« Grand fracas issu de rien » : bienvenue au cabaret spectral

 

Crédits photo :  David Siebert
Le comédien Dominique Parent sous un tourbillon de lettres numériques. Crédits photo : David Siebert

Des agrès pour un gymnaste musclé, la voie cristalline d’une chanteuse lyrique décalée, l’élasticité d’un jongleur qui danse, la fougue maitrisée d’un percussionniste et un comédien facétieux rattrapé par des brassées de lettres numériques. Ceci n’est qu’un petit aperçu de l’inventif cabaret spectral, mis en scène par Pierre Guillois au théâtre 71 à Malakoff jusqu’au 12 février.

Ce spectacle ravit et surprend. Ce n’est pas du cirque mais on y voit évoluer un jongleur tout en souplesse (Adrien Mondot), ni un opéra, pourtant une diva nous enivre de ses envolées perchées (Sevan Manoukian), puis d’un coup de baguette une batterie résonne sur scène (Benjamin Sanz) et l’on suit la respiration d’un gymnaste à l’effort sur une barre parallèle (Lucas Antonellis).

Inédit cabaret spectral mêlant les numéros d’artistes d’horizons si différents et une partition informatique époustouflante, jouée en fond de scène et qui semble vivante comme de la matière. Elle est l’œuvre des artistes Adrien M. et Claire B. de la compagnie du même nom, lui jongleur et elle plasticienne, qui évoluent dans le champ des arts numériques et vivants. C’est au premier rang que Claire B. (Bardainne) interprète en direct une fabuleuse scénographie mouvante à partir de 1 et de 0.

Le comédien Dominique Parent s’empare avec aisance du texte très drôle de Valère Novarina, réalisant une véritable performance qui fera sourire et rire le public.

Très vite, on se laisse porter puis emporter par ce « Grand fracas issu de rien »  hyper créatif dont on ressort comblé.

Isabelle Artus

POUR EN SAVOIR PLUS 

Site du Théâtre 71 à Malakoff

La compagnie Adrien M./Claire B.

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