Compostelle, un chemin vers soi 1.

 

Immersion dans le jaune des tournesols après Larresingle.          Photo : Isabelle Artus

Il est un chemin différent car unique pour chaque marcheur, surprenant, fatiguant parfois mais aussi magnifique de rencontres humaines imprévisibles comme de paysages à la beauté cachée : le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Que me reste t’il de cette expérience deux mois après ? Je vais vous le raconter, par épisodes.

Bienvenue sur les sentiers, les cailloux, l’herbe, les bestioles de toutes sortes et les mille senteurs.

Je ne sais pas pourquoi un beau jour, j’ai décidé de commencer le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Pas du début, pas du Puy-en-Velay, cela me reste à faire, mais au plus près de chez moi, le plus vite possible, l’envie d’y aller s’est imposée.

Ma première expérience de pèlerine débuta de Moissac à Condom il y a deux ans avec ma compagne de voyage Dany.

De nouveau, mi-juillet dernier, équipée, prête, de nouveau  avec elle, partante pour l’aventure, nous y sommes retournées. Juste une semaine et 20 km maximum par jour, de Condom à Aire-sur-Adour, dernière étape de notre voyage cette année.            Le prochain départ démarrait naturellement de là où nous avions arrêté de marcher, Condom.

Quelques notes claires retentissent à la cloche de l’ancien carmel de Condom pour signaler le dîner servi. Comme au premier voyage, nous y avons élu domicile. Ce lieu rare et paisible a cessé sa fonction de carmel en 2007 et loge des personnes dans le besoin, des retraités en quête de vie communautaire tout en accueillant des pèlerins. Une ambiance très particulière s’en dégage, faite d’humanité, de respect, de sens du service et d’ouverture sur autrui.

Sur le « Chemin », le temps, parfois n’existe plus de la même manière, il se distend.

Réveil tôt le lendemain au carmel et petit-déjeuner commun autour de la grande table rectangulaire. La chaleur est vite trop forte dans la journée et la marche trop dure, il faut partir bientô. 

Quelles surprises nous attendent ? Quels paysages saisissants d’harmonie croiseront notre regard ? Je me sens guidée par une forte envie de reprendre la route et d’avancer vers la prochaine étape.

Aux pieds des pins parasols, le chemin serpente entre les vignes et les champs de vaches. Photo : Isabelle Artus

A suivre …

Isabelle Artus

Découvrir les chants d’oiseaux de jardins toulousains

Le groupe d’amateurs d’ornithologie observant un Verdier d’Europe. Photo : Isabelle Artus

Le jardin de Compans Caffarelli de Toulouse est un havre de paix et connaître les oiseaux qui le peuplent, une expérience merveilleuse.

Se promener « À la découverte des chants d’oiseaux dans les parcs et jardins publics toulousains», c’est ce que proposent le Muséum National d’Histoire Naturelle de Toulouse et la LPO, la Ligue de Protection des Oiseaux de Haute-Garonne. Dimanche dernier au matin, j’y étais et je vous raconte.

La grisaille était prévue mais heureusement il n’a pas plu.  9h15, le groupe d’ornithologues amateurs est prêt à braver le froid. On ne parle pas fort, on écoute, on observe.

Notre guide et délégué LPO Haute-Garonne, la Bible de l’ornithologue en main, en pleine explication. Photo : Isabelle Artus

Deux solistes se distinguent : la fauvette tête noire et son chant confus au début puis gai et le troglodyte mignon qui, malgré sa très petite taille, est doté d’une puissante voix. N’oublions pas le merle, au registre plus grave et calme mais souvent présent et facile à repérer avec son bec jaune orangé.

Notre guide LPO Gwénaël Desmortier nous montre les détails de l’oiseau sur une planche du « Guide ornitho ». Photo : I.Artus

Chemin faisant, un roitelet pousse son sifflement aigu. Ce n’est pas facile de le distinguer parmi les autres notes.

Plus loin, un grimpereau des bois monte en spirale autour d’un arbre pour y dénicher sa nourriture.

Au jardin japonais, nous parlons de la fauvette et madame à tête noire se poste dans des branchages tout près de nous. Quel timing parfait !

Peu de temps après, c’est une mésange charbonnière curieuse qui s’approche jusqu’à nos pieds.

Au jardin japonais, près d’un nichoir du CNRS, la mésange charbonnière s’approche de nous. Photo : I.Artus

Au cours de la promenade, on dénombre plusieurs nichoirs à mésanges posés par le CNRS pour une étude. L’un d’entre eux est habité et un bouquet de petits cris d’oisillons nous indique leur présence. C’est l’heure du repas et mère mésange fait de nombreux aller et retour dans les parages pour nourrir ses petits.

Le nichoir du CNRS, bien habité par une famille de mésanges. Photo : I.Artus
Photo : Isabelle Artus

Onze heures, fin de la matinée d’observation des oiseaux du jardin. Les passants sont plus nombreux, les chants d’oiseaux se mêlent aux voix et sont moins audibles.

Le groupe LPO toujours à la recherche du Verdier d’Europe qui, comme son nom l’indique, se confond aux feuilles. I.Artus

Reste à se plonger dans le guide ornitho pour étudier de plus près toutes les espèces rencontrées au jardin. Une belle matinée de connaissance des oiseaux des parcs toulousains.

Gardons à l’esprit qu’aujourd’hui malheureusement plusieurs espèces d’oiseaux sont en danger ou en forte diminution en France comme en Haute-Garonne, cela est dû aux pesticides, fongicides et autres pratiques dévastatrices de la biodiversité.
Les passereaux, les hirondelles rustiques ont diminué de 39 % ces 30 dernières années et les hirondelles de fenêtres de 21 % déjà en seulement 14 ans. Une chute exponentielle qui traduit la gravité de la situation.

Apprendre à connaître les oiseaux, c’est apprendre à les protéger. Et ils le méritent bien tant leur beauté, leur finesse, leur chants mélodieux nous rendent la vie plus belle.

Isabelle Artus

Pour en savoir plus

Haïkus d’hiver avec la Ligue de Protection des Oiseaux

Culturepositive s’inscrit dans la transition écologique et la décélération, au risque de disparaître des écrans radar habituels. Voila pourquoi peu de nouvelles émanaient de sa source ces temps-ci.

Pour cette fin d’année 2017, voici un bouquet d’haïkus glanés au bord du lac de Fonrogues, une matinée d’observation ornithologique d’hiver avec la LPO Tarn, la Ligue de Protection des Oiseaux, aux alentours d’Albi, en terrain occitan.

Le Bruant des roseaux. Réserve naturelle nationale de la mare de Vauville.

Au bord du lac de Fonrogues

Le Bruant des roseaux se cache

Sripp, sripp, sria, srisrisirr… Chuuuuut !

 

Le héron cendré

Trône perché sur une branche

Au beau milieu du lac kah-ahrk !

 

kii-ou ! elle pointe enfin sa tête

La chouette chevêche Athéna

Dans un trou de mur de vieille ferme

 

Isabelle Artus. Hiver 2017

L’association Sciom s’engage pour la neuro diversité

SciomTout en avançant d’un pas décidé dans la salle pleine de monde, Claire Stride explique au micro pourquoi elle a voulu fonder Sciom -prononcer Skiom- . L’hyper sensibilité, elle connaît, témoigne t-elle, aujourd’hui son rêve devient réalité, elle lance avec son équipe son association « pour apporter du bien, du soulagement à toutes personnes faisant partie de la neuro diversité » et nous là dévoile ce samedi de septembre à Toulouse.

C’est en partant de sa propre expérience que Claire Stride a fondé Sciom.
« Pour nous, les personnes de la neuro diversité, notre vie n’est pas toujours facile, explique t’elle, seuls, on a du mal à avancer », confie t’elle.

Le projet s’adresse à tous les « dys », dyspraxiques, dyslexiques, etc, les personnes à haut potentiel intellectuel, les syndromes d’asperger et les autistes. Il propose un accompagnement holistique qui passera par « l’acquisition de connaissances, de compétences, des découvertes, construire son projet professionnel, s’épanouir et comprendre son propre fonctionnement », précise la fondatrice de Sciom.

Schéma de fonctionnement de la toute récente association Sciom qui a lancé son écosystème éducatif et culturel à destination des publics neuro-atypiques et de leurs proches en septembre 2017.

Cet écosystème éducatif et culturel alternatif permettra « aux neuro atypiques de s’épanouir dans une logique prenant en compte tout leur être . Notre idée est de proposer une structure et que les personnes intéressées se fédèrent autour d’elle, associations, professionnels, entreprises, parents d’enfants neuro atypiques… », ajoute Claire Stride.

La première année sera consacrée à tester le système Sciom où « un échantillon francophone de famille, de jeunes et d’adultes neuro atypiques fera partie de l’aventure » et le projet vise l’international.

L’éthique de Sciom : « beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup d’humilité », confie la fondatrice, « on va avancer avec le cœur et co-créer » affirme t’elle.

De nombreuses connaissances seront acquises par internet, qui tient une place importante dans Sciom, via une plateforme et des vidéos, jeux, conférences, émissions et des quiz qui ancreront les savoirs.
L’association fonctionnera tout d’abord sur le temps péri ou para scolaire mais sa version aboutie vise un enseignement alternatif à temps plein.

Une démarche et un projet courageux déterminés à faire bouger les lignes de la neuro diversité. A suivre de près !

Claire Stride est en train d’écrire un livre sur l’hyper sensibilité et recherche un éditeur, à bon entendeur …

Isabelle Artus

Contacter l’association Sciom : hello@sciom.net

Voir la vidéo de TVDICI sur la présentation publique de Sciom

Au supermarché coopératif La Chouette Coop

Logo de la coopérative toulousaine La Chouette Coop.
La Chouette Coop, la première coopérative collaborative à voir le jour à Toulouse.

Avec une 20e de projets actuellement en France, les supermarchés coopératifs et participatifs représentent une alternative écologique à la consommation de la grande distribution. Je vous propose de m’accompagner dans  » La Chouette Coop » à Toulouse dont je suis membre depuis peu.

C’est dans une réunion Colibri l’année dernière à Toulouse où je vis que j’ai pris connaissance du projet d’ouvrir « La Chouette Coop » en ville, la première à voir le jour ici.

Située 12, avenue de Lyon, au centre, elle propose des produits frais et conditionnés de circuit court pour la plupart « à 80 % bio et le reste en conventionnel, pour que tout le monde puisse acheter à petit prix », m’explique Jérôme lors de la réunion d’accueil des futurs membres.

Le magasin est appelé « Le Lab » à titre expérimental. L’objectif est « d’ouvrir un espace beaucoup plus grand, de 1000, 1500 M2. Pour cela, il faut atteindre 1500 consommateurs membres », nous précise Jérôme.

Sur de belles grandes étagères en bois fabriquées par un ébéniste membre de la coopérative, sont disposés la plupart des produits dont on a besoin à la maison. Une ambiance décontractée règne ici.

Le principe est simple : les « Chouettos » donnent trois heures de travail d’affilée à « La Chouette Coop » toutes les quatre semaines et achètent dans la coopérative de 20 à 30 % moins cher.

Réceptionner les produits, fruits et légumes, fromages, viandes, mettre en rayon, tenir la caisse, chacun choisit son poste et peut aussi rejoindre les différents groupes de travail : « approvisionnement », « animation »…

Je m’inscris à la formation caisse et note les dates des prochaines réunions d’information des groupes de travail.

Je vous raconterais plus tard « La Chouette Coop » vue de dedans à travers mes impressions de membre active. A bientôt !

Isabelle Artus

PLUS D’INFOS

Heures d’ouverture de « La Chouette Coop » : le vendredi de 17 heures à 20 heures et le samedi matin de 10 heures à 13 heures, sauf les jours fériés.

 Les précurseurs :

Le « Park Slope Food » à New-York, il y a 40 ans.

« La Louve » à Paris, en automne 2016.

– Le film « Food Coop », réalisé par Tom Boothe cofondateur de la coopérative Louve.

Carte d’une 20 aine de projets de coopérative en France

Votez pour le café culturel des Mazades !

La Fabrique Aviva est une plateforme accueillant des projets soumis aux votes des internautes.

Le projet : aménager un café culturel aux Mazades au sein de l’association « La Fabrique Solidaire des Minimes », au nord de Toulouse. Il est porté par le site La Fabrique Aviva et pour qu’il se concrétise, vous devez voter pour lui ! Fin des votes dans 22 jours.

Cette structure est l’une des quatre « Maisons des Chômeurs et des Citoyens Solidaires » de la ville rose.  » Ouverte à tout public, c’est un lieu convivial d’accueil, d’information, d’orientation et d’accompagnement dans les domaines de l’accès aux droits, du soutien psychologique et de l’insertion sociale et professionnelle. C’est aussi un lieu d’engagement citoyen, d’élaboration de projets personnels, collectifs et de territoire avec les habitant-es.  »                                                                                               

Le projet consiste à y aménager deux espaces ressource : une zone de coworking solidaire, à la fois pour les démarches concernant la recherche d’emploi et les démarches administratives mais aussi pour les personnes souhaitant un espace de travail et un espace café-restauration pour la détente et le lien social.

Cela permettrait de dynamiser la vie de quartier en favorisant « les échanges et la mixité sociale entre les demandeurs d’emploi et les personnes salariées, la mixité culturelle et la mixité inter générationnelle », dans un lieu approprié et convivial.

De plus, par cette action, La Fabrique solidaire des Minimes soutient « le développement d’un projet d’une de nos adhérentes qui proposera au sein du café, une restauration 1 à 2 jours par semaine en impliquant les adhérents et habitants du quartier. »

Isabelle Artus

Pour en savoir plus sur le projet « Café associatif et culturel La Fabrique solidaire des Minimes », cliquez ici

Pour voter pour ce projet, cliquez ici

Bannière de vote La Fabrique Aviva pour élire le projet de votre choix.

Que vive le Printemps des poètes !

"Poésie sous parapluie" par des enfants d'une école du quartier de Compans Caffarelli à l'occasion du Printemps des poètes.
« Poésie sous parapluie » par des enfants d’une école du quartier de Compans Caffarelli à l’occasion du Printemps des poètes. Photo : I.Artus

Ce matin, à la sortie du métro Compans Caffarelli à Toulouse, j’ai été agréablement assaillie par un trio de jeunes garçons souriants sous deux parapluies : « Nous sommes la poésie sous parapluie, voulez-vous en écouter une ? » 

Et les voilà partis l’un après l’autre à déclamer Jean de La Fontaine et aussi Antoine de-Saint-Exupéry et son merveilleux Petit prince avec un enthousiasme particulier.

Quel bonheur de voir les enfants heureux de manier la langue française et la rendre accessible en s’en faisant les porte-voix ! « Voilà un Printemps des poètes bien vivant », je me dis,  » grâce à un ou une idée lumineuse de professeurs des écoles voisines, chapeau bas !

La place était pleine de bambins qui allaient et venaient de personne en personne tels des abeilles en recherche de fleurs pour déclamer leurs poésies.

Cette année, le Printemps des poètes célèbre l’Afrique jusqu’au 19 mars.

Dans ce continent, ils sont nombreux à manier la langue depuis longtemps pour raconter les histoires locales qui font la grande Histoire de leurs régions, de leur pays, on les appelle les griots.

Léopold Sédar Senghor, Amadou Ampâté Ba, figurent parmi les grands noms de la poésie africaine.

Pour Toulouse et la région Occitanie, voici où profiter de cette magnifique célébration de la poésie qu’est le Printemps des poètes, suivez le guide !

 

Isabelle Artus

Soirée Colibris pour un monde meilleur

Pour rien au monde je ne raterais une soirée Colibris. Je m’y ressource, je m’y nourris, j’y retrouve les valeurs qui de plus en plus fondent ma vie.
Cet écosystème humain a été créé en 2007 par l’homme de paix Pierre Rabhi, agriculteur bio et pionnier de l’agroécologie, mais aussi philosophe, essayiste, romancier et poète français.

Il « a pour mission d’inspirer, relier et soutenir tous ceux qui participent à construire un nouveau projet de société, indique le flyer des soirées du mouvement dans la ville rose. Ici, on « s’engage en conscience à remettre la terre et les hommes au centre des préoccupations et incarner ces valeurs au quotidien, faire sa part pour un monde meilleur. »

A Toulouse, les soirées Colibris ont lieu une fois par mois, comme vendredi dernier. Une centaine de personnes environ sont là. Quelques « anciens » comme Eric, mènent la soirée, micro en main. Il s’attache d’abord à relier et faire communiquer les uns avec les autres à travers un petit jeu « Un, deux, trois, soleil», cher à notre enfance. Ca fait du bien de revenir à des plaisirs simples et joueurs.

« Combien de nouveaux sont là ce soir ? » Beaucoup lèvent la main, c’est rassurant, Colibris s’agrandit. Eric présente le mouvement Colibris, ses valeurs, ses objectifs et la soirée. « Qui a des projets ? », sous-entendu « des projets Colibris», une dizaine de personnes cette fois-ci.

Une jeune-femme pétillante propose Solidees, un réseau d’entraide créative aux projets à l’heure de l’apéro au bar L’Etincelle.

Une autre monte une pâtisserie utilisant des blés anciens en circuit court.

Jean-Charles Amalric, ancien pompier, est en train d’écrire « Le livre raid planète secours», où il racontera son voyage à vélo de 18000 km autour du monde à initier les populations aux premiers secours. Il cherche à le financer sur la plateforme Ulule.

Avec sa ferme agro-écologique au Rwanda, un homme veut « faire de cette culture un bonheur contagieux ».

Et puis une jardinerie auto gérée et alternative est en gestation où « tout sera produit par nous  mêmes et de façon vraiment écologique. Jardiner en faisant plus de bien que de mal à la terre», souligne le porteur de projet.

Un site style « Le bon coin » mais payable en Sol violette est aussi en route.

D’autres propositions sont annoncées à l’assistance et à l’heure de l’auberge espagnole, chacun peut aller à la rencontre de la personne et de son projet pour échanger.

Une activité pour tous occupe la deuxième partie de la soirée, modelage ce soir-là et rires en pagaille.

Au chapitre des « Actualités du jour », un stage de permaculture est organisé les 11 et 12 février, où « on peut habiter sur place pour 15 € » et une soirée projection débat autour de la transition en France jeudi 26 janvier.

La soirée se termine et j’observe un sourire accroché aux lèvres des participants. C’est ça, le mouvement Colibris, de l’énergie en partage pour le nouveau monde en marche, porteur de projets respecteux de la nature et de l’être humain et de bonnes nouvelles qui rendent tout simplement heureux.

Isabelle Artus

Pour en savoir plus

Les actus de Colibris

Que 2017 vous soit heureuse !

Voici le temps des voeux. A ceux qu’on aime, à nous mêmes et à qui il est bon d’envoyer un heureux signe d’existence, pour démarrer tous debout et pleins de vitalité la nouvelle année.

Le mien prendra la forme de ces quelques mots sur fond coloré.

Chez moi il y a une porte rose sur laquelle on peut écrire. Voici le message que ma petite nièce de 10 ans, à créé. Il y manque un « e » mais il est tellement joli ainsi que cela rend la joie encore plus forte.

 

Ode à la joie à l'orée de 2017 !

Ode à la joie à l’orée de 2017 ! Crédits photos : Isabelle Artus.          

Chez moi, il y a aussi une bibliothèque. Dernièrement, je suis tombée nez-à-nez avec Baudelaire et ses « Fleurs du mal ». J’aimerais vous partager ma re découverte, à travers de poème :

Elévation

Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées

Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,

Par delà le soleil, par delà les éthers,

Par delà les confins des sphères étoilées,

Mon esprit, tu te meus avec agilité,

Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,

Tu sillonnes gaîment l’immensité profonde

Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides

Va te purifier dans l’air supérieur,

Et bois, comme une pure et divine liqueur,

Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins,

Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,

Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse

S’élancer vers les champs lumineux et sereins !

Celui dont les pensers, comme des alouettes,

Vers les cieux le matin prennent un libre essor,

Qui plane sur la vie et comprend sans effort

Le langage des fleurs et des choses muettes !       

Charles Baudelaire                                    

Les marionnettes sages de Yase Tamam

La compagnie iranienne se produit à l'Espace Bonnefoy le 18 novembre dans le cadre de Marionnettissimo.
La compagnie iranienne se produit à l’Espace Bonnefoy le 18 novembre dans le cadre de Marionnettissimo. Crédit photo : Mani Lotfizadeh.

Avec leur spectacle « Count to one », la compagnie iranienne de théâtre de marionnettes Yase Tamam nous parle d’Amour. Celui, géant, universel, mille fois expérimenté, source de vie, d’ Omar Khayyam, grand poète soufi du Moyen-Age.

Dans ce spectacle qui met en scène trois soldats déposant les armes, Yase Tamam a choisi de s’appuyer sur « Les quatrains » de cet auteur qui en Iran, un des berceaux de l’humanité, est considéré comme une figure majeure de la littérature du pays.

Mais plus encore, il s’agit d’un enchanteur, d’un bienfaiteur, d’un faiseur d’étoiles…

Il est rare de pouvoir écouter, voir, s’imprégner de l’art de troupes aux cultures si différentes et de voyager, grâce à elle, bien loin, alors, honneur à vous les artistes, nous serons des vôtres, ce soir là, au centre culturel Espace Bonnefoy.

« La caravane de la vie passe dans l’étrangeté.

Viens, saisis le moment qui passe dans la joie.

Pourquoi pleurer les amis et leurs lendemains, Saki ?

Verse encore du vin, la nuit passe elle aussi ».

 Extrait des « Quatrains » d’Omar Kayyam, préfacés et traduits du persan par le Sayed Omar Ali-Shah. Editions Albin Michel.