Mirta Gontad : les yeux et l’esprit

L'artiste peintre sud-américaine Mirta Gontad exposant à la galerie de l'ambassade d'Argentine, à Paris.
L’artiste peintre sud-américaine Mirta Gontad exposant à la galerie de l’ambassade d’Argentine, à Paris.                                  Crédits Photo : Isabelle Artus.

Mirta Gontad ressemble physiquement à une arlésienne mais est argentine. Son regard est à la fois profond, léger et doux et iI se dégage d’elle un je ne sais quoi d’agréablement humain, comme un « supplément d’âme ».

Elle a étudié aux Beaux-Arts, a toujours peint et a exposé dans les galeries les plus fameuses de Buenos Aires, en France et en Italie, entre autres.

Nous nous sommes connues un peu tard, son exposition à l’ambassade d’Argentine à Paris se terminant ce dimanche 21 septembre avec les journées du patrimoine.

C ’est donc une rencontre avec cette artiste singulière que je vous propose dans cet article avec de nombreuses photos de ses tableaux et une vidéo en lien.

Mirta Gontad. La letra primera. Acrylique sur toile. 1m50  x 2m10 Diptyque 2013.
Mirta Gontad. La letra primera. Acrylique sur toile. 1m50 x 2m10 Diptyque 2013. Crédits photo : Isabelle Artus

« Ce qui est, c’est toujours quelque chose de plus » est le titre de son exposition. Que veut-elle dire par là ? Mirta m’oriente vers ses tableaux. A bien y regarder, explique t-elle, il se révèle à nous une autre dimension de leur réalité. Un autre sens apparaît à l’œil.

Beaucoup de diptyques, de triptyques de grandes tailles, plusieurs mètres de haut et de large. Une couleur les relie, un tracé de pinceau ou un vide, se prolongent d’une partie de la peinture à l’autre. Il est aussi important que le reste.

Une histoire qui n’est pas voulue au départ se raconte, me précise t-elle. La plupart du temps, Mirta peint avec un modèle, puis elle continue sans lui et le tableau se précise.

Mirta Gontad.
« En el desierto de las brillantes piedras preciosas ». 100 cm. X 210 cm. Tríptique. Mirta Gontad. Crédits photo : Isabelle Artus

Concernant ce triptyque jaune, blanc et gris, l’artiste confie que la petite fille c’était elle, enfant. Le tableau se déroule en trois parties, trois toiles, et un fil horizontal comme un long trait de pinceau qui va de l’un à l’autre, jusqu’à un portrait de femme finement ciselé.

Cette idée de continuité est chère à l’artiste. D’ailleurs, un jour, elle a découvert en choisissant ses tableaux pour une exposition que tous avaient un raccord entre eux, matérialisé par une courbe ou bien une même couleur qui allait de l’un à l’autre.

Leurs époques étaient pourtant très différentes. Mirta a réalisé à ce moment là l’unité de son travail mais on ne pouvait s’en rendre compte qu’en regardant tout l’ensemble de son œuvre.

Mirta Gontad.
« Reflejos en el arroyo » 180cm. x 120cm. Diptyque. Mirta Gontad. Photo : Isabelle Artus

Certains classent cette artiste dans le « réalisme magique ». Je lui demande si cela lui semble correct la concernant ; elle sourit, plutôt d’accord, et ajoute que pour elle, le magique réside dans le quotidien. Il y a de la magie dans le quotidien pour qui veut bien la percevoir.

Hasta pronto Mirta con gran placer.

Mirta Gontad.
Détail du tableau « Punto rojo ». 180 cm x 120 cm. Diptyque. Mirta Gontad. Crédits photo : Isabelle Artus.

Voir l’exposition et la vidéo sur Mirta à la galerie de l’ambassade d’Argentine

Isabelle Artus.

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