Une semaine avec « Le Monde »

Matthieu Ricard, porte-parole et traducteur du dalaï lama.
Matthieu Ricard, porte-parole et traducteur du dalaï lama. Photo : M. Ricard/Wikimedia Commons.

Matthieu Ricard, moine bouddhiste, traducteur du dalaï lama, porte haut la parole de cet enseignement. Auteur de plusieurs livres, il a récemment écrit « Plaidoyer pour l’altruisme » où il développe les bienfaits de la méditation sur la santé.

Mais Matthieu Ricard va encore plus loin. Il a accepté d’être le « cobaye » de recherches menées par l’Institut Mind and Life. Cet organisme, mis en place par son chef spirituel tibétain, est spécialisé dans les « sciences contemplatives », une récente discipline qui étudie les sciences cognitives et le bouddhisme.

Dans un entretien avec Le Monde cette semaine, le porte-parole francophone du Bouddhisme explique que « des IRM effectuées sur des sujets pratiquant la méditation sur l’amour altruiste ont objectivé une stimulation des aires cérébrales associées aux émotions positives ».

Dernier palmier Hyophorbe-amaricaulis se trouve à Curepipe, à l'Ile Maurice.
Le dernier palmier Hyophorbe-amaricaulis se trouve à Curepipe, à l’Ile Maurice. Photo : Coolth/Wikimedia Commons.

Jardin botanique du XVIIIe siècle en péril à Maurice

Horreur ! « Le déclin du jardin de Pamplemousses », joyau botanique de l’Ile Maurice, datant du XVIIIe siècle, lit-on dans Le Monde. Des espèces nuisibles ont envahi les célèbres nénuphars Victoria géants, les écriteaux nous indiquant le nom de la plante rapportée par tel navigateur de l’époque coloniale, sont détruits. Tout un pan de l’histoire botanique de cette époque est à l’abandon.

J’ai connu ce jardin, en mission à l’Ile Maurice pour une émission de RFI dans toutes les langues des îles françaises  « Nous près, nous loin ». Je me rappelle d’un havre de paix merveilleux au microclimat relaxant. Ce jardin Pamplemousse qui « abriterait 600 espèces d’arbres dont 80 palmiers, n’est plus ce qu’il était », écrit Le Monde. Il foisonnait d’espèces rares et endémiques de l’Océan Indien, il y a 15 ans. Partout, des arbres multi-centenaires se dressaient, imposant leur stature.

Malgré les recommandations renouvelées de l’ambassade de France qui a proposé un plan de restauration, « aucune décision n’a pour l’heure été prise », précise Le Monde. Quel perte ce serait pour l’humanité !

Sauvetage à Brest d’une plante mauricienne en voie d’extinction

La bonne nouvelle sur la biodiversité de cet incomparable joyau multi-ethnique posé sur l’Océan Indien, vient du conservatoire de Brest, grâce au botaniste éclairé, Jean-Yves Lesouëf. Il y avait récolté, comme dans le monde entier, des graines de plantes en voie de disparition.

En liaison avec le service de conservation de l’Ile Maurice, les chercheurs du conservatoire de Brest et de l’Institut national de recherche agronomique de Ploudaniel, en Bretagne, on ensuite réussi à faire pousser quelques plants avec des techniques de multiplication in vitro.

« Endémique mais éteinte depuis les années 90 », la Cylindrocline lorencei, « pourrait être replantée sur l’île », indique Le Monde. Reste à sauver une des plantes les plus rares de la planète : un palmier du nom de Hyophorbe amaricaulis, dont un seul pieds chétif existe au jardin botanique de Curepipe à Maurice. Espérons qu’efforts et bonnes volontés parviendront à ce but louable.

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