Soirée Colibris pour un monde meilleur

Pour rien au monde je ne raterais une soirée Colibris. Je m’y ressource, je m’y nourris, j’y retrouve les valeurs qui de plus en plus fondent ma vie.
Cet écosystème humain a été créé en 2007 par l’homme de paix Pierre Rabhi, agriculteur bio et pionnier de l’agroécologie, mais aussi philosophe, essayiste, romancier et poète français.

Il « a pour mission d’inspirer, relier et soutenir tous ceux qui participent à construire un nouveau projet de société, indique le flyer des soirées du mouvement dans la ville rose. Ici, on « s’engage en conscience à remettre la terre et les hommes au centre des préoccupations et incarner ces valeurs au quotidien, faire sa part pour un monde meilleur. »

A Toulouse, les soirées Colibris ont lieu une fois par mois, comme vendredi dernier. Une centaine de personnes environ sont là. Quelques « anciens » comme Eric, mènent la soirée, micro en main. Il s’attache d’abord à relier et faire communiquer les uns avec les autres à travers un petit jeu « Un, deux, trois, soleil», cher à notre enfance. Ca fait du bien de revenir à des plaisirs simples et joueurs.

« Combien de nouveaux sont là ce soir ? » Beaucoup lèvent la main, c’est rassurant, Colibris s’agrandit. Eric présente le mouvement Colibris, ses valeurs, ses objectifs et la soirée. « Qui a des projets ? », sous-entendu « des projets Colibris», une dizaine de personnes cette fois-ci.

Une jeune-femme pétillante propose Solidees, un réseau d’entraide créative aux projets à l’heure de l’apéro au bar L’Etincelle.

Une autre monte une pâtisserie utilisant des blés anciens en circuit court.

Jean-Charles Amalric, ancien pompier, est en train d’écrire « Le livre raid planète secours», où il racontera son voyage à vélo de 18000 km autour du monde à initier les populations aux premiers secours. Il cherche à le financer sur la plateforme Ulule.

Avec sa ferme agro-écologique au Rwanda, un homme veut « faire de cette culture un bonheur contagieux ».

Et puis une jardinerie auto gérée et alternative est en gestation où « tout sera produit par nous  mêmes et de façon vraiment écologique. Jardiner en faisant plus de bien que de mal à la terre», souligne le porteur de projet.

Un site style « Le bon coin » mais payable en Sol violette est aussi en route.

D’autres propositions sont annoncées à l’assistance et à l’heure de l’auberge espagnole, chacun peut aller à la rencontre de la personne et de son projet pour échanger.

Une activité pour tous occupe la deuxième partie de la soirée, modelage ce soir-là et rires en pagaille.

Au chapitre des « Actualités du jour », un stage de permaculture est organisé les 11 et 12 février, où « on peut habiter sur place pour 15 € » et une soirée projection débat autour de la transition en France jeudi 26 janvier.

La soirée se termine et j’observe un sourire accroché aux lèvres des participants. C’est ça, le mouvement Colibris, de l’énergie en partage pour le nouveau monde en marche, porteur de projets respecteux de la nature et de l’être humain et de bonnes nouvelles qui rendent tout simplement heureux.

Isabelle Artus

Pour en savoir plus

Les actus de Colibris

Une réflexion au sujet de « Soirée Colibris pour un monde meilleur »

  1. « Il y aura une heure de pleine fraternité, comme il y a une heure de plein midi. Ne perds pas courage, ô pitié ! Quant à moi, je ne me lasserai pas, et ce que j’ai écrit dans tous mes livres, ce que j’ai attesté par tous mes actes, ce que j’ai dit à tous les auditoires, à la tribune des pairs comme dans le cimetière des proscrits, à l’assemblée nationale de France comme à la fenêtre lapidée de la place des Barricades de Bruxelles, je l’attesterai, je l’écrirai, et je le dirai sans cesse : il faut s’aimer, s’aimer, s’aimer ! Les heureux doivent avoir pour malheur les malheureux. L’égoïsme social est un commencement de sépulcre. Voulons-nous vivre, mêlons nos cœurs, et soyons l’immense genre humain. Marchons en avant, remorquons en arrière. La prospérité matérielle n’est pas la félicité morale, l’étourdissement n’est pas la guérison, l’oubli n’est pas le paiement. Aidons, protégeons, secourons, avouons la faute publique et réparons-la. Tout ce qui souffre accuse, tout ce qui pleure dans l’individu saigne dans la société, personne n’est tout seul, toutes les fibres vivantes tressaillent ensemble et se confondent, les petits doivent être sacrés aux grands, et c’est du droit de tous les faibles que se compose le devoir de tous les forts. »

    Victor Hugo, Le Droit et la Loi, 1875

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *