ensemble ? Pour l’instant, on y est pas encore », confiait dernièrement Brice Lalonde sur France-Inter.

Le conseiller spécial de l’ONU pour le développement durable
montrait du doigt les limites de la diplomatie des 196 états réunis actuellement dans la capitale française pour parvenir à un accord contraignant sur le réchauffement climatique.

Exactement comme dans la pièce de Frédéric Ferrer « KYOTO Forever 2 ». Alors, courrez vite, ils jouent jusqu’au 6 décembre à la Maison des Métallos à Paris puis en province.

Isabelle Artus

Où voir le spectacle

• 17 novembre – 06 décembre 2015 : Maison des métallos, Paris (75) du mardi au vendredi à 20h00, le samedi à 19h00, le dimanche à 16h00 ; relâche les lundis et le mardi 24
• 24 novembre 2015 – 20h45 : La Ferme du Buisson, scène nationale de Marne-la-Vallée (77)
• 08 décembre 2015 – 20h00 : Théâtre de l’Agora, scène nationale d’Evry et de l’Essonne (91)
• 11 et 12 décembre 2015 – 20h30 : Théâtre-Sénart, scène nationale (77)
• 09 et 10 mars 2016 : Théâtre la Vignette – Université Paul Valéry, Montpellier (34) le 09 à 20h30, le 10 à 19h15
• 10, 11 et 12 juin 2016 : Le Grand T – scène conventionnée de Loire-Atlantique, Nantes (44)

La compagnie Vertical détour

Vibrante ode au Divin : « Ta présence, poème électro-rock dans la pénombre »

Nathalie Bentolila et Antonin Gouilloud, les deux artistes du spectacle "Ta présence, poème électro-rock dans la pénombre", une production A Part of the Whole.
Nathalie Bentolila et Antonin Gouilloud, les deux artistes du spectacle « Ta présence, poème électro-rock dans la pénombre », une production A Part of the Whole.

C’est un spectacle hors du commun que « Ta présence, poème électro-rock dans la pénombre », de la compagnie A Part of the Whole, au Kibélé. Pur, profond, amoureux, inattendu.

Sur la jolie scène intime, peu de lumière. Douceur, recueillement. Nathalie Bentolila, guitare basse en bandoulière et son ami Antonin Gouilloud, guitariste aussi, vont accompagner en musique le Maarif, un texte moyen-âgeux magnifique, pratiquement méconnu du public.

Ecrit par Bahauddin Valad, maître soufi persan et père de Rumi, qui deviendra lui aussi un maître soufi, le Maarif est un recueil de visions, de révélations, de conversations avec Dieu, de poèmes, de rêves, de plaisanteries, d’épisodes érotiques, d’astuces de jardinage…

Nathalie Bentolila l’a traduit en français, l’ouvrage s’intitule :   « Le livre noyé. Carnet d’extase et de vie pratique de Bahauddin, le père de Rumi ». Elle l’a ensuite adapté pour la scène, révélant au public ce document rare. Ainsi est né « Ta présence, poème électro-rock dans la pénombre ».

« Regarde cette fleur prodigieuse, qui ne peut être vue, mais dont le parfum ne peut être caché. Dieu est la fleur invisible. L’amour est la fragrance de la fleur, en tout lieu perceptible », dépose Nathalie sur les notes de son instrument.

« La saveur de l’expérience de l’amour ne peut être expliquée et aucune description n’en révèlera jamais le goût à quiconque. », confie le texte de Bahhaudin Valad, à travers la voix paisible de sa traductrice.

Isabelle Artus

 « Le livre noyé. Carnet d’extase et de vie pratique de Bahauddin, le père de Rumi » a été publié en 2013 par Artisans du Dialogue Orient-Occident, d’après la traduction anglaise de Coleman Barks et John Moyne : « The drowned book ».

Prochaines dates du spectacle :

Mardi 1er décembre 2015 puis les Mercredis 13 et 27 janvier 2016

Au Kibélé, 12 rue de l’Échiquier, Paris 10ème.

Une production A Part of the Whole

Un road movie « En quête de sens »

Attention merveille du cinéma ! Le film « En quête de sens » de Marc de la Ménardière et Nathanaël Coste est un road movie qui s’interroge et nous interroge sur la marche du monde. Un film espoir, un film à voir. Prochaine séance ce soir à l’Ecole supérieure de commerce et de développement, 3A-PARIS. 

Tous deux sont amis d’enfance dans la vraie vie.  Ils sont partis rencontrer les acteurs du changement au niveau international. Mais pas n’importe qui : ils ont étés bien conseillés et sont revenus avec des témoignages de personnes ressources hors du commun difficile d’approcher car loin de nous géographiquement, parfois même particulièrement isolées : un biologiste cellulaire, un jardinier urbain, un chamane itinérant ou encore une cantatrice présidente d’ONG. Que pensent ces grands acteurs de la vie du développement du monde, ces personnes rares et de bon sens ? Elles nous aident à mieux réfléchir, à tracer nos chemins de vie, elles nous éclairent.

Le voyage initiatique de Marc de la Ménardière et Nathanaël Coste « sur plusieurs continents est une invitation à reconsidérer notre rapport à la nature, au bonheur et au sens de la vie », nous dit leur site que je vous conseille d’aller vite explorer, avant leur film.

Isabelle Artus

VOIR LE FILM

Jeudi 29 Octobre à 18h : projection du film « En quête de sens » suivi d’une rencontre avec Marc de la Ménardière, co-réalisateur du film

Pour réserver votre place : contact-paris@ecole3a.edu

Ecole supérieure de commerce et de développement, 3A-PARIS. 01 85 08 36

LES AUTRES PROJECTIONS