Découvrir les chants d’oiseaux de jardins toulousains

Le groupe d’amateurs d’ornithologie observant un Verdier d’Europe. Photo : Isabelle Artus

Le jardin de Compans Caffarelli de Toulouse est un havre de paix et connaître les oiseaux qui le peuplent, une expérience merveilleuse.

Se promener « À la découverte des chants d’oiseaux dans les parcs et jardins publics toulousains», c’est ce que proposent le Muséum National d’Histoire Naturelle de Toulouse et la LPO, la Ligue de Protection des Oiseaux de Haute-Garonne. Dimanche dernier au matin, j’y étais et je vous raconte.

La grisaille était prévue mais heureusement il n’a pas plu.  9h15, le groupe d’ornithologues amateurs est prêt à braver le froid. On ne parle pas fort, on écoute, on observe.

Notre guide et délégué LPO Haute-Garonne, la Bible de l’ornithologue en main, en pleine explication. Photo : Isabelle Artus

Deux solistes se distinguent : la fauvette tête noire et son chant confus au début puis gai et le troglodyte mignon qui, malgré sa très petite taille, est doté d’une puissante voix. N’oublions pas le merle, au registre plus grave et calme mais souvent présent et facile à repérer avec son bec jaune orangé.

Notre guide LPO Gwénaël Desmortier nous montre les détails de l’oiseau sur une planche du « Guide ornitho ». Photo : I.Artus

Chemin faisant, un roitelet pousse son sifflement aigu. Ce n’est pas facile de le distinguer parmi les autres notes.

Plus loin, un grimpereau des bois monte en spirale autour d’un arbre pour y dénicher sa nourriture.

Au jardin japonais, nous parlons de la fauvette et madame à tête noire se poste dans des branchages tout près de nous. Quel timing parfait !

Peu de temps après, c’est une mésange charbonnière curieuse qui s’approche jusqu’à nos pieds.

Au jardin japonais, près d’un nichoir du CNRS, la mésange charbonnière s’approche de nous. Photo : I.Artus

Au cours de la promenade, on dénombre plusieurs nichoirs à mésanges posés par le CNRS pour une étude. L’un d’entre eux est habité et un bouquet de petits cris d’oisillons nous indique leur présence. C’est l’heure du repas et mère mésange fait de nombreux aller et retour dans les parages pour nourrir ses petits.

Le nichoir du CNRS, bien habité par une famille de mésanges. Photo : I.Artus
Photo : Isabelle Artus

Onze heures, fin de la matinée d’observation des oiseaux du jardin. Les passants sont plus nombreux, les chants d’oiseaux se mêlent aux voix et sont moins audibles.

Le groupe LPO toujours à la recherche du Verdier d’Europe qui, comme son nom l’indique, se confond aux feuilles. I.Artus

Reste à se plonger dans le guide ornitho pour étudier de plus près toutes les espèces rencontrées au jardin. Une belle matinée de connaissance des oiseaux des parcs toulousains.

Gardons à l’esprit qu’aujourd’hui malheureusement plusieurs espèces d’oiseaux sont en danger ou en forte diminution en France comme en Haute-Garonne, cela est dû aux pesticides, fongicides et autres pratiques dévastatrices de la biodiversité.
Les passereaux, les hirondelles rustiques ont diminué de 39 % ces 30 dernières années et les hirondelles de fenêtres de 21 % déjà en seulement 14 ans. Une chute exponentielle qui traduit la gravité de la situation.

Apprendre à connaître les oiseaux, c’est apprendre à les protéger. Et ils le méritent bien tant leur beauté, leur finesse, leur chants mélodieux nous rendent la vie plus belle.

Isabelle Artus

Pour en savoir plus

6 thoughts on “Découvrir les chants d’oiseaux de jardins toulousains”

  1. Cet article me rappelle de très beaux souvenirs d’observations matinales du dimanche entre 7heures et 10heures, Eté comme hiver, quelle que soit la météo, en Eté, avant la nuit, également et malgré les moustiques, à la Confluence Garonne Ariège, dans la direction de Lacroix Falgarde.
    La Nature en ville est bien présente, protégeons-la, préservons-la sans la déranger, partageons l’espace urbain avec elle et vivons en harmonie avec elle.

  2. Superbe article Isabelle ! Merci pour ces trouvailles que tu partages toujours avec talent…
    Je fais de même avec le groupe d’ornithologues des Corbières Maritimes où j’habite maintenant.

    Belles découvertes à toi et à un de ces jours !

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